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Quatre autres choses que j’ai apprises en participant à un concours de beauté

Paula Hendricks MarstellerVie chrétienne

Hier j’ai parlé de « quatre choses que j’ai apprises en participant à un concours de beauté », un concours différent de ceux que vous voyez à la télé, le but étant moins de se mesurer à des critères de beauté irréalistes que d’améliorer ses capacités de communication, et qui m’a obligée à sortir de ma zone de confort.

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Voici quatre autres choses que j’ai apprises en participant à un concours de beauté.

1. J’ai appris à gérer la pression

Pendant au moins un mois avant la compétition, j’ai marché, parlé et rêvé concours de beauté. La nuit précédant le grand événement, je n’ai pas arrêté de me demander qui allait l’emporter. Le soleil s’est enfin levé, et j’ai pris un bon petit déjeuner avant de me rendre au centre commercial pour ma séance de maquillage.

Après m’être fait coiffer de façon élégante et avoir mis un tailleur pour l’interview, je suis restée debout (pour éviter de froisser mes vêtements) et j’ai essayé de me convaincre que j’étais calme.

Il était enfin temps de me rendre au concours. C’était le jour que j’attendais depuis plus d’un mois, et je ne pouvais m’empêcher d’être terrorisée.

À quelle situation tendue êtes-vous confrontée en ce moment ? Avez-vous appris à être contente quel que soit le résultat ?

« J’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie » (Philippiens 4.11-13).

2. J’ai appris à communiquer avec aisance

Non seulement ai-je prononcé un discours et répondu aux questions tirées du bocal, mais à la surprise générale, j’ai eu un contact plutôt spontané avec les juges.

La décision des juges appartenait à Dieu et serait ce qu’il y a de meilleur pour moi.

Nous prenions un léger dîner ensemble le jour du concours quand la sirène annonçant les tornades s’est mise à hurler. Aussitôt, les concurrentes, les responsables et les juges se sont précipités dans la pièce sans fenêtres la plus reculée du bâtiment. Nous nous étions regroupés autour d’une radio qui grésillait, nous demandant si la partie publique du concours serait annulée. Quelle situation étrange et inattendue ! Perchée sur l’accoudoir d’un vieux canapé orange, j’ai discrètement ramené mon tailleur autour de mes jambes. Un des juges a demandé : « Alors… vous connaissez de bonnes blagues ? » Nous nous sommes tous mis à glousser.

Mince, ai-je pensé, nous n’avons pas parlé de cela lors des répétitions. Cela pourrait ternir mon image aux yeux des juges – mais bon – je ferais une blague en toute autre situation. À la surprise de tous ceux qui étaient dans la pièce, j’ai déclaré que j’en connaissais une et me suis mise à raconter une blague banale. Cela a brisé la glace, et nous avons ri et discuté jusqu’à ce que la tempête soit passée.

Simple curiosité : vos paroles ont-elles aidé ou blessé dans des situations tendues ?

« Les paroles du sage sont empreintes de bonté, mais la bouche de l’insensé cause sa perte » (Ecclésiaste 10.12).

3. J’ai pris conscience comme jamais auparavant que de nombreuses personnes me soutenaient

Je me demande ce que mes voisins ont pensé en apercevant par leur fenêtre un mois avant le concours mon frère de douze ans me préparer au concours en me bombardant de questions tirées du bocal et en commentant mes pas de danse. Je garde un très bon souvenir du temps passé avec lui.

Il y avait aussi mes collègues de travail de Pizza Hut. Ils avaient peint « Paula on t’aime » sur des pancartes et gribouillé mon nom sur leurs voitures avec de la peinture lavable. La gérante est même venue à mon secours le soir du concours. Alors que je montais sur l’estrade, les muscles de mon visage étaient figés. J’essayais de sourire mais je sentais mes lèvres trembler et s’affaisser. J’ai regardé la foule et mon regard a croisé le sien.

Quel spectacle !

Elle se gonflait les joues, se tirait les oreilles et faisait des grimaces. Je me suis mise à rire intérieurement et mon visage s’est décontracté. Tout au long de la soirée, quand mon visage commençait à s’affaisser, je cherchais ma gérante dans la foule. Qui n’aurait pas l’impression d’être un gagnant avec des amis comme ceux-là ? Proverbes 17.17 a raison :

« Un ami aime en tout temps et, quand survient l’adversité, il se révèle un frère. »

4. J’ai appris à être une bonne perdante

Nous y étions. Je retenais mon souffle alors que le maître de cérémonie tirait l’avant dernier bout de papier de l’enveloppe – celui qui allait décider de la prochaine année de ma vie. Il fit une pause théâtrale, et prononça mon nom. J’étais la première dauphine. Machinalement, je me suis avancée, ai accepté les fleurs et me suis rendue à l’avant de la scène en souriant.

Je n’avais pourtant pas envie de sourire. Je voulais laisser des larmes de colère couler sur mes joues, pour dire aux juges combien ils étaient stupides, et quitter l’estrade déçue et dégoûtée. (Hé, j’essaye juste d’être honnête.) Mais cela n’aurait pas été convenable.

Il y avait une fille derrière moi qui était sur un nuage. Par égard pour elle je me suis montrée bonne perdante. Je l’ai serrée dans mes bras, l’ai félicitée et me suis laissée photographier avec elle. À travers cette expérience, j’ai appris à mes réjouir des victoires des autres et à recevoir une récompense sans mettre les autres mal à l’aise.

De plus, Proverbes 16.33 dit :

« On jette le sort dans les pans du vêtement du prêtre, mais c’est de l’Éternel que dépend toute décision. »

Cette vérité s’applique même aux détails « mineurs » comme gagner ou non un concours de beauté. La décision des juges appartenait à Dieu. Il m’a donné ce qu’il y avait de meilleur pour moi, et apparemment la deuxième place était ce qu’il y avait de meilleur pour moi.

Et vous ? Croyez-vous que Dieu soit maître du titre que vous espérez tant ? Croyez-vous que Dieu soit pour vous ?

Parce que Dieu est pour vous, vous n’avez pas besoin de « gagner » pour capter son attention ou obtenir sa faveur. Tout cela vous est déjà donné si vous êtes en Christ.

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