1 Les sacrificateurs, les Lévites, la tribu entière de Lévi, n’auront ni part ni héritage avec Israël ; ils se nourriront des sacrifices consumés par le feu en l’honneur de l’Éternel et de l’héritage de l’Éternel.
2 Ils n’auront point d’héritage au milieu de leurs frères : l’Éternel sera leur héritage, comme il le leur a dit.
3 Voici quel sera le droit des sacrificateurs sur le peuple, sur ceux qui offriront un sacrifice, un boeuf ou un agneau : on donnera au sacrificateur l’épaule, les mâchoires et l’estomac.
4 Tu lui donneras les prémices de ton blé, de ton vin et de ton huile, et les prémices de la toison de tes brebis ;
5 car c’est lui que l’Éternel, ton Dieu, a choisi entre toutes les tribus, pour qu’il fasse le service au nom de l’Éternel, lui et ses fils, à toujours.
6 Lorsque le Lévite quittera l’une de tes portes, le lieu quelconque où il demeure en Israël, pour se rendre, selon la plénitude de son désir, au lieu que choisira l’Éternel,
7 et qu’il fera le service au nom de l’Éternel, ton Dieu, comme tous ses frères les Lévites qui se tiennent là devant l’Éternel,
8 il recevra pour sa nourriture une portion égale à la leur, et jouira, en outre, des revenus de la vente de son patrimoine.
Note · Deutéronome 18.1–8
Servir demande une subsistance et une place reconnue
Les ressources du prêtre sont définies et le Lévite venu d’une autre ville peut participer au service. La règle ne laisse pas toute décision à la préférence de celui qui occupe déjà la place. Le statut religieux ne rend pas pour autant le bénéficiaire propriétaire sans condition des dons reçus.
9 Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là.
10 Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien,
11 d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts.
12 Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi.
13 Tu seras entièrement à l’Éternel, ton Dieu.
14 Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas.
Note · Deutéronome 18.9–14
Le désir de savoir ne justifie pas tout recours
Les pratiques dénoncées comprennent aussi le passage d’enfants au feu. La condamnation de ces actes ne donne pas aux lecteurs un droit de persécution. La question spirituelle demeure : chercher une réponse n’autorise pas à traiter Dieu, autrui ou les morts comme des moyens disponibles à notre projet.
15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez !
16 Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, le jour de l’assemblée, quand tu disais : Que je n’entende plus la voix de l’Éternel, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir.
17 L’Éternel me dit : Ce qu’il ont dit est bien.
18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.
19 Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte.
20 Mais le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort.
21 Peut-être diras-tu dans ton coeur : Comment connaîtrons-nous la parole que l’Éternel n’aura point dite ?
22 Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera une parole que l’Éternel n’aura point dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite : n’aie pas peur de lui.
Note · Deutéronome 18.15–22
Le prophète doit répondre de ce qu’il attribue à Dieu
La parole annoncée ne vient pas simplement de son assurance personnelle. Le passage prévoit aussi la présomption et l’échec de la prédiction. Ce critère doit être lu avec Deutéronome 13 : un signe réalisé ne suffit pas non plus à légitimer un appel qui détourne de Dieu.