1 Voici ce que les enfants d’Israël obtinrent en héritage au pays de Canaan, ce que leur partagèrent Éléazar, le sacrificateur, Josué, fils de Nun, et les chefs de famille des tribus des enfants d’Israël.
2 Leur héritage leur fut donné par le sort, comme l’Éternel l’avait commandé par l’organe de Moïse, pour les neuf tribus et la demi-tribu ;
3 Car Moïse avait donné l’héritage des deux autres tribus, et de la demi-tribu, au delà du Jourdain ; mais il ne donna point parmi eux d’héritage aux Lévites.
4 Car les enfants de Joseph formaient deux tribus, Manassé et Éphraïm, et l’on ne donna point de part aux Lévites dans le pays, mais seulement des villes pour y habiter, avec leurs banlieues, pour leurs troupeaux et pour leurs biens.
5 Les enfants d’Israël firent comme l’Éternel avait commandé à Moïse, et ils partagèrent le pays.
Note · Josué 14.1–5
Le partage ne dépend pas de la seule volonté de Josué
Prêtre, chef et représentants participent à la répartition par le sort. Joseph est compté à travers Éphraïm et Manassé, tandis que Lévi reçoit des villes plutôt qu’un territoire comparable. La manière de compter les tribus dépend donc de leur fonction dans cette présentation ; il faut observer cette organisation avant de chercher une liste uniforme partout.
6 Or, les enfants de Juda s’approchèrent de Josué à Guilgal ; et Caleb, fils de Jephunné, le Kénizien, lui dit : Tu sais ce que l’Éternel a dit à Moïse, homme de Dieu, relativement à moi et à toi, à Kadès-Barnéa.
7 J’étais âgé de quarante ans, lorsque Moïse, serviteur de l’Éternel, m’envoya de Kadès-Barnéa pour explorer le pays ; et je lui rendis compte dans la sincérité de mon cœur.
8 Et mes frères, qui étaient montés avec moi, firent fondre le courage du peuple ; mais moi, je suivis pleinement l’Éternel mon Dieu.
9 Et Moïse fit serment, ce jour-là, en disant : Certainement la terre que ton pied a foulée sera à jamais un héritage pour toi et tes enfants, parce que tu as suivi pleinement l’Éternel mon Dieu !
Note · Josué 14.6–9
Caleb rappelle une parole en racontant sa propre fidélité
Il revient sur Kadès-Barnéa et sur le contraste entre son rapport et le découragement suscité par les autres. La mémoire des Nombres est ici reprise par l’un de ses acteurs. La demande ne prétend pas créer une promesse nouvelle au gré d’un désir présent ; elle se rapporte à un engagement déjà raconté.
10 Or maintenant, voici, l’Éternel m’a conservé la vie, comme il l’avait dit ; voilà quarante-cinq ans que l’Éternel prononça cette parole à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant, me voici âgé aujourd’hui de quatre-vingt-cinq ans ;
11 Je suis encore, aujourd’hui, aussi fort que le jour où Moïse m’envoya ; j’ai maintenant la même force que j’avais alors, pour la guerre, pour sortir et rentrer.
12 Maintenant donc donne-moi cette montagne, dont l’Éternel a parlé en ce jour-là. Car tu appris en ce jour qu’il s’y trouve des Anakim, et qu’il y a de grandes villes fortes. Peut-être que l’Éternel sera avec moi, et je les déposséderai, comme l’Éternel l’a dit.
13 Alors Josué le bénit, et donna Hébron, en héritage, à Caleb, fils de Jephunné.
14 C’est pourquoi Hébron a été à Caleb, fils de Jephunné, le Kénizien, en héritage jusqu’à ce jour, parce qu’il suivit pleinement l’Éternel, le Dieu d’Israël.
15 Or le nom d’Hébron était autrefois Kirjath-Arba (cité d’Arba Arba avait été un grand homme parmi les Anakim. Et le pays fut tranquille, et sans guerre.
Note · Josué 14.10–15
La confiance s’exprime sans effacer la difficulté
Caleb nomme les villes fortifiées et les Anakim, puis reçoit Hébron. Son espérance ne consiste pas à nier la présence d’adversaires. La scène reste néanmoins dans l’univers de la conquête : on peut y entendre persévérance et confiance sans transposer son expulsion des habitants en consigne pour nos relations avec d’autres communautés.