1 Quand tu seras entré au pays que l’Éternel ton Dieu te donne en héritage, et que tu le posséderas et y demeureras,

2 Tu prendras des prémices de tous les fruits du sol que tu récolteras du pays que l’Éternel ton Dieu te donne, tu les mettras dans une corbeille, et tu iras au lieu que l’Éternel ton Dieu aura choisi pour y faire habiter son nom ;

3 Et, étant venu vers le sacrificateur qui sera en ce temps-là, tu lui diras : Je reconnais aujourd’hui devant l’Éternel ton Dieu, que je suis entré dans le pays que l’Éternel avait juré à nos pères de nous donner.

4 Et le sacrificateur prendra la corbeille de ta main, et la déposera devant l’autel de l’Éternel ton Dieu.

5 Puis tu prendras la parole, et diras, devant l’Éternel ton Dieu : Mon père était un Araméen prêt à périr ; et il descendit en Égypte, avec un petit nombre de gens, et y séjourna ; et il y devint une nation grande, forte et nombreuse.

6 Et les Égyptiens nous maltraitèrent, nous affligèrent et nous imposèrent une dure servitude ;

7 Alors nous criâmes à l’Éternel, le Dieu de nos pères, et l’Éternel entendit notre voix, et regarda notre affliction, notre misère et notre oppression.

8 Et l’Éternel nous retira d’Égypte, à main forte et à bras étendu, par une grande terreur, et avec des signes et des miracles.

9 Et il nous conduisit en ce lieu, et nous donna ce pays, un pays où coulent le lait et le miel.

10 Maintenant donc, voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, ô Éternel ! Alors tu poseras la corbeille devant l’Éternel ton Dieu, et te prosterneras devant l’Éternel ton Dieu ;

11 Et tu te réjouiras, toi, et le Lévite, et l’étranger qui sera au milieu de toi, de tout le bien que l’Éternel ton Dieu t’aura donné ainsi qu’à ta maison.

Note · Deutéronome 26.1–11

Une récolte se reçoit avec une mémoire et une joie commune

La confession commence dans une histoire familiale vulnérable et passe par l’Égypte. L’homme installé ne peut donc pas se présenter comme l’origine absolue de son bien. Le Lévite et l’étranger participent à la joie : la gratitude ne se referme pas sur la maison qui possède le champ.

12 Quand tu auras achevé de lever toute la dîme de ton revenu, la troisième année, l’année de la dîme, tu la donneras au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, et ils la mangeront dans tes portes, et seront rassasiés ;

13 Et tu diras, devant l’Éternel ton Dieu : J’ai ôté de ma maison ce qui était sacré ; et je l’ai donné au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, selon tout le commandement que tu m’as donné ; je n’ai rien transgressé ni oublié de tes commandements.

14 Je n’en ai point mangé dans mon deuil, je n’en ai rien ôté pour un usage souillé, et je n’en ai point donné pour un mort ; j’ai obéi à la voix de l’Éternel mon Dieu ; je me suis conformé à tout ce que tu m’avais commandé.

15 Regarde de ta sainte demeure, des cieux, et bénis ton peuple d’Israël et le pays que tu nous as donné, comme tu l’avais juré à nos pères, ce pays où coulent le lait et le miel.

Note · Deutéronome 26.12–15

Une déclaration religieuse doit correspondre à une distribution réelle

L’offrant dit avoir remis la part consacrée aux destinataires prévus. Les mots ne sont pas censés remplacer l’acte matériel. Le rappel des usages permis et interdits souligne aussi que les ressources confiées ne peuvent être réorientées simplement au gré de celui qui les détient.

16 Aujourd’hui l’Éternel ton Dieu te commande de pratiquer ces statuts et ces ordonnances ; prends donc garde à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme.

17 Tu as fait dire aujourd’hui à l’Éternel qu’il serait ton Dieu, et que tu marcherais dans ses voies, et que tu garderais ses statuts, ses commandements et ses ordonnances, et que tu obéirais à sa voix.

18 Et l’Éternel t’a fait dire aujourd’hui, que tu lui seras un peuple particulier, comme il te l’a dit ; et que tu gardes tous ses commandements ;

19 Et qu’il te donnera, sur toutes les nations qu’il a faites, la prééminence en louange, en renom et en gloire, et que tu seras un peuple consacré à l’Éternel ton Dieu, comme il l’a dit.

Note · Deutéronome 26.16–19

L’appartenance demande une réponse présente

Le double engagement relie l’aujourd’hui de Dieu et celui du peuple. La place reçue est associée à l’écoute et à la sainteté. Le langage d’honneur parmi les nations n’établit pas un droit de mépris : il doit être lu avec la justice et l’accueil que le discours vient de demander.