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La manifestation de votre compassion...

Paula Hendricks MarstellerBéatitudes

Autrefois, je pensais être compatissante parce que je sentais la douleur des autres. Si j’avais vécu il y a très longtemps, on aurait pu faire appel à moi comme pleureuse professionnelle, pour gémir lors des funérailles d’un parfait étranger. Mais cela n’est pas vraiment de la compassion.

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Bien que la compassion soit souvent accompagnée de larmes, c’est bien plus que des sentiments et des émotions. C’est un acte de la volonté. Il ne s’agit pas seulement de voir un besoin et de compatir, mais de faire quelque chose pour y répondre. Comme le dit Martyn Lloyd-Jones, la compassion est composée à la fois « d’un sentiment intérieur de miséricorde et d’actes extérieurs répondant aux peines et aux souffrances des autres ».

La compassion a été pleinement manifestée le jour où le bon Samaritain a répondu aux besoins d’un parfait étranger (alors que les religieux ont passé outre !). Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas un « bon Samaritain ». Vous pourriez l’être, bien entendu, s’il vous était aussi facile de penser aux besoins des autres qu’à vos propres besoins ! Mais ce n’est pas le cas. Alors vous n’êtes pas un « bon Samaritain ».

Le problème, c’est que Jésus ne semble pas penser qu’être compatissant soit facultatif pour un vrai chrétien. Après avoir décrit les qualités chrétiennes dans les quatre premières béatitudes (les pauvres en esprit, ceux qui pleurent, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice), Jésus parle de notre relation avec les autres dans les quatre dernières béatitudes. Parce que ce que vous faites découle de ce que vous êtes. Comme le dit Dorothy Patterson : « La passion pour Dieu va de pair avec la compassion pour les autres. »

Alors comment y parvenir ?

1. Réfléchissez à la compassion dont vous avez été l’objet.

Martyn Lloyd-Jones ne mâche pas ses mots lorsqu’il dit : « Si je ne suis pas compatissant, il n’y a qu’une seule explication : je n’ai jamais compris la grâce et la miséricorde de Dieu. »

J’aime beaucoup ce que dit Sally Lloyd-Jones (qui n’est pas la femme de Martyn !) :

Dieu nous a-t-il abandonnés ? S’est-il contenté de regarder du ciel les dégâts que nous avions faits ? Non. Il ne s’est pas contenté de regarder. Il est descendu sur terre. Dieu lui-même est descendu. Non en tant que juge pour punir, mais en tant que sauveur pour délivrer.

Si vous ne « sentez » toujours pas la grâce et la miséricorde de Dieu, lisez attentivement et méditez Éphésiens 2.1-10 :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés. Par ces actes, vous conformiez alors votre manière de vivre à celle de ce monde et vous suiviez le chef des puissances spirituelles mauvaises, cet esprit qui agit maintenant dans les hommes rebelles à Dieu. Nous aussi, nous faisions autrefois tous partie de ces hommes. Nous vivions selon nos désirs d’hommes livrés à eux-mêmes et nous accomplissions tout ce que notre corps et notre esprit nous poussaient à faire. Aussi étions-nous, par nature, destinés à subir la colère de Dieu comme le reste des hommes.
Mais Dieu est riche en bonté. Aussi, à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre les uns et les autres avec le Christ. C’est par la grâce que vous êtes sauvés. Par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a ressuscités ensemble et nous a fait siéger ensemble dans le monde céleste. Il l’a fait afin de démontrer pour tous les âges à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce qu’il a manifestée en Jésus-Christ par sa bonté envers nous. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions.

2. Demandez à Dieu d’ouvrir vos yeux sur les besoins qui vous entourent. Dressez une liste. Cela m’a pris seulement quelques secondes pour écrire tout un tas de besoins. Si vous avez du mal à établir une liste, ce que dit Dorothy Patterson peut vous aider :

Comment une femme ordinaire peut-elle devenir compatissante ? Elle commence par se mettre dans la peau d’une autre femme, ressentant sa douleur, éprouvant ses doutes et voyant son monde s’écrouler. Ce n’est qu’après avoir fait cela qu’elle peut commencer à vivre sa vie, penser ses pensées et mener ses combats. Vous ne vous mettez pas dans la peau d’une autre en quelques secondes mais plutôt en vivant dans son ombre et en essayant pendant un certain temps de marcher là où elle marche et de ressentir ce qu’elle ressent.

Dans la peau de qui Dieu veut-il que vous vous mettiez pendant un certain temps ?

3. Montrez de la compassion à ceux qui souffrent.

La compassion passe par la prière, mais elle ne s’arrête pas à la prière. La compassion se retrousse les manches et se met au travail. Et celui qui se montre compatissant reçoit davantage de compassion de la part de Dieu :

« Heureux ceux qui sont compatissants, car ils obtiendront compassion » (Matthieu 5.7).

Dorothy Patterson l’explique de cette manière :

Cette béatitude comporte une double bénédiction car celui qui donne et celui qui reçoit récoltent tous deux une récompense.... Dieu est si bon qu’il remarque et récompense toujours la bonté et la compassion que nous avons pour les autres.

Vous est-il arrivé de vous montrer compatissante ? Racontez-le nous. Sinon, êtes-vous sûre d’avoir reçu la miséricorde de Dieu ? Accepteriez-vous de vous humilier et de la lui demander maintenant ? Il est désireux de vous la donner.

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