Gospel Mag

 

Gospel Mag / Blog / Que faire avec le père Noël ?

Que faire avec le père Noël ?

Sara WallaceVie chrétienne

Quand j’étais enfant, je croyais au père Noël. Mon mari aussi.

Annonce : Abonnez-vous à la lettre de nouvelles et recevez gratuitement un nouveau livrel (ebook).

Cela ne nous a pas traumatisés. Nous ne nous sommes pas détournés du Seigneur et nous n’en avons pas voulu à nos parents de nous avoir caché la vérité. Avant d’avoir des enfants nous pensions faire la même chose avec eux. Nous voulions que Noël soit une période aussi merveilleuse pour eux qu’elle l’avait été pour nous. Mais lorsque nous avons eu des enfants, nous avons changé d’avis.

Pas question de les laisser croire au père Noël.

Je dois tout d’abord préciser que je suis la première à vouloir stimuler l’imagination de mes enfants. Ils passent leur temps à courir dans la maison en se prenant pour des pirates, des super-héros ou des animaux exotiques. Et j’adore ça.

Je veux aussi souligner que lorsque je parle du père Noël dans ce post, je pense plus particulièrement au fait de croire au père Noël. Je ne dis pas qu’il faut le bannir entièrement de notre vie. Mon mari porte un bonnet de père Noël tout en cuisinant. Quand mes enfants reprennent les chants de Noël qui passent à la radio, ils ne sautent pas les mots « père Noël » et ne les considèrent pas comme des gros mots.

Mais nous avons décidé de dire clairement à nos enfants que le père Noël n’existait pas.

Il y a quatre raisons pour lesquelles notre famille a pris cette décision.

1. Le père Noël encourage le salut par les œuvres

Cela peut paraître sévère, mais gardez à l’esprit que le cœur de l’Évangile est que notre péché a été remplacé par la justice du Christ. C’est un concept difficile à enseigner parce que les enfants sont légalistes par nature. Il faut beaucoup de temps, de prières et de conversations sérieuses pour les aider à comprendre que Dieu ne nous aime pas à cause de nos bonnes œuvres, mais grâce à celles du Christ.

C’est alors qu’arrive le père Noël.

Il est jovial, brillant et il promet des cadeaux aux enfants qui sont sages. Un de mes fils en particulier est très sensible aux dégâts que cela peut causer. Il serait très stressé si Noël reposait sur ses bonnes actions. Chaque fois qu’il rate quelque chose il a tendance à s’appliquer et à redoubler d’efforts pour rattraper le coup. J’ai déjà suffisamment de mal à lui faire comprendre que le pardon du Christ est gratuit et qu’il n’a pas à le mériter, sans que le père Noël vienne compliquer les choses.

2. Le père Noël brouille les lignes entre la réalité et l’imaginaire

Les moments où les enfants grimpent sur nos genoux pour écouter une histoire biblique sont très précieux. Nous parlons de la vie parfaite de Jésus et de sa mort pour nos péchés. Nous parlons de la puissance de Dieu qui a créé le monde, ouvert la mer Rouge et fermé la gueule des lions. Ils écoutent attentivement.

Et ils nous croient.

Parfois mon cœur fond quand je vois leurs yeux grands ouverts et leurs visages innocents, et je me dis : « Ils me font confiance. Je veux vraiment les conduire dans la vérité. » Si mon mari et moi mêlons le père Noël à ces histoires vraies, que penseront-ils plus tard quand ils découvriront que le père Noël n’existe pas. Que penseront-ils de l’arche de Noé ? des dix plaies d’Égypte ? de ce Jésus qui ressemble à un magicien religieux ? Nous voulons qu’ils puissent clairement distinguer la réalité de la fiction. Il ne faut surtout pas qu’ils pensent que les personnages bibliques peuvent voyager entre les deux.

3. Le père Noël est une sorte de dieu

Peut-être cette affirmation vous surprend-elle ? Mais réfléchissez. Il est omnipotent, c’est-à-dire tout-puissant – il fait des jouets, conduit un traîneau volant, passe par les cheminées. Il est omniprésent, c’est-à-dire partout à la fois – sinon comment pourrait-il distribuer les cadeaux ? Il est omniscient, c’est-à-dire qu’il sait tout – il sait qui est sage et qui ne l’est pas. Il est éternel. Il est parfait. Il est tout cela à la fois. Je ne connais pas d’autre créature mythique qui manifeste autant de caractéristiques réservées à Dieu. Quand je décris Dieu à mes enfants, je ne veux pas qu’ils pensent : « Ah oui, c’est un peu comme le père Noël. » Dieu ne ressemble à personne. Nous voulons que cela soit clair pour nos enfants.

4. C’est difficile de rivaliser avec le père Noël

Certains parents appellent le mythe du père Noël un mensonge alors que d’autres l’appellent une fiction. J’appelle ça une énorme distraction. Mon fils de cinq ans me pose tout le temps des questions au sujet de Dieu : « C’est quoi un esprit ? Si Dieu n’a pas de cœur, comment peut-il aimer les gens ? S’il n’y a qu’un seul Dieu, pourquoi appelons-nous Jésus Dieu ? » Ce ne sont pas des questions faciles ! Si je disais à mon fils que le père Noël existe, il me poserait le même genre de questions. Des centaines. Est-ce que je veux vraiment prendre le temps de satisfaire la curiosité légitime de mon fils en lui apportant des réponses qui ne sont même pas vraies ? Est-ce que je veux que le père Noël soit au centre de toutes nos conversations ?

Alors que faire avec le père Noël ? Où que nous allions en période de fêtes, nous ne pouvons échapper à sa présence. Et nous ne le voulons pas. Nous traitons le père Noël comme tout autre sujet. Nous expliquons qui il est. Nous en profitons pour apprendre à nos enfants à réfléchir. Nous ne voulons pas qu’ils aient peur du père Noël, ni qu’ils le fuient, ni qu’ils se débrouillent pour trouver les réponses que nous ne leur aurions pas apportées. Nous en parlons ouvertement avec eux.

Quand nous voyons le père Noël faire sonner une cloche devant un magasin, mes enfants sourient et disent : « Joyeux Noël, père Noël ! » Mais ils ne croient pas qu’il existe. Il ne les observe pas pendant leur sommeil et ne comptabilise pas leurs bonnes actions. Pour eux, c’est comme s’ils voyaient quelqu’un déguisé en Batman.

Et ils passent un très bon Noël.

facebook google twitter
songs of saplings, dana dirksen

Enseigner la théologie aux enfants, c’est possible... gratuitement !

paresse, vie chrétienne, emily jensen

La femme paresseuse