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rosalind picard, massachusetts institute of technology

Une enseignante du MIT rencontre l’Auteur de toute science…

Rosalind PicardFoi

Je prenais les personnes qui croyaient en Dieu pour des ignorants. Je me suis assagie et me suis ouverte à Dieu.

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Dès l’école primaire, alors que j’étais une lectrice vorace et une brillante élève, je me suis identifiée comme très intelligente. Et je croyais que les gens intelligents n’avaient pas besoin de religion. Par conséquent, je me suis autoproclamée athée et je considérais les croyants comme n’ayant pas reçu d’éducation.

Au lycée, j’ai organisé un débat en classe pour défendre une forme d’évolution sans Dieu, confiante que mon camp allait gagner parce que « c’était de la science ». Quand la classe a voté et a donné la victoire à la création, j’ai été stupéfaite. Je me suis dit que la plupart des élèves ne comprenaient pas la science, ou qu’ils étaient influencés à tort par la fille la plus populaire de la classe. Elle avait une piscine dans son jardin et organisait de belles fêtes.

À l’époque, je faisais du baby-sitting pour gagner de l’argent. L’une de mes familles préférées était un jeune couple ; le mari (un médecin) et la femme étaient tous les deux très futés. Un soir, après m’avoir payée, ils m’ont invitée à l’église. J’étais abasourdie – des gens aussi intelligents allaient vraiment à l’église ? Quand le dimanche matin est arrivé, je leur ai dit que j’avais mal au ventre. Ils m’ont invitée de nouveau la semaine suivante, mais une fois de plus, j’ai eu un autre mal de ventre imaginaire. Plus ils persistaient, plus je luttais pour inventer des excuses convaincantes. (Essaye de simuler une maladie à un médecin.)

Une simple étape ?

Finalement, le couple a essayé une approche différente. « Tu sais, disaient-ils, aller à l’église n’est pas ce qui compte le plus. Ce qui compte, c’est ce que tu crois. As-tu lu la Bible ? » Je me suis dit que si je voulais être une personne instruite, je devais lire le livre le plus vendu de tous les temps. Le médecin a suggéré de commencer par les Proverbes, en lisant un chapitre par jour pendant un mois. Quand j’ai ouvert la Bible pour la première fois – c’était la version du roi Jacques (KJV, King James Version) – je m’attendais à trouver de faux miracles, des créatures inventées et du charabia. À ma grande surprise, le livre des Proverbes était plein de sagesse. J’ai dû faire des pauses en lisant et en réfléchissant.

J’ai discrètement acheté une traduction moderne intitulée The Way et j’ai lu toute la Bible. Bien que je n’aie jamais entendu de voix ou quoi que ce soit pour justifier l’appel à un neurologue, j’ai ressenti l’étrange sensation que l’on me parlait. C’était troublant, mais étrangement attirant. Je commençais à me demander s’il pouvait vraiment y avoir un Dieu.

J’ai décidé de me remettre à lire la Bible, pensant que mon expérience était peut-être commune aux nouveaux lecteurs. Cette fois-ci, je prendrai du recul et je la lirai plus attentivement, pour mieux la comprendre. J’ai également promis d’en apprendre davantage sur les origines de la Bible et d’étudier d’autres religions. Peut-être, pensai-je, ma culture – dans laquelle la plupart des gens étaient chrétiens ou juifs – me conditionnait-elle à trouver le christianisme attirant.

Un professeur juif très apprécié de mon lycée a mis en place un programme « sur mesure » qui me permettait chaque semestre de consacrer une heure à ce qui m’intéressait. J’ai étudié le bouddhisme, l’hindouisme et plusieurs autres religions. J’ai visité des temples, des synagogues, des mosquées et d’autres lieux saints.

Je voulais, plus que tout, passer cette étape de « religion », parce que je savais que je ne voulais pas de religion. Mais malgré mon désir, une bataille interne faisait rage. Une partie de moi était de plus en plus impatiente à passer du temps avec le Dieu de la Bible, mais au-dedans de moi une voix agacée me répétait que je serai heureuse une fois que j’aurai tourné la page.

Il y a deux passages que j’ai trouvés particulièrement troublants : Matthieu 10.33 (« Celui qui me renie devant les autres, je le renierai devant mon Père qui est aux cieux ») et Matthieu 12.30 (« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse »). Je n’aimais pas ce qui me paraissait être un ultimatum malvenu. Je ne voulais pas croire en Dieu, mais je ressentais toujours un amour et une présence bien particuliers que je ne pouvais ignorer.

