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23 juin 2024

« Nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption. » Romains 8.23

Même en ce monde, les saints sont enfants de Dieu. Pourtant, les hommes ne peuvent pas voir cela, si ce n’est par le moyen de certains traits moraux de caractère. L’adoption n’est pas encore manifestée et les enfants ne sont pas encore déclarés ouvertement comme tels.

Chez les Romains, un homme pouvait adopter un enfant et garder la chose privée pendant longtemps. Puis il y avait une seconde adoption, en public, quand on amenait l’enfant devant les autorités constituées pour lui ôter ses anciens vêtements. Le père qui l’adoptait comme son fils lui donnait alors un habit qui correspondait à sa nouvelle condition de vie.

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » (1 Jean 3.2). Nous ne sommes pas encore revêtus de l’apparat qui convient à la famille royale céleste. Dans cette chair et ce sang, nous portons exactement la même chose que ce que nous avions en tant que fils d’Adam. Mais nous savons que, « quand il paraîtra », lui qui est « le premier-né de plusieurs frères », nous serons comme lui, car nous le verrons tel qu’il est.

Ne pouvez-vous pas imaginer que l’enfant, pris des rangs les plus bas de la société et adopté par un sénateur romain, se dise en lui-même : « J’attends avec impatience le jour où je serai publiquement adopté. Je me dépouillerai alors de ces habits plébéïens pour me revêtir comme il convient à mon nouveau rang sénatorial » ? Le bonheur que lui procure ce qu’il a reçu le pousse à soupirer jusqu’à la pleine possession de la chose promise.

Il en est ainsi de nous aujourd’hui. Nous attendons de revêtir nos vrais habits et d’être manifestés comme les enfants de Dieu. Nous sommes de jeunes nobles qui n’ont pas encore porté leur couronne. Nous sommes de jeunes fiancées, pour qui le jour du mariage ne s’est pas encore levé.

Par son amour, notre Bien-Aimé nous porte, ce qui nous conduit à soupirer et languir pour le jour des noces. Notre bonheur lui-même nous pousse à soupirer de le connaître en une plus grande mesure. Notre joie, telle un torrent qui déborde, désire ardemment jaillir jusqu’aux cieux comme un geyser islandais. Elle soupire et gémit dans notre esprit car elle désire posséder plus d’espace pour se manifester aux hommes.

Charles Spurgeon

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