Gospel Mag

 
pensées, charles spurgeon

24 novembre 2017

« Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir!... Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, et la disette, comme un homme en armes. » Proverbes 24.33

Le pire des paresseux demande seulement un peu de sommeil. Il s’indignerait qu’on l’accuse d’une oisiveté ouverte. Un peu croiser les mains pour dormir est tout ce qu’il désire. Il possède une multitude de raisons pour montrer qu’il s’agit d’une indulgence légitime. Pourtant, la journée défile dans ces « peu », le temps disponible pour l’action disparaît et les ronces envahissent le champ.

Les hommes ruinent leur âme par ces petites procrastinations. Ils n’ont aucune intention de repousser l’échéance à jamais. Quelques jours amèneront un moment plus approprié. Ils s’occuperont des choses importantes demain si vous le voulez, mais l’heure actuelle est tellement occupée déjà et tellement peu convenable que ces gens demandent à être excusés. Comme le sable dans le sablier, le temps passe. La vie s’écoule au compte-goutte et le temps de la grâce se perd dans un peu de sommeil.

Oh, soyez sage ! Saisissez-vous de l’heure qui s’envole et employez les moments quand ils passent ! Que le Seigneur nous enseigne cette sagesse sacrée, sinon une pauvreté de la pire sorte nous attend, une pauvreté éternelle qui rêve même d’une goutte d’eau sans pouvoir cependant se la procurer.

Comme un voyageur qui poursuit inexorablement son chemin, la pauvreté rattrape le paresseux et la ruine renverse l’hésitant. Chaque heure laisse s’approcher le terrible poursuivant. Ce dernier ne s’arrête pas en route, car il accomplit le dessein de son maître et ne peut pas prendre de retard.

Comme un homme armé entre avec autorité et puissance, ainsi le besoin surviendra sur l’homme oisif et la mort sur l’homme impénitent. Il n’y aura pas d’échappatoire. Si seulement les hommes faisaient preuve de sagesse de bonne heure et cherchaient le Seigneur Jésus avec diligence, avant que ne se lève le jour solennel où il sera trop tard pour labourer ou pour semer, trop tard pour se repentir et pour croire.

Au jour de la récolte, il ne sert à rien de se lamenter de la négligence dont on a fait preuve au temps des semailles. Pour l’instant présent, la foi et une sainte détermination sont toujours de mise. Puissions-nous les obtenir ce soir.

Charles Spurgeon