Pendant ma première année d’université, j’ai renoué le contact avec un ami que j’avais rencontré lors d’un cours d’été. C’était un élève parfait et une vedette du terrain de basket comme du terrain de foot. Je n’avais jamais connu quelqu’un d’aussi intelligent et sportif. Il m’aidait à faire mes devoirs difficiles de physique, puis il m’invitait dans son église. Cette fois, je me sentais bien.

La prédication a suscité de nombreuses questions. J’ai commencé à lever la main pendant que le pasteur parlait, avant de me rendre compte que tout le monde était tranquillement assis. J’ai poussé du coude mon ami : « Est-ce qu’on peut poser des questions ? » Il m’a fait signe de rester discrète. Comment apprendre si on ne peut pas s’informer ? Après la prédication, j’ai essayé d’obtenir des réponses, mais les gens voulaient surtout sympathiser. J’ai commencé l’école du dimanche parce que les moniteurs me laissaient poser des questions. J’ai aussi continué à lire.

Un dimanche, le pasteur a parlé de la différence entre croire en Dieu et suivre Dieu. Je savais que Jésus prétendait être « le chemin » vers Dieu, mais j’avais essayé d’éviter tout ce qui était lié à Jésus. Je ne pouvais pas m’empêcher d’associer son nom au mot « aberration ». Mais le pasteur a attiré mon attention lorsqu’il m’a demandé : « Qui est le Seigneur de ta vie ? » Il a parlé de ce qui se passe quand « toi, un être humain, tu prends ce trône ».

J’étais intriguée : J’étais le capitaine du navire, mais était-il possible que Dieu soit prêt à me guider ? De là, j’en suis venue à une compréhension plus profonde de ce que signifie avoir une relation avec Dieu par la foi en Jésus. Cela me paraissait absurde de prier à ce sujet – après tout, j’avais encore des doutes sur l’existence de Dieu. Mais en suivant la logique du pari de Pascal, j’ai décidé de faire une expérience, certaine que j’avais beaucoup à gagner et très peu à perdre.

Après avoir prié « Jésus-Christ, je te demande d’être le Seigneur de ma vie », mon monde a radicalement changé, comme si une existence plate, en noir et blanc, devenait soudain pleine de couleurs et tridimensionnelle. Mais je n’ai rien perdu de mon envie de faire de nouvelles découvertes. En fait, je me suis senti encouragée à poser des questions encore plus complexes sur le fonctionnement du monde. Je ressentais de la joie et de la liberté, mais aussi un sens aigu des responsabilités et des défis.

Apprendre et découvrir

As-tu déjà essayé d’assembler quelque chose de mécanique et qui, au final, ne fonctionne qu’à moitié ? Peut-être que les roues tournent, mais pas en douceur. Puis tu réalises qu’il te manque une pièce. Quand tu l’assembles enfin correctement, il fonctionne à merveille. C’est ce que j’ai ressenti quand j’ai remis ma vie à Dieu : Je pensais que tout fonctionnait bien avant, mais après avoir été « réparée », tout fonctionnait infiniment mieux. Cela ne veut pas dire qu’il ne m’est jamais rien arrivé de mal, loin de là. Mais en toutes choses, bonnes ou mauvaises, j’ai pu compter sur les conseils, le réconfort et la protection de Dieu.

Aujourd’hui, je suis professeure d’université (Massachusetts Institute of Technology). J’ai des collègues incroyables qui m’ont aidée à transformer mes recherches de laboratoire en produits de grande utilité, y compris une montre intelligente qui aide les soignants à sauver la vie de personnes atteintes d’épilepsie. Je travaille en étroite collaboration avec des gens dont la vie est remplie de problèmes médicaux, des gens dont les enfants ne sont pas en bonne santé. Je n’ai pas de réponses adéquates pour expliquer toutes leurs souffrances. Mais je sais qu’il y a un Dieu d’une grandeur et d’un amour insondables qui entre librement en relation avec tous ceux qui confessent leurs péchés et invoquent son nom.

Autrefois, je me considérais trop intelligente pour croire en Dieu. Aujourd’hui, je sais que j’étais insensée, arrogante et capable de mépriser le plus grand Esprit du cosmos – l’Auteur de toutes les sciences, des mathématiques, des arts et de tout ce que l’on peut connaître. Je marche dorénavant avec humilité, ayant été au bénéfice de la grâce la plus imméritée. Je marche avec joie, aux côtés du Compagnon le plus étonnant que l’on puisse souhaiter, remplie du désir de continuer à apprendre et à découvrir.

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