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Quand un ami souffre

Christina FoxAccompagnement

« Comment vas-tu ? » ai-je demandé à mon amie.

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Fixant ses yeux fatigués, mon cœur compatissait à la souffrance qu’elle traversait. Nous avons parlé de ses traitements et de ce que c’était de vivre tous les jours avec un cancer.

Même si je savais qu’elle souffrait, c’était une souffrance que je ne comprenais pas vraiment. Comment aurais-je pu ? On ne m’a jamais diagnostiqué un cancer du sein. Je n’ai jamais été opérée et on n’a jamais fait couler du poison dans mes veines semaine après semaine. Je ne me suis jamais battue pour rester en vie.

Parce que la souffrance est une expérience humaine que nous subissons tous, il est probable que nous connaissons tous quelqu’un qui traverse actuellement une épreuve difficile. Qu’il s’agisse d’une maladie mortelle, d’une perte cruelle, d’un cœur brisé ou d’un rêve qui s’est écroulé, nous connaissons tous les douleurs liées à notre condition déchue. Le genre et l’intensité de nos épreuves varient mais la douleur émotionnelle, les questions douloureuses, les combats contre le doute, nous les partageons tous.

Comment venir en aide à un ami qui souffre ? Nous nous sentons parfois impuissants parce que nous ne comprenons pas ce qu’ils traversent ou sommes même effrayés. D’autres fois, nous voulons les débarrasser de leur douleur, alors nous essayons de résoudre le problème. D’autres fois encore nous avons de bonnes intentions et cherchons à encourager mais les mots ne viennent pas. Nous ne réussissons pas à formuler ce que nous voulons dire et sortons des platitudes qui sonnent creux.

Si vous avez un ami qui souffre :

1. Le silence parle parfois plus fort que les mots

Quand Job a subi la perte inestimable de sa famille et de ses biens, ses amis se sont rassemblés autour de lui et se sont tus pendant sept jours :

Or, trois amis de Job apprirent que tous ces malheurs venaient de fondre sur lui. Ils vinrent chacun de son pays. C’était Éliphaz de Témân, Bildad de Shouah, et Tsophar de Naama. En effet, ils décidèrent ensemble d’aller lui témoigner leur sympathie et le consoler. Lorsqu’ils l’aperçurent de loin, ils ne le reconnurent pas, et ils se mirent à pleurer à grand bruit. Ils déchirèrent leur manteau et jetèrent de la poussière en l’air, au-dessus de leur tête. Puis ils restèrent là, assis par terre, à ses côtés, sept jours et sept nuits. Aucun d’eux ne lui dit un mot car ils voyaient bien combien sa souffrance était grande (Job 2.11-13).

C’est quand ils ont commencé à parler que les choses se sont gâtées (voir Job 4 et suivants). La majeure partie du livre de Job rapporte les conseils blessants que ses amis lui ont prodigués. Ce dont une personne qui souffre a le plus besoin, c’est de la présence de quelqu’un qui l’aime. Le silence apporte plus de réconfort que tous les conseils ou platitudes que nous pourrions donner. Nous nous sentons souvent obligés de remplir le vide avec des mots. C’est une erreur. Ne dites rien. Si votre ami veut parler, écoutez-le. Regardez-le dans les yeux et servez-vous de vos yeux et de votre langage corporel pour lui montrer que vous l’aimez.

2. Parlez-lui de l’amour de Dieu

Quand arrive le moment de parler, partagez l’Évangile. Les amis de Job ne lui ont pas communiqué la vérité biblique. Ils se sont inspirés de la croyance populaire selon laquelle un comportement juste entraînait une bénédiction et une attitude répréhensible une punition. Même si cela est parfois vrai, ce n’est pas une règle. Contrairement à Job, nous avons l’avantage de voir l’ensemble du tableau. Nous connaissons les circonstances derrière la souffrance de Job. Jésus illustre parfaitement le fait que quelqu’un qui est parfaitement juste peut subir des souffrances injustes. Il est le plus grand encouragement et le plus grand espoir que nous puissions apporter à quelqu’un.

Il est l’homme de douleur, habitué à la souffrance. Il a connu la douleur du rejet. Il a connu la tentation. Il est venu pour porter nos douleurs. Il est venu pour porter notre péché et notre honte. Il est venu pour affronter la tentation et vaincre le péché et la mort. Jésus a subi plus de souffrance que nous ne pourrions jamais imaginer. Il ne la méritait pas mais l’a subie par amour pour nous. Il est devenu péché pour nous. Il a souffert et est mort pour nous. Et maintenant il vit, règne et intercède en notre faveur. Nous devons encourager nos amis avec ces vérités et leur rappeler qui ils sont en Christ. Nous devons les encourager avec les promesses de Dieu et les orienter vers l’espérance qu’ils ont en Jésus.

3. Priez

Dites à votre ami que vous priez pour lui et faites-le ! Dans notre culture chrétienne, la prière est parfois utilisée comme un vœu qui équivaut à : « J’espère que tu vas aller mieux ». Ou nous disons poliment : « Je prie pour toi », de la même manière que nous disons à un vendeur dans un magasin : « Passez un bon week-end. » En tant que chrétiens, nous devrions connaître la puissance de la prière. Nous devrions savoir qu’elle libère les prisonniers, guérit les aveugles et ressuscite les morts. C’est un des moyens que Dieu utilise pour accomplir sa volonté. Quand un ami souffre, nous ne devons pas négliger de prier pour lui. Dites-lui de façon précise comment vous priez pour lui et demandez-lui de quelle autre manière vous pourriez prier. Vérifiez avec lui s’il n’y a pas de nouveaux sujets de prière. Vous pouvez également rédiger une prière et la lui envoyer.

4. Ne l’oubliez pas

C’est quelque chose que j’ai souvent négligé. Quand un ami passe par une épreuve, nous sommes avec lui au début et l’entourons de notre affection. Mais le temps passe et nous devons retourner à notre vie ordinaire. Sans même nous en rendre compte, nous oublions notre ami. Nous nous disons qu’il est allé de l’avant lui aussi. Mais nous nous trompons. C’est particulièrement le cas de ceux qui souffrent d’une maladie chronique ou qui ont subi une perte douloureuse. Le temps passe mais la douleur est toujours aussi forte. Ne les oubliez pas. Continuez à les aimer et à les encourager. Soyez avec eux dans la durée.

Si vous avez un ami qui souffre, ne pensez pas que parce que vous n’avez pas traversé la même épreuve que lui vous ne pouvez lui être d’aucun secours. Vous pouvez être son ami. Asseyez-vous. Écoutez. Priez. Montrez-lui l’amour de Jésus.

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