1 Or, Moïse et les anciens d’Israël commandèrent au peuple, et dirent : Gardez tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui.
2 Au jour où vous aurez passé le Jourdain, pour entrer au pays que l’Éternel ton Dieu te donne, tu te dresseras de grandes pierres, et tu les enduiras de chaux.
3 Puis tu y écriras toutes les paroles de cette loi, quand tu auras passé pour entrer dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne, pays où coulent le lait et le miel, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit.
4 Quand donc vous aurez passé le Jourdain, vous dresserez ces pierres, selon que je vous le commande aujourd’hui, sur le mont Ébal ; et tu les enduiras de chaux.
5 Tu bâtiras aussi là un autel à l’Éternel ton Dieu, un autel de pierres, sur lesquelles tu ne lèveras point le fer.
6 Tu bâtiras l’autel de l’Éternel ton Dieu, de pierres entières, et tu y offriras des holocaustes à l’Éternel ton Dieu ;
7 Tu y offriras aussi des sacrifices de prospérité, et tu mangeras là, et te réjouiras devant l’Éternel ton Dieu.
8 Et tu écriras sur les pierres toutes les paroles de cette loi, en les y gravant bien.
Note · Deutéronome 27.1–8
Une parole reçue doit pouvoir être lue
Les pierres enduites portent une inscription explicitement demandée comme claire. L’autel et la joie du repas entourent cette transmission. L’exigence ne consiste donc pas seulement à conserver un objet sacré inaccessible : elle associe mémoire visible, lecture et célébration partagée.
9 Et Moïse et les sacrificateurs, de la race de Lévi, parlèrent à tout Israël, en disant : Fais silence et écoute, Israël ! Tu es aujourd’hui devenu le peuple de l’Éternel ton Dieu ;
10 Tu obéiras donc à la voix de l’Éternel ton Dieu, et tu observeras ses commandements et ses statuts que je te prescris aujourd’hui.
11 Ce jour-là, Moïse fit aussi au peuple ce commandement et dit :
12 Quand vous aurez passé le Jourdain, que Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Joseph et Benjamin se tiennent sur le mont Garizim, pour bénir le peuple ;
13 Et que Ruben, Gad, Asser, Zabulon, Dan, Nephthali, se tiennent sur le mont Ébal, pour maudire.
14 Et les Lévites prendront la parole, et diront, à haute voix, à tous les hommes d’Israël :
Note · Deutéronome 27.9–14
L’assemblée reçoit une responsabilité présente
Moïse et les prêtres s’adressent à Israël au présent, avant la répartition des tribus sur les deux montagnes. La disposition de la cérémonie rend publique la réponse à l’alliance. Elle ne permet pas de classer durablement les descendants de chaque groupe en personnes bénies ou maudites par nature.
15 Maudit soit l’homme qui fera une image taillée ou de fonte, abomination de l’Éternel, ouvrage des mains d’un ouvrier, et qui la mettra dans un lieu secret ! Et tout le peuple répondra, et dira : Amen !
16 Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère ! Et tout le peuple dira : Amen !
17 Maudit celui qui déplace la borne de son prochain ! Et tout le peuple dira : Amen !
18 Maudit celui qui fait égarer l’aveugle dans le chemin ! Et tout le peuple dira : Amen !
19 Maudit celui qui pervertit le droit de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve ! Et tout le peuple dira : Amen !
20 Maudit celui qui couche avec la femme de son père ! Car il lève le bord de la couverture de son père. Et tout le peuple dira : Amen !
21 Maudit celui qui couche avec une bête quelconque ! Et tout le peuple dira : Amen !
22 Maudit celui qui couche avec sa sœur, fille de son père, ou fille de sa mère ! Et tout le peuple dira : Amen !
23 Maudit celui qui couche avec sa belle-mère ! Et tout le peuple dira : Amen !
24 Maudit celui qui frappe son prochain en cachette ! Et tout le peuple dira : Amen !
25 Maudit celui qui reçoit un présent pour mettre à mort l’innocent ! Et tout le peuple dira : Amen !
26 Maudit celui qui n’accomplit pas les paroles de cette loi, en les mettant en pratique ! Et tout le peuple dira : Amen !
Note · Deutéronome 27.15–26
Le secret ne rend pas une injustice acceptable
L’idole cachée, le déplacement d’une borne, l’égarement d’un aveugle et la corruption judiciaire peuvent échapper au regard ordinaire. Le texte les porte devant tous, avec d’autres violences graves. L’accord collectif demandé ne remplace pas une enquête lorsqu’un fait est allégué ; il énonce ce que la communauté refuse de tenir pour indifférent.