1 Alors Israël demeurait en Sittim, et le peuple commença à paillarder avec les filles de Moab.
2 Car elles convièrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux, et le peuple y mangea, et se prosterna devant leurs dieux.
3 Et Israël s’accoupla à Bahal-Péhor ; c’est pourquoi la colère de l’Eternel s’enflamma contre Israël.
4 Et l’Eternel dit à Moïse : Prends tous les chefs du peuple, et les fais pendre devant l’Eternel au soleil, et l’ardeur de la colère de l’Eternel se détournera d’Israël.
5 Moïse donc dit aux juges d’Israël : Que chacun de vous fasse mourir les hommes qui sont à sa charge, lesquels se sont joints à Bahal-Péhor.
Note · Nombres 25.1–5
La bénédiction ne rend pas toute conduite juste
La relation au culte de Baal de Péor constitue le centre de la crise. L’origine étrangère des femmes ne suffit pas à expliquer à elle seule la faute : le récit met en cause les actes d’Israël. On ne peut en déduire que toute rencontre entre peuples ou tout mariage mixte serait une trahison.
6 Et voici, un homme des enfants d’Israël vint, et amena à ses frères une Madianite, devant Moïse et devant toute l’assemblée des enfants d’Israël, comme ils pleuraient à la porte du Tabernacle d’assignation.
7 Ce que Phinées, fils d’Eléazar, fils d’Aaron le Sacrificateur ayant vu, il se leva du milieu de l’assemblée, et prit une javeline en sa main.
8 Et il entra vers l’homme Israélite dans la tente, et les transperça tous deux par le ventre, l’homme Israélite et la femme ; et la plaie fut arrêtée de dessus les enfants d’Israël.
9 Or il y en eut vingt-quatre mille qui moururent de cette plaie.
Note · Nombres 25.6–9
Deux personnes sont mises à mort
Le récit décrit la lance et les corps sans présenter seulement une correction symbolique. Il relie le geste à l’arrêt de la plaie. Cette association appartient à l’épisode raconté ; elle ne permet pas de prétendre qu’une communauté retrouverait sa santé en supprimant ceux qu’elle juge infidèles.
10 Et l’Eternel parla à Moïse, en disant :
11 Phinées, fils d’Eléazar, fils d’Aaron, le Sacrificateur, a détourné ma colère de dessus les enfants d’Israël, parce qu’il a été animé de mon zèle au milieu d’eux, et je n’ai point consumé les enfants d’Israël par mon ardeur.
12 C’est pourquoi, dis-lui : Voici, je lui donne mon alliance de paix.
13 Et l’alliance de Sacrificature perpétuelle sera tant pour lui, que pour sa postérité après lui, parce qu’il a été animé de zèle pour son Dieu, et qu’il a fait propitiation pour les enfants d’Israël.
14 Et le nom de l’homme Israélite tué, lequel fut tué avec la Madianite, était Zimri, fils de Salu, chef d’une maison de père des Siméonites.
15 Et le nom de la femme Madianite qui fut tuée était Cozbi, fille de Tsur, chef du peuple, et de maison de père en Madian.
Note · Nombres 25.10–15
Une promesse sacerdotale dans une scène difficile
L’alliance de paix attribuée à Phinéas est prononcée après un acte violent. Le texte garde cette tension. Les noms de Zimri et de Kozbi rendent aussi aux victimes une identité que la description de la crise pourrait effacer. Il faut lire le jugement sans faire de leur mort une méthode religieuse disponible.
16 L’Eternel parla aussi à Moïse, en disant :
17 Serrez de près les Madianites, et les frappez.
18 Car ils vous ont serrés les premiers par leurs ruses, par lesquelles ils vous ont surpris dans le fait de Péhor, et dans le fait de Cozbi, fille d’un des principaux d’entre les Madianites, leur soeur, qui a été tuée le jour de la plaie arrivée pour le fait de Péhor.
Note · Nombres 25.16–18
Une hostilité qui prépare la guerre
L’ordre visant Madian annonce l’affrontement de Nombres 31. Il doit être lu avec les liens positifs à des Madianites racontés ailleurs, notamment autour de la famille de Moïse. Le texte ne permet pas d’attribuer à tout membre d’un peuple une nature mauvaise immuable.