Gospel Mag

 

Gospel Mag / Blog / La théologie de la mode – Quand les vêtements deviennent une distraction

La théologie de la mode – Quand les vêtements deviennent une distraction

Emily JensenMode

Quand les gens voient les vêtements et non Jésus

Je n’oublierai jamais ce que John Piper a dit au sujet de la mode. Ce n’est pas un sujet qu’il aborde souvent, alors quand il le fait, mes oreilles se dressent. Il a dit que, selon lui, les vêtements ne devraient pas trop attirer l’attention sur nous-mêmes. Nos vêtements ne devraient pas être si démodés que les gens sont distraits par notre apparence, et de la même manière ils ne devraient pas être à ce point tape-à-l’œil qu’ils sont source de distraction pour les autres. Nous devrions chercher à nous habiller selon les normes culturelles, dans les limites des commandements divins, de telle sorte que ce ne soit pas un problème pour les autres. L’idée est que les gens puissent passer davantage de temps à penser à ce que nous disons qu’à ce que nous portons.

Annonce : Abonnez-vous à la lettre de nouvelles et recevez gratuitement un nouveau livrel (ebook).

Je comprends ce qu’il veut dire par « distraits »… et vous ?

Nous avons fréquenté une Église fidèle à l’Évangile où la plupart des gens s’habillaient selon les normes de la société de consommation urbaine. Les femmes étaient expertes à assortir leurs vêtements à la mode avec le dernier style de bottes. Je ne veux pas critiquer (car elles s’habillaient selon leurs normes culturelles et il n’y a rien de mal à cela) ; c’est MON péché qui était à l’origine de ma distraction. Mais quand venait l’heure d’aller à l’église le matin, je m’inquiétais davantage de ma tenue que de préparer mon cœur à l’adoration. Alors que nous chantions les premiers cantiques, je ne pouvais m’empêcher de scruter la foule et de me comparer à toutes les autres jeunes femmes dans le vent qui étaient présentes. Je me mettais alors à assortir des tenues dans ma tête, me demandant quels vêtements il me faudrait absolument acheter. Quand le moment de la cène arrivait, la tentation atteignait son paroxysme. L’allée se transformait en défilé de mode, et mon regard était attiré par les ceintures parfaitement ajustées et les colliers clinquants. J’avais du mal à me concentrer sur le Christ. Bien que Dieu se soit servi de cette Église pour accomplir de grandes choses dans notre vie et que nous ayons de très bons amis qui la fréquentent, je me sens parfois un peu soulagée de ne plus me trouver sur ce champ de bataille.

Il m’est également arrivé de rencontrer des gens qui vont au-delà des standards de la mode, et même s’ils aiment Dieu et ont un cœur humble, j’ai beaucoup de mal à m’en rendre compte. Tout ce que je vois, ce sont leurs vêtements. Ce n’est pas facile de faire abstraction des apparences pour entendre et voir le cœur.

Quand les gens me regardent, qui voient-ils ?

J’ai beaucoup réfléchi à ces choses. Je sais qu’il n’y a pas de réponses simples, les normes étant très différentes d’une culture à l’autre et d’un individu à l’autre. Il ne faut pas pousser le raisonnement trop loin. Tout le monde n’est pas tenté par ce genre de comparaison ni distrait par les vêtements. Mais j’ai été amenée à me poser plusieurs questions…

  • Mes vêtements détournent-ils l’attention des gens de Jésus ?
  • Quand je discute avec les gens, passent-ils les cinq premières minutes à penser à mes bottes et à mon chemisier plutôt qu’à ce que je dis ?
  • Quelqu’un qui ne me connaît pas pourrait-il penser que je n’aime pas Dieu parce que je ressemble trop aux non-croyants ?
  • Pourrais-je perdre ma crédibilité en tant que témoin de Jésus parce que je suis trop préoccupée par les apparences ?

Cela peut avoir d’importantes implications, c’est pourquoi je veux me montrer prudente ici.

Ce n’est pas ma responsabilité de m’habiller le matin dans l’espoir d’empêcher toutes les personnes que je croiserai d’être tentées par le péché. Je ne peux pas contrôler le cœur des autres, et ce n’est pas entièrement ma faute ou mon problème s’ils me jugent. Je ne dois pas faire mes choix vestimentaires par crainte des hommes… mais en même temps, « ne devrais-je pas faire en sorte que le moins de gens possible soient troublés par ma manière de m’habiller ? »

Ne devrais-je pas demander à Dieu : « Mes vêtements attirent-ils l’attention sur moi au lieu de refléter Jésus ? »

Plus effrayant : « M’arrive-t-il de vouloir secrètement que les gens soient distraits par mes vêtements et pensent davantage à moi qu’à Dieu ? »

D’une manière générale, je pense que les implications varient considérablement d’une personne à l’autre. Et en définitive, ce que nous portons sur notre corps est moins important que l’état de notre cœur. Mais je pense que ces réflexions méritent d’être prises en considération et soumises au Seigneur. Si nous sommes distraites par les choix vestimentaires d’autres personnes, nous devrions maîtriser nos pensées et nous abstenir de tout jugement. Après tout, les croyants sont libres de suivre la mode. Et si nous nous habillons d’une manière qui pourrait être source de distraction pour les autres, nous devrions réfléchir à nos choix et chercher la gloire de Dieu et non la nôtre.

Qu’en pensez-vous ? Vous arrive-t-il d’être distraite par la mode alors que vous devriez regarder à Jésus ?

facebook google twitter
marcel dijkman, témoignage

Une nouvelle créature : Témoignage de Marcel

culte personnel, consécration, alyssa poblete

Avoir un culte personnel quotidien : est-ce du légalisme ?