1 Et les fils d’Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; et l’Éternel les livra en la main des Philistins pendant quarante ans.

2 Et il y avait un homme de Tsorha, de la famille des Danites, et son nom était Manoah ; et sa femme était stérile et n’enfantait pas.

3 Et l’Ange de l’Éternel apparut à la femme, et lui dit : Voici, tu es stérile et tu n’enfantes pas ; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils.

4 Et maintenant, prends garde, je te prie, et ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur ;

5 car voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête, car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère ; et ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins.

6 Et la femme vint, et parla à son mari, disant : Un homme de Dieu est venu vers moi, et son aspect était comme l’aspect d’un ange de Dieu, très-terrible ; et je ne lui ai pas demandé d’où il était, et il ne m’a pas fait connaître son nom.

7 Et il m’a dit : Voici, tu concevras, et tu enfanteras un fils ; et maintenant, ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange rien d’impur ; car le jeune garçon sera nazaréen de Dieu dès le ventre de sa mère, jusqu’au jour de sa mort.

Note · Juges 13.1–7

La promesse concerne une histoire sans devenir une garantie pour chaque famille

La femme jusque-là sans enfant reçoit l’annonce de la naissance et les consignes de consécration. Le récit ne présente pas sa situation comme une faute, ni sa grossesse comme la récompense d’une supériorité. Une naissance biblique annoncée ne permet pas de promettre un enfant à toute personne qui prie ou de juger celles qui n’en ont pas.

8 Et Manoah supplia l’Éternel, et dit : Ah, Seigneur ! que l’homme de Dieu que tu as envoyé, vienne encore vers nous, je te prie, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire au jeune garçon qui naîtra.

9 Et Dieu exauça la voix de Manoah ; et l’Ange de Dieu vint encore vers la femme, comme elle était assise aux champs, et Manoah, son mari, n’était pas avec elle.

10 Et la femme se hâta et courut et rapporta à son mari, et lui dit : Voici, l’homme qui était venu vers moi l’autre jour m’est apparu.

11 Et Manoah se leva et suivit sa femme ; et il vint vers l’homme, et lui dit : Es-tu l’homme qui a parlé à cette femme ? Et il dit : C’est moi.

12 Et Manoah dit : Quand donc ta parole arrivera, quelle sera la règle du jeune garçon, et que devra-t-il faire ?

13 Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah : La femme se gardera de tout ce que je lui ai dit.

14 Elle ne mangera rien de ce qui sort de la vigne, et elle ne boira ni vin ni boisson forte, et ne mangera rien d’impur. Elle prendra garde à tout ce que je lui ai commandé.

Note · Juges 13.8–14

La réponse à Manoah confirme la parole confiée à sa femme

Manoah demande des indications pour l’enfant, et l’envoyé revient vers la femme. Les consignes déjà reçues sont confirmées plutôt que remplacées. La médiation de cette femme sans nom est essentielle au récit ; le fait de ne pas connaître son nom ne diminue ni sa capacité d’écoute ni sa place dans la transmission.

15 Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel : Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau.

16 Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah : Si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton pain ; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût l’Ange de l’Éternel.

17 Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel : Quel est ton nom, afin que nous t’honorions, quand ce que tu as dit arrivera ?

18 Et l’Ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux.

19 Manoah prit le chevreau et le gâteau, et il les offrit à l’Éternel sur le rocher. Et il fit une chose merveilleuse, tandis que Manoah et sa femme regardaient.

20 Et il arriva que comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant ; et ils tombèrent sur leurs faces contre terre.

21 Et l’Ange de l’Éternel n’apparut plus à Manoah, ni à sa femme. Alors Manoah connut que c’était l’Ange de l’Éternel.

22 Et Manoah dit à sa femme : Nous mourrons certainement, car nous avons vu Dieu.

23 Et sa femme lui dit : Si l’Éternel eût pris plaisir à nous faire mourir, il n’aurait pas accepté de notre main l’holocauste et le gâteau, et il ne nous aurait pas fait voir toutes ces choses, et ne nous aurait pas fait entendre, dans ce moment, des choses comme celles-là.

Note · Juges 13.15–23

L’offrande conduit à une reconnaissance, puis à une interprétation

L’envoyé oriente le sacrifice vers Dieu et échappe à la maîtrise d’un nom disponible. Manoah craint de mourir, mais sa femme rappelle que la promesse et l’accueil de l’offrande ne vont pas dans ce sens. Certains chrétiens proposent une lecture christologique de l’envoyé ; le passage ne l’identifie pas explicitement au Christ.

24 Et la femme enfanta un fils, et appela son nom Samson ; et l’enfant grandit, et l’Éternel le bénit.

25 Et l’Esprit de l’Éternel commença de le pousser, — à Mahané-Dan, entre Tsorha et Eshtaol.

Note · Juges 13.24–25

Le commencement d’une vocation ne raconte pas encore sa fidélité

La naissance, la croissance et la bénédiction sont suivies de l’action de l’Esprit. Samson entre dans l’histoire comme bénéficiaire d’un don avant d’être connu pour ses exploits. Cette initiative ne constitue pas une approbation anticipée de tous ses désirs ni une dispense de responsabilité : la suite demandera de lire ses actes un à un.