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4 décembre 2022

« Nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. » Romains 8.23
Ce soupir est universel parmi les saints. Nous le ressentons tous plus ou moins. Il ne s’agit pas d’un soupir qui murmure ou se plaint, mais c’est l’accent du désir plutôt que celui de la détresse. Ayant reçu le gage de notre héritage, nous désirons en posséder la totalité. Nous soupirons avec le désir que notre humanité entière, esprit, corps et âme, soit libérée des derniers vestiges de la chute. Nous désirons ardemment nous dépouiller de la corruption, de la faiblesse et du déshonneur pour nous revêtir de l’incorruption, de l’immortalité, de la gloire et du corps spirituel que le Seigneur Jésus accordera à son peuple. Nous attendons avec impatience la manifestation de notre adoption en tant qu’enfants de Dieu. « Nous soupirons », mais c’est « en nous-mêmes ». Il ne s’agit pas du soupir de l’hypocrite, par lequel il cherche à faire croire aux hommes qu’il est saint parce qu’il est misérable. Nos soupirs sont des choses sacrées, trop saintes pour que nous les publions aux quatre vents. Nous réservons l’ardeur de nos désirs au Seigneur. Puis, l’apôtre dit que nous « attendons ». Nous apprenons par cela que nous ne devons pas imiter l’impatience de Jonas ou celle d’Élie quand ils demandèrent la mort. Nous ne devons pas non plus geindre et gémir en désirant voir arriver le terme de nos jours parce que nous sommes fatigués de la difficulté du labeur ou parce que nous souhaitons échapper aux souffrances actuelles avant que la volonté de Dieu pour nous se soit pleinement accomplie. Nous devons soupirer après la glorification tout en étant prêts à l’attendre avec patience, sachant que la décision du Seigneur est la meilleure. L’attente implique la préparation et la veille. Nous devons nous tenir à la porte, nous attendant à voir notre Bien-Aimé l’ouvrir bientôt pour nous emmener avec lui. Ce « soupir » est un test, car on peut évaluer un homme quand on sait ce pour quoi il soupire. Certains soupirent pour la richesse. Ils adorent Mammon. D’autres soupirent continuellement sous le poids des difficultés de la vie. Ils se contentent d’être impatients. En revanche, l’homme qui soupire après Dieu, qui n’est pas à l’aise tant qu’il ne ressemble pas à Christ, cet homme est béni et bienheureux. Que Dieu nous aide à soupirer pour l’avènement du Seigneur et pour la résurrection qu’il apportera avec lui.

Charles Spurgeon

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