Gospel Mag

pensées, charles spurgeon

15 juillet 2018

« Jésus... apparut d’abord à Marie de Magdala. » Marc 16.9

Si Jésus « apparut d’abord à Marie de Magdala », ce ne fut probablement pas seulement en raison du grand amour et de la recherche persévérante de cette femme, mais aussi parce que, comme le contexte l’indique, elle était un trophée particulier de la puissance libératrice de Christ.

Apprenons de ceci que l’énormité de nos péchés avant la conversion ne doit pas nous conduire à désespérer de bénéficier de la faveur spéciale du plus haut degré de communion. Marie avait tout abandonné afin de continuellement servir le Sauveur. Il était l’objet premier et principal de son attention. Beaucoup de ceux qui entendirent la voix de Christ ne prirent cependant pas sa croix, mais elle le fit.

Elle dépensa ses biens pour pourvoir à ses besoins. Si nous voulons voir beaucoup de Christ, servons-le. Dites-moi qui s’assied le plus souvent sous la bannière de son amour et qui boit le plus profondément de la coupe de sa communion. Je suis sûr que ce sont ceux qui donnent le plus, qui servent le mieux et demeurent le plus près du cœur percé de leur cher Seigneur.

Mais prenez note de la manière dont Christ se révéla à cette femme affligée – par un mot : « Marie. » Il suffisait que sa voix prononce un seul mot pour qu’elle le reconnaisse immédiatement.

Son cœur manifesta son allégeance en répondant par un autre mot, car il était trop plein pour dire davantage. Ce mot solitaire devait naturellement être le plus adéquat pour une telle occasion. Il exprime l’obéissance. Elle lui dit : « Maître. » L’état d’esprit dans lequel cette confession d’allégeance s’exprimerait avec trop de froideur n’existe pas. Non, lorsque votre esprit brûle le plus ardemment du feu céleste, alors vous dites : « Je suis ton serviteur... Tu as détaché mes liens » (Psaume 116.16).

Si vous pouvez dire : « Maître », si vous pouvez ressentir que sa volonté est la vôtre, alors vous vous tenez sur un sol béni et saint. Il fallait que Christ dise : « Marie », sinon elle n’aurait pas pu répondre : « Rabboni. » Voyez donc en ceci la manière dont Christ honore ceux qui l’honorent, comment l’amour attire notre Bien-Aimé, la façon dont un seul mot de sa part suffit pour transformer nos pleurs en allégresse, et comment sa présence est le soleil de notre cœur.

Charles Spurgeon