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14 août 2020

« Je connais ses douleurs. » Exode 3.7

L’enfant se réconforte à penser que son père connaît les expériences qu’il traverse. Ne nous consolerons-nous pas, quant à nous, en saisissant le fait que notre Ami divin, l’Époux de notre âme, sait tout ce qui nous concerne ?

1. Il est le grand Médecin et, s’il sait tout, il n’est nul besoin que le patient connaisse tous les détails. Calme-toi, cœur insensé et tout en émoi, qui cherche à découvrir, à espionner et à deviner ! Ce que tu ne sais pas maintenant, tu le sauras plus tard. En attendant, Jésus, le Médecin bienaimé, connaît ton âme au sein de l’adversité.

Pourquoi faudrait-il que le patient analyse tous les médicaments et évalue tous les symptômes ? Il s’agit du rôle du médecin et non du sien. Mon rôle se borne à faire confiance. Celui du docteur consiste à prescrire. Peu importe s’il rédige sa prescription en caractères illisibles que je ne parviens pas à comprendre. Je me reposerai sur ses qualités reconnues pour parvenir à un résultat évident, même si le mécanisme de la guérison me demeure mystérieux.

2. Il est le Maître et sa connaissance, plutôt que la nôtre, est à notre service. Nous devons obéir et non pas juger ou évaluer. « Le serviteur ne sait pas ce que fait son maître » (Jean 15.15). L’architecte doit-il expliquer ses plans à tous les manœuvres qui travaillent sur le chantier ? S’il sait où il va, cela ne suffit-il pas ?

La motte d’argile sur le tour ne peut pas deviner en quelle forme le potier la façonnera. Mais si le potier connaît son affaire, qu’importe l’ignorance de l’argile ? Je ne dois pas davantage faire subir un contre-interrogatoire à mon Seigneur, moi qui suis tellement ignorant.

3. Il est le Chef, la Tête. Toute intelligence se situe là. Quelle est la compréhension du bras ? De quelle intelligence le pied fait-il preuve ? Toute la puissance de connaître réside dans la tête. Pourquoi tel membre devrait-il posséder une intelligence propre alors que la tête remplit déjà toute fonction intellectuelle ? Au sein de la maladie, le croyant ne doit donc pas placer sa consolation dans le fait qu’il en voit l’issue, mais en ce que Jésus sait toutes choses.

Seigneur bien-aimé, sois à jamais l’œil, l’âme et la tête pour nous, et donne-nous de nous contenter de savoir seulement ce que tu décides de nous révéler.

Charles Spurgeon

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