1 L’Éternel dit encore à Moïse : Parle aux sacrificateurs, fils d’Aaron, et dis-leur : Un sacrificateur ne se rendra pas impur parmi son peuple pour un mort,

2 Excepté pour son proche parent, qui le touche de près, pour sa mère, pour son père, pour son fils, pour sa fille, et pour son frère,

3 Et pour sa sœur vierge qui le touche de près, et qui n’a point de mari ; il se rendra impur pour elle.

4 Chef parmi son peuple, il ne se rendra point impur pour se profaner.

5 Les sacrificateurs ne se feront point de place chauve sur la tête ; ils ne raseront pas les coins de leur barbe, et ils ne feront point d’incision dans leur chair.

6 Ils seront consacrés à leur Dieu, et ne profaneront point le nom de leur Dieu ; car ils offrent à l’Éternel les sacrifices faits par le feu, l’aliment de leur Dieu : ils seront saints.

7 Ils ne prendront point une femme prostituée ou déshonorée ; ils ne prendront point une femme répudiée par son mari ; car ils sont consacrés à leur Dieu.

8 Tu regarderas donc le sacrificateur comme saint, car il offre le pain de ton Dieu ; il te sera saint, car je suis saint, moi, l’Éternel, qui vous sanctifie.

9 Si une fille de sacrificateur se déshonore en se prostituant, elle déshonore son père ; elle sera brûlée au feu.

Note · Lévitique 21.1–9

Une fonction qui touche aussi le deuil et la maison

Les exceptions pour les proches montrent que tous les contacts avec un mort ne sont pas traités identiquement. Les règles matrimoniales et la peine concernant la fille du prêtre appartiennent à un ordre familial ancien. La fonction religieuse d’un parent ne donne aucun droit de violence contre ses enfants.

10 Le sacrificateur qui a la prééminence sur ses frères, sur la tête duquel l’huile de l’onction a été répandue, qui a été installé pour se revêtir de vêtements sacrés, ne découvrira pas sa tête et ne déchirera pas ses vêtements.

11 Il n’ira vers aucun mort ; il ne se rendra point impur ni pour son père, ni pour sa mère.

12 Il ne sortira point du sanctuaire, et ne profanera point le sanctuaire de son Dieu, car la consécration de l’huile de l’onction de son Dieu est sur lui : Je suis l’Éternel.

13 Il prendra pour femme une vierge.

14 Il ne prendra ni une veuve, ni une répudiée, ni une femme déshonorée ou prostituée ; mais il prendra pour femme une vierge d’entre ses peuples.

15 Il ne déshonorera point sa race parmi son peuple ; car je suis l’Éternel, qui le sanctifie.

Note · Lévitique 21.10–15

Une distinction de fonction n’établit pas une humanité supérieure

Le grand prêtre reçoit des restrictions plus étroites. Le passage décrit une vocation déterminée et ses exigences, non une mesure universelle de la valeur des mariages ou des personnes. Il ne suffit pas à régler directement les débats chrétiens sur le mariage des ministres.

16 L’Éternel parla encore à Moïse, en disant :

17 Parle à Aaron, et dis-lui : L’homme de ta race, dans vos générations, qui aura un défaut corporel, ne s’approchera point pour offrir le pain de son Dieu ;

18 Car tout homme qui aura un défaut n’approchera pas : un homme aveugle, ou boiteux, ou camus, ou qui aura quelque membre disproportionné ;

19 Ou un homme qui aura une fracture au pied ou à la main ;

20 Ou qui sera bossu ou grêlé, ou qui aura une tache à l’œil, ou qui aura la gale ou une dartre ou les testicules écrasés.

21 Tout homme, de la postérité d’Aaron le sacrificateur, qui aura un défaut, ne s’approchera point pour offrir les sacrifices faits par le feu à l’Éternel ; il y a un défaut en lui ; il ne s’approchera point pour offrir le pain de son Dieu.

22 Il pourra bien manger le pain de son Dieu, des choses très saintes, et des choses consacrées ;

23 Mais il n’ira point vers le voile, et ne s’approchera point de l’autel, car il y a un défaut en lui ; il ne profanera point mes sanctuaires, car je suis l’Éternel qui les sanctifie.

24 Moïse parla ainsi à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d’Israël.

Note · Lévitique 21.16–24

Une limite cultuelle n’est pas une culpabilité

Les descendants concernés par les particularités corporelles ne s’approchent pas de l’autel, mais gardent part à la nourriture sainte. Cette distinction doit être dite sans atténuer l’exclusion de fonction. Elle ne justifie ni mépris du corps ni règle actuelle selon laquelle le handicap empêcherait de servir Dieu et les autres.