Gospel Mag

pensées, charles spurgeon

19 mars 2019

« Elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste. » Ruth 2.14

Chaque fois que nous avons le privilège de manger le pain que Jésus donne, nous sommes, comme Ruth, rassasiés par un doux et complet repas. Quand Jésus est l’hôte, nul invité ne sort à vide de la table.

Notre tête est rassasiée de la précieuse vérité que Jésus révèle. Notre cœur se repaît de Jésus, car il le voit comme le merveilleux objet de son affection. Notre espérance se rassasie car, qui d’autre avons-nous au ciel que Jésus ? Notre désir est repus car, que pouvons-nous souhaiter de plus que de connaître Christ et d’être trouvés en lui ?

Jésus remplit notre conscience jusqu’à ce qu’elle soit dans une paix parfaite. Il emplit notre jugement et le persuade de la certitude de ses enseignements. Il emplit notre mémoire du souvenir de ce qu’il a accompli, et notre imagination de la perspective de ce qu’il va encore faire pour nous. Ruth fut rassasiée et garda le reste.

Il en est de même pour nous. Nous avons bu avec avidité, et nous pensions pouvoir recevoir Christ dans sa totalité. Mais, après avoir fait de notre mieux, nous voyons qu’il reste encore beaucoup. Nous nous sommes assis à la table de l’amour du Seigneur, et nous avons dit: « Rien d’autre que l’infini ne peut me rassasier. Je suis un si grand pécheur qu’il faut un mérite infini pour ôter mes péchés. »

Mais notre péché a disparu, et nous avons trouvé qu’il restait encore une grande mesure de mérite disponible. Notre faim a été assouvie au banquet de l’amour divin, et nous avons découvert qu’il restait encore une abondance de nourriture spirituelle. Il y a certaines douceurs de la Parole de Dieu que nous n’avons pas encore goûtées, et il nous faudra les garder pour plus tard. Nous sommes comme les disciples à qui Jésus disait: « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant » (Jean 16.12).

Oui, il y a des grâces que nous n’avons pas touchées, des lieux de communion plus proches de Christ que nous n’avons pas atteints, des profondeurs d’intimité que nous n’avons pas mesurées. À chaque festin d’amour il reste de nombreuses corbeilles emplies de restes. Exaltons la libéralité de notre céleste Boaz.

Charles Spurgeon

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