1 Voici la généalogie des fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Ils eurent des enfants après le déluge.

2 Fils de Japhet : Gomer, Magog, Madaï, Yavân, Toubal, Méshek et Tiras.

3 Fils de Gomer : Ashkenaz, Riphat et Togarma.

4 Fils de Yavân : Elisha, Tarsis, Kittim et Dodanim.

5 Ce sont leurs descendants qui ont peuplé les îles et les régions côtières. Ils se sont répartis par pays selon la langue et par familles dans chaque peuple.

Note · Genèse 10.1–5

Une parenté qui n’abolit pas les différences

Les descendants de Japhet sont présentés avec leurs terres et leurs langues. La diversité n’est donc pas décrite ici comme une négation de toute parenté. Cette vision prépare une lecture de l’histoire des peuples qui évite aussi bien l’uniformité forcée que l’idée d’humanités séparées.

6 Les fils de Cham furent : Koush, Mitsraïm, Pouth et Canaan.

7 Les fils de Koush : Seba, Havila, Sabta, Raema et Sabteka. Les fils de Raema : Sheba et Dedân.

8 Koush fut le père de Nimrod qui se mit à exercer un grand pouvoir sur la terre.

9 C’était un valeureux chasseur devant l’Eternel. De là vient l’expression : « valeureux chasseur devant l’Eternel comme Nimrod ».

10 Les capitales de son royaume furent Babel, Erek, Akkad et Kalné au pays de Shinéar.

11 De ce pays-là, il passa en Assyrie et bâtit Ninive, Rehoboth-Ir, Kalah,

12 et Résen, la plus grande cité entre Ninive et Kalah.

13 Mitsraïm fut l’ancêtre des Loudim, des Anamim, des Lehabim, des Naphtouim,

14 des Patrousim, des Kaslouhim dont sont issus les Philistins et des Crétois.

15 Canaan eut pour fils Sidon, son aîné, et Heth.

16 De lui descendent les Yebousiens, les Amoréens, les Guirgasiens,

17 les Héviens, les Arqiens et les Siniens,

18 les Arvadiens, les Tsemariens et les Hamathiens. Ensuite les différentes tribus des Cananéens se dispersèrent.

19 Le territoire des Cananéens s’étendait de Sidon, en direction de Guérar, jusqu’à Gaza et en direction de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma et de Tseboïm jusqu’à Lésha.

20 Tels sont les descendants de Cham selon leurs familles et leurs langues, dans leurs divers pays et leurs peuples.

Note · Genèse 10.6–20

Des noms, des villes et des pouvoirs

Les descendants de Cham comprennent des peuples et des centres de pouvoir qui compteront dans la suite biblique. La mention de Nimrod reste concise. Elle ne permet pas de bâtir une histoire complète de ses motivations ni d’attribuer à chaque peuple nommé une valeur morale héritée une fois pour toutes.

21 Sem aussi, le frère aîné de Japhet, eut une descendance. Il fut l’ancêtre d’Héber et de ses descendants.

22 Les descendants de Sem furent : Elam, Assour, Arpakshad, Loud et Aram.

23 Les descendants d’Aram furent : Outs, Houl, Guéter et Mash.

24 Arpakshad eut pour fils Shélah, et Shélah eut pour fils Héber.

25 Héber eut deux fils : l’un s’appelait Péleg (Partage), parce que de son temps la terre fut partagée, et son frère s’appelait Yoqtân.

26 Yoqtân eut pour fils Almodad, Shéleph, Hatsarmaveth, Yérah,

27 Hadoram, Ouzal, Diqla,

28 Obal, Abimaël, Saba,

29 Ophir, Havila et Yobab. Tous ceux-là étaient des descendants de Yoqtân.

30 Ils habitaient la contrée s’étendant de Mésha jusque du côté de Sephar, la montagne d’orient.

31 Tels sont les descendants de Sem selon leurs familles et leurs langues, dans leurs divers pays, selon leurs peuples.

Note · Genèse 10.21–31

Une lignée particulière dans l’ensemble des nations

La descendance de Sem prépare le chemin qui mènera à Abraham, mais elle est d’abord décrite dans le même ensemble que les autres. Le récit ne dit pas que seuls ses membres seraient créés à l’image de Dieu. La particularité d’une histoire ne supprime pas l’humanité commune.

32 Telles sont les familles issues des fils de Noé selon leurs lignées et d’après leur appartenance nationale. C’est d’eux que sont issus tous les peuples qui se sont répandus sur la terre après le déluge.

Note · Genèse 10.32

Lire les généalogies avec le récit de Babel

Le chapitre présente les peuples déjà répartis selon leurs groupes ; le chapitre suivant racontera une dispersion. Cet agencement montre que l’ordre de présentation ne doit pas être mécaniquement assimilé à une suite chronologique continue. Les deux passages apportent des perspectives complémentaires sur la diversité humaine.