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Joie véritable et fausses satisfactions

Jackie Hill PerryVie chrétienne

Le désir est une chose délicate. Il a le pouvoir de nous amener à l’esclavage ou à la liberté, à la joie véritable ou à de fausses satisfactions.

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La guerre de la foi et du désir a commencé dans le Jardin. En Genèse 3.5, Satan attaque la foi d’Ève en influençant sa manière de penser et en l’amenant à remettre en question non seulement le commandement de Dieu mais aussi son caractère. Il utilise la ruse pour mentir subtilement à Ève et lui dire que Dieu ne fera pas ce qu’il a dit, qu’il n’est pas aussi bon qu’elle le pense.

Désirs répréhensibles ?

Lorsque le caractère de Dieu est mis en question, l’esprit et le cœur commencent à réorienter leurs désirs vers quelque chose d’autre. Après tout, peut-on réellement faire confiance à Dieu ? Ève s’est engagée dans cette voie, et cela l’a amenée à voir des choses dans un arbre qui n’existaient pas. Ses désirs avaient besoin d’être satisfaits, et son cœur s’est détourné de son Créateur.

Ève a cru que l’arbre était bon à manger. Elle a cru qu’il pouvait la satisfaire. Elle a désiré en manger afin de devenir sage.

Mais ces désirs étaient-ils répréhensibles en eux-mêmes ? Qui ne désire pas quelque chose d’agréable pour les sens ? Ou qui ne voudrait pas la sagesse ? Est-ce mal de vouloir la connaissance ? Salomon a prié pour l’obtenir et Dieu a approuvé sa demande.

Nous avons tous ce même besoin de satisfaction au plus profond de nous-mêmes. C’est pourquoi nous désirons être réconfortés lorsque nous souffrons, guéris lorsque nous sommes malades, rassurés au milieu du chaos ou aidés en cas de besoin. Ces désirs ne sont ni répréhensibles ni mauvais en eux-mêmes, ce sont des désirs humains tout simplement.

Le raccourci fatal

Alors, comment se fait-il que le péché et la mort soient entrés dans le monde lorsqu’Adam et Ève ont décidé de prendre le fruit et de le manger ?

C’est parce qu’Ève a douté de la suffisance de son Créateur et a voulu être satisfaite en dehors de lui. Voilà le péché. Elle ne se contente plus de ce que Dieu lui a donné, mais désire plus, même au détriment de son âme. Son cœur avait la capacité d’apprécier la beauté, mais elle ne voyait plus Dieu comme l’être le plus attrayant de l’univers. Au lieu de cela, elle a cru que la beauté se trouvait dans la chose même qui allait la conduire à la destruction. Elle a méprisé la sagesse infinie de Dieu en cherchant la connaissance dans un fruit, ce qui, ironiquement, fait d’elle une insensée (voir Romains 1.22-23).

Vous et moi avons tendance à commettre la même erreur. Notre nature est profondément déchue. Quand nous désirons la sécurité, trop souvent, nous la cherchons dans des substituts faibles et temporels, comme si la sexualité, la drogue ou les relations humaines pouvaient réellement combler notre vide intérieur. Quand nous sommes malades, trop souvent, nous cherchons des promesses de paix trompeuses. Quand nous sommes dans le besoin, nous préférons les solutions de facilité à la voie de la patience.

Même pour les chrétiens, le désir d’être connus, appréciés et soutenus en dehors de Dieu nuit à leur âme et les pousse à instrumentaliser l’Esprit pour servir leurs propres intérêts.

Attachons-nous à lui

Alors, que devons-nous faire ? Comment pouvons-nous cesser de reproduire l’erreur de nos premiers parents ?

La foi en Jésus

Bien que l’humanité soit tombée quand Adam et Ève ont mangé le fruit défendu, la chute a commencé quand ils ont cessé de faire confiance à Dieu. Ils n’ont pas pris au sérieux ce qu’il leur avait dit, ils ont douté de sa bonté. Mais nous en savons plus qu’eux concernant l’amour et la fidélité de Dieu. Nous les avons vu, non seulement dans l’histoire de son peuple, mais plus clairement encore en la personne de son Fils. Jésus est la preuve la plus évidente que Dieu est bon, qu’il est suffisant et digne de confiance.

Les promesses de joie que le monde nous fait en dehors de Dieu sont illusoires, absolument incapables de satisfaire les désirs d’une âme créée pour trouver son bonheur en Dieu. Nous devons croire et nous attacher fermement au Dieu qui s’est révélé en Jésus. Notre confiance dans la bonté de Dieu entraînera une plus grande confiance dans ce que Dieu a dit dans sa Parole, augmentera notre obéissance et nous conduira à la satisfaction du désir de notre âme, à la gloire de Dieu.

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