Gospel Mag » Pensées

8 février 2026

« C’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Matthieu 1.21

Beaucoup de gens, si on leur demande ce qu’ils comprennent par le salut, répondront: « Etre sauvé de l’enfer et accueilli au ciel. » Il s’agit ici de l’un des résultats du salut, mais à peine un dixième de tout ce que cette bénédiction contient. Il est vrai que le Seigneur Jésus-Christ rachète tout son peuple de la colère à venir. Il sauve les siens de l’effroyable condamnation sous laquelle les ont placés leurs péchés.

Mais son triomphe est beaucoup plus complet que cela. Il sauve son peuple « de ses péchés ». Quelle douce délivrance de nos pires adversaires ! Là où Christ accomplit une œuvre de salut, il détrône Satan et lui interdit d’exercer sa domination un instant de plus. Personne n’est vraiment chrétien si le péché continue de régner dans son corps mortel.

Le péché est présent en nous, effectivement, et il n’en sera jamais complètement expulsé avant que notre esprit entre dans la gloire, mais il ne possède jamais plus la domination. Il mène une lutte pour obtenir la domination, un combat contre la nouvelle loi et le nouvel esprit que Dieu a implantés en nous, mais le péché ne remportera plus jamais la victoire au point de devenir le monarque absolu de notre nature. Christ doit être le Maître du cœur, et le péché doit être mis à mort. Le lion de la tribu de Juda doit prévaloir, et le dragon doit être chassé.

Vous qui professez la foi, est-ce que le péché est assujetti en vous ? Si votre vie n’est pas sainte, votre cœur demeure toujours inchangé. Si c’est le cas, vous êtes alors encore inconverti. Si le Sauveur ne vous a pas sanctifié (mis à part) et renouvelé ; s’il ne vous a pas donné une haine du péché et un amour de la sainteté, il n’a encore rien fait en vous d’un caractère salutaire. Si elle ne rend pas un homme meilleur que les autres, la grâce dont il se réclame est une contrefaçon sans valeur.

Christ ne sauve pas son peuple dans ses péchés, mais de ses péchés. Sans la sainteté, personne ne verra le Seigneur (cf. Hébreux 12.14). « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité » (2 Timothée 2.19). Si nous ne sommes pas sauvés du péché, comment pouvonsnous espérer appartenir à son peuple ? Seigneur, sauve-moi dès à présent de tout mal, et donne-moi de porter honneur à mon Sauveur.

Charles Spurgeon

Ce site utilise uniquement les témoins (cookies) nécessaires.
i J’ai compris