1 Les descendants de Joseph reçurent par tirage au sort un territoire dont la frontière commençait au Jourdain près de Jéricho, à l’est des sources qui alimentaient la ville. De là, elle gravissait la montagne dans le désert vers Béthel,

2 puis elle continuait jusqu’à Louz et passait le long du territoire des Arkiens à Ataroth.

3 Ensuite, elle descendait à l’ouest vers celui des Yapheléthiens jusqu’au territoire de Beth-Horôn-la-Basse et jusqu’à Guézer, pour aboutir à la mer Méditerranée.

4 Tel est le patrimoine qui échut aux descendants des fils de Joseph, Manassé et Ephraïm.

Note · Josué 16.1–4

Joseph est représenté par deux héritages

Le tracé commun part de la région de Jéricho et s’étend vers l’ouest. Le nom de Joseph rassemble Éphraïm et Manassé sans supprimer leurs parts distinctes. Cette organisation prolonge l’histoire familiale de la Genèse, tout en la traduisant en une distribution territoriale qui possède ses propres enjeux.

5 Voici le territoire des descendants d’Ephraïm pour leurs familles : leur frontière allait du côté est d’Ataroth-Addar jusqu’à Beth-Horôn-la-Haute,

6 puis se prolongeait jusqu’à la mer. Au nord, elle passait à Mikmetath et tournait à l’est vers Taanath-Silo qu’elle traversait vers l’est en direction de Yanoah,

7 d’où elle descendait à Ataroth et à Naarata, touchait Jéricho et aboutissait au Jourdain.

8 De Tappouah, elle allait vers l’ouest au torrent de Qana pour rejoindre la mer. Tel fut le patrimoine des familles de la tribu d’Ephraïm,

9 avec les villes et les villages qui en dépendent et qui leur furent réservés dans le territoire de la tribu de Manassé.

Note · Josué 16.5–9

Le voisinage ne se réduit pas à une ligne sans enclaves

Le territoire d’Éphraïm comprend des villes situées au milieu de celui de Manassé. La notice empêche d’imaginer une séparation absolument uniforme des groupes. Les descriptions de limites servent à exprimer des appartenances et des droits, mais elles peuvent conserver des situations plus entremêlées que ne le suggère une carte schématique moderne.

10 Les gens d’Ephraïm ne dépossédèrent pas les Cananéens établis à Guézer. Ceux-ci continuèrent à vivre au milieu des gens d’Ephraïm qui leur imposèrent des corvées. Ils y demeurent encore aujourd’hui.

Note · Josué 16.10

Rester dans le pays ne signifie pas y vivre à égalité

La présence cananéenne à Guézer est explicitement maintenue, avec un assujettissement. Le chapitre ne décrit donc pas une disparition de tous les habitants antérieurs. Cette dernière phrase prépare les autres notices de présence durable, et invite à distinguer survie, voisinage et liberté plutôt qu’à les confondre sous un même mot d’intégration.