15 mai 2026
« Parvenus à la perfection. » Hébreux 12.23
Souvenez-vous que le chrétien a besoin de deux sortes de perfections : celle de la justification, qu’il possède en la personne de Jésus, et celle de la sanctification accomplie en lui par le Saint-Esprit. À présent, les corruptions demeurent toujours dans la poitrine des hommes régénérés, comme l’expérience nous l’enseigne très vite. En nous résident toujours des convoitises et des imaginations mauvaises.
Mais je me réjouis de savoir qu’un jour vient où Dieu terminera l’œuvre qu’il a commencée en moi. Alors, il présentera mon âme, non seulement parfaite en Christ, mais également parfaite par l’Esprit, sans tache, ni défaut, ni choses semblables.
Se peut-il que mon pauvre cœur pécheur devienne un jour aussi saint que Dieu est ? Se peut-il que mon esprit, qui souvent s’écrie : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Romains 7.24), sera effectivement libéré du péché et de la mort ? Se peut-il que plus rien de mauvais ne viendra me frapper les oreilles, que plus aucune pensée impie ne détruira ma paix ? Oh quelle heure bénie ! Puisse-t-elle se hâter de venir !
Quand je traverse le Jourdain de la mort, l’œuvre de sanctification sera terminée, mais je ne peux jusqu’alors prétendre posséder la perfection en moi-même. En ce jour-là, mon esprit connaîtra son dernier baptême de feu par l’Esprit-Saint. Combien je désire ardemment la mort qui m’apportera cette dernière et finale purification et me fera entrer dans le ciel. Aucun ange ne sera plus pur que je serai, car je pourrai doublement dire : « Je suis pur », par le sang de Jésus et par l’œuvre du Saint-Esprit.
Oh, combien nous devrions louer la puissance du Saint-Esprit qui nous prépare ainsi à nous tenir dans la présence de notre Père dans les cieux ! Pourtant, que l’espérance de posséder la perfection en ce jour-là ne nous amène pas à nous contenter de l’imperfection ici-bas. Si c’est le cas, notre espérance ne peut pas être authentique, car une bonne espérance est un principe purificateur, en ce moment même.
L’œuvre de la grâce doit demeurer en nous aujourd’hui si nous voulons parvenir à la perfection en ce jour-là. Prions afin d’être « emplis de l’Esprit », pour produire de façon croissante des fruits pour la justice.
Charles Spurgeon
