1 Il arriva, longtemps après que l’Éternel eut donné du repos à Israël devant tous les ennemis qui l’entouraient, que Josué, étant devenu vieux, avancé en âge,
2 Appela tout Israël, ses anciens, ses chefs, ses juges et ses officiers, et leur dit : Je suis vieux, je suis avancé en âge.
3 Et vous, vous avez vu tout ce que l’Éternel votre Dieu a fait à toutes ces nations devant vous ; car c’est l’Éternel votre Dieu qui a combattu pour vous.
4 Voyez, je vous ai partagé par le sort, en héritage, selon vos tribus, ces nations qui sont restées, depuis le Jourdain, et toutes les nations que j’ai exterminées, jusqu’à la grande mer, vers le soleil couchant ;
5 Et l’Éternel votre Dieu les chassera, et les dépossédera devant vous ; et vous posséderez leur pays, comme l’Éternel votre Dieu vous l’a dit.
Note · Josué 23.1–5
Le chef qui s’en va rappelle une œuvre qui ne lui appartient pas seul
Le repos est proclamé, tandis que des nations demeurent encore. Josué présente sa tâche comme une étape reçue de Dieu et orientée vers les tribus. Son vieillissement ne devient ni un motif de déni ni une demande de domination perpétuelle ; il prépare une parole pour ceux qui devront vivre après lui.
6 Soyez donc bien fermes à observer et à faire tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse ; ne vous en détournez ni à droite ni à gauche,
7 Sans vous mêler à ces nations qui sont restées parmi vous ; ne faites point mention du nom de leurs dieux ; ne faites jurer personne par eux ; ne les servez point et ne vous prosternez point devant eux.
8 Mais attachez-vous à l’Éternel votre Dieu, comme vous l’avez fait jusqu’à ce jour.
9 Car l’Éternel a dépossédé devant vous des nations grandes et fortes ; mais quant à vous, personne jusqu’à ce jour n’a subsisté devant vous.
10 Un seul d’entre vous en poursuit mille ; car l’Éternel votre Dieu est celui qui combat pour vous, comme il vous l’a dit.
11 Prenez donc bien garde à vous-mêmes, pour aimer l’Éternel votre Dieu.
Note · Josué 23.6–11
La fidélité associe écoute de la loi et attachement du cœur
Le langage de force revient, mais il concerne maintenant explicitement la pratique de la loi et l’amour de Dieu. Ne pas servir les autres dieux vise la fidélité d’alliance. Le passage ne permet pas de traiter tout échange avec des voisins d’une autre religion comme une faute ni de dispenser les croyants du respect des personnes.
12 Car, si vous vous détournez et que vous vous attachiez au reste de ces nations qui sont demeurées parmi vous ; si vous vous alliez avec elles par mariages, et que vous vous mêliez avec elles, et elles avec vous,
13 Sachez bien que l’Éternel votre Dieu ne continuera plus à déposséder ces nations devant vous ; mais elles seront pour vous un filet et un piège, un fouet dans vos côtés et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous périssiez de dessus ce bon pays que l’Éternel votre Dieu vous a donné.
14 Et voici, je m’en vais aujourd’hui par le chemin de toute la terre ; reconnaissez donc de tout votre cœur et de toute votre âme, qu’il n’est pas tombé un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Éternel votre Dieu a prononcées sur vous ; tout s’est accompli pour vous ; il n’en est pas tombé un seul mot.
15 Et comme toutes les bonnes paroles que l’Éternel votre Dieu vous avait dites vous sont arrivées, il arrivera de même que l’Éternel fera venir sur vous toutes les paroles mauvaises, jusqu’à ce qu’il vous ait exterminés de dessus ce bon pays que l’Éternel votre Dieu vous a donné.
16 Si vous transgressez l’alliance de l’Éternel votre Dieu, qu’il vous a commandé d’observer, si vous allez servir d’autres dieux et vous prosterner devant eux, la colère de l’Éternel s’embrasera contre vous, et vous périrez promptement de dessus ce bon pays qu’il vous a donné.
Note · Josué 23.12–16
Le pays donné n’est pas présenté comme un droit sans aucune exigence
La menace de perte répond au rappel des promesses accomplies. Elle vise une rupture d’alliance, dans les catégories du discours ancien. Le lecteur ne peut s’en servir pour lire chaque catastrophe ultérieure comme un jugement dont il connaîtrait la cause, ni pour justifier la violence contre les Juifs ou contre une population jugée infidèle.