Gospel Mag

pensées, charles spurgeon

19 septembre 2018

« C’était pour cet enfant que je priais. » 1 Samuel 1.27

Les âmes pieuses se plaisent à regarder les bontés qu’elles ont obtenues en réponse à la supplication, car elles y voient l’amour particulier de Dieu. Quand nous pouvons qualifier nos bénédictions de « Samuel », c’est-à-dire, de « demandé à Dieu », elles nous seront aussi chères qu’était l’enfant pour Anne.

Penina avait une nombreuse progéniture, mais ses enfants n’étaient que des bénédictions communes, venues sans prière. Le fils unique qu’Anne avait reçu du ciel lui était beaucoup plus cher, car il était le fruit de supplications intenses. Comme l’eau que Samson trouva à En-Hakkoré, au « puits de celui qui invoque », lui fut douce (Juges 15.19) ! Les coupes de bois d’acacia rendent toute eau amère, mais la coupe de la prière donne de la douceur au liquide qu’elle apporte.

Avons-nous prié pour la conversion de nos enfants ? Comme il est doublement doux, après qu’ils se convertissent, de voir en eux l’accomplissement de nos propres requêtes ! Mieux vaut nous réjouir d’eux parce qu’ils sont les fruits de nos supplications que parce qu’ils sont le fruit de notre corps. Avons-nous imploré le Seigneur de nous accorder quelque don spirituel ? Quand nous le recevons, le tissu doré de la fidélité et de la vérité de Dieu l’enveloppe et le rend doublement précieux.

Avons-nous demandé au Seigneur de nous accorder le succès dans son œuvre ? Comme la bénédiction s’accompagne de joie quand elle nous parvient portée par les ailes de la prière ! Il vaut toujours mieux recevoir les bénédictions par la voie légitime, par la porte de la prière. Il s’agit alors vraiment de bénédictions et non de tentations. Même quand la prière n’obtient pas son exaucement rapidement, les bénédictions augmentent en valeur à cause du délai. L’enfant Jésus était encore plus beau aux yeux de Marie quand elle le retrouva après l’avoir cherché pendant trois jours avec force larmes.

Nous devrions consacrer à Dieu ce que nous gagnons par la prière, comme le fit Anne avec Samuel. Le don venait du ciel, qu’il retourne au service du ciel. La prière l’a obtenu, la gratitude s’en est réjouie ; que la dévotion le consacre à Dieu. C’est ici un moment spécial où l’on peut dire: « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons » (1 Chroniques 29.14). Ami lecteur, est-ce que la prière est pour vous l’élément où vous vivez, ou bien s’agit-il d’un fardeau qui vous pèse ? Lequel des deux ?

Charles Spurgeon