Gospel Mag

 
pensées, charles spurgeon

20 janvier 2018

« Détourne mes yeux de la vue des choses vaines, fais-moi vivre dans ta voie ! » Psaumes 119.37

Il existe diverses sortes de vanités. Le bonnet et les clochettes du fou, le rire du monde, la danse, la lyre et la coupe de l’ivrogne, tout le monde sait que ce sont des vanités. Ces choses s’affichent pour ce qu’elles sont en réalité.

Plus traîtres, mais tout aussi vains, sont les soucis de ce monde et la fausseté des richesses. Il est possible de s’adonner tout autant à la vanité en se plongeant dans les livres de compte qu’en se rendant au théâtre. L’homme qui passe ses jours à amasser de la richesse, mène une vie de vanité. À moins que nous suivions Christ, et que nous fassions de Dieu le grand sujet de notre vie, nous ne différons qu’en apparence des hommes les plus frivoles. Il est clair que nous avons grand besoin de la première prière de notre texte : « Détourne mes yeux de la vue des choses vaines. »

« Fais-moi vivre dans ta voie ! » Le psalmiste reconnaît qu’il est insensible, alourdi, gauche et presque sans vie. Peut-être vous sentez-vous ainsi, ami lecteur. Nous sommes tellement léthargiques que les meilleures motivations ne parviennent pas à nous mouvoir, si Dieu n’y exerce pas sa puissance. Quoi ! La pensée de l’enfer ne me donnera-t-elle pas vie ? Dois-je penser à la perdition des pécheurs sans m’éveiller ? Le ciel ne me donnerat-il pas vie ? Puis-je penser aux récompenses qui attendent les justes tout en demeurant froid ? La mort ne me fera-t-elle pas vivre ? La pensée de mourir et de me présenter devant Dieu me verra-t-elle demeurer paresseux dans le service de mon Maître ? L’amour de Christ ne me pressera-t-il pas ? Puis-je penser à ses blessures bénies, me tenir au pied de sa croix, sans que la ferveur et le zèle ne fassent vibrer mon être ?

Il semble pourtant en être ainsi ! La simple considération de ces choses ne peut pas donner la vie à notre zèle. Dieu lui-même doit le faire, ce qui pousse le psalmiste à s’écrier : « Fais-moi vivre ! » Il épanche toute son âme en une ardente supplication. Son corps et son âme s’unissent en prière. « Détourne mes yeux de la vue des choses vaines », dit son corps. « Fais-moi vivre dans ta voie ! », s’écrie son âme. C’est une prière appropriée pour chaque jour. Ô Seigneur, entends-la ce soir, pour ce qui me concerne.

Charles Spurgeon