1 Les filles de Tsélophcad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des familles de Manassé, fils de Joseph, s’approchèrent ; et voici les noms de ses filles : Machla, Noa, Hogla, Milca, et Thirtsa.

2 Elles se présentèrent donc devant Moïse, devant Éléazar, le sacrificateur, et devant les principaux et toute l’assemblée, à l’entrée du tabernacle d’assignation, et elles dirent :

3 Notre père est mort dans le désert ; mais il n’était point dans l’assemblée de ceux qui se réunirent contre l’Éternel, dans l’assemblée de Coré ; mais il est mort pour son péché, et il n’avait point de fils.

4 Pourquoi le nom de notre père serait-il retranché du milieu de sa famille, parce qu’il n’a point eu de fils ? Donne-nous une possession parmi les frères de notre père.

5 Alors Moïse porta leur cause devant l’Éternel.

6 Et l’Éternel parla à Moïse, en disant :

7 Les filles de Tsélophcad ont raison. Tu leur donneras la possession d’un héritage au milieu des frères de leur père, et c’est à elles que tu feras passer l’héritage de leur père.

8 Tu parleras aussi aux enfants d’Israël, en disant : Lorsqu’un homme mourra, sans avoir de fils, vous ferez passer son héritage à sa fille.

9 Que s’il n’a point de fille, vous donnerez son héritage à ses frères.

10 Et s’il n’a point de frères, vous donnerez son héritage aux frères de son père.

11 Que si son père n’a point de frères, vous donnerez son héritage à son parent, le plus proche de sa famille, et il le possédera ; et ce sera pour les enfants d’Israël une ordonnance de droit, comme l’Éternel l’a commandé à Moïse.

Note · Nombres 27.1–11

Un cas particulier peut révéler une lacune du droit

Les cinq femmes sont nommées et leur argument est porté devant Dieu. La réponse reconnaît leur demande et élargit la règle d’héritage. Le cadre demeure familial et inégal par rapport à nos attentes contemporaines, mais il ne faut pas manquer la portée de cette parole féminine qui devient source d’une décision commune.

12 Puis l’Éternel dit à Moïse : Monte sur cette montagne d’Abarim, et regarde le pays que j’ai donné aux enfants d’Israël.

13 Tu le regarderas ; puis tu seras, toi aussi, recueilli vers tes peuples, comme a été recueilli Aaron, ton frère.

14 Parce que vous avez été rebelles à mon commandement au désert de Tsin, lors de la contestation de l’assemblée, et que vous ne m’avez point sanctifié au sujet des eaux, devant eux. Ce sont les eaux de la contestation de Kadès, au désert de Tsin.

15 Or Moïse parla à l’Éternel, en disant :

16 Que l’Éternel, le Dieu des esprits de toute chair, établisse sur l’assemblée un homme qui sorte et entre devant eux,

17 Et qui les fasse sortir et entrer, afin que l’assemblée de l’Éternel ne soit pas comme des brebis qui n’ont point de berger.

Note · Nombres 27.12–17

Le chef doit penser à ceux qui continueront sans lui

L’annonce de la mort de Moïse rappelle sa faute au rocher. Sa réponse se tourne vers le besoin du peuple. La responsabilité ne consiste pas à se rendre indispensable jusqu’à empêcher toute relève : elle inclut la préparation d’une communauté capable de poursuivre la route.

18 Alors l’Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui l’Esprit réside ; et tu poseras ta main sur lui ;

19 Et tu le présenteras devant Éléazar, le sacrificateur, et devant toute l’assemblée ; et tu lui donneras des instructions en leur présence ;

20 Et tu lui feras part de ton autorité, afin que toute l’assemblée des enfants d’Israël l’écoute.

21 Et il se présentera devant Éléazar, le sacrificateur, qui consultera pour lui par le jugement de l’Urim devant l’Éternel ; et sur le commandement d’Éléazar, ils sortiront, et sur son commandement ils entreront, lui et tous les enfants d’Israël avec lui, et toute l’assemblée.

22 Moïse fit donc comme l’Éternel lui avait commandé ; il prit Josué, et le plaça devant Éléazar, le sacrificateur, et devant toute l’assemblée.

23 Puis il lui imposa les mains et lui donna ses instructions, comme l’Éternel l’avait dit par Moïse.

Note · Nombres 27.18–23

Une autorité donnée devant des témoins

Josué reçoit une imposition des mains et une part de l’autorité de Moïse. La consultation par Éléazar maintient une distinction des fonctions. La succession ne transforme donc pas le nouveau chef en détenteur isolé de toute décision, sans relation aux autres médiations de la communauté.