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A-t-on besoin de vous à l’église ?

Cath ParksMission

Ces derniers temps, il semble que beaucoup d’encre ait coulé au sujet de ma génération qui quitte l’église. Certaines personnes tentent de l’expliquer, chaque fois avec des explications différentes. On entend ici que notre génération en a assez de tout ce qui pousse à la consommation, et ailleurs on nous parle d’une fréquentation du culte qui dépend de ce que l’on peut en tirer. Quelque part, ce n’est pas étonnant qu’on quitte l’église, car apparemment on ne sait pas pourquoi on y va.

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L’état d’esprit de « consommateur » envers l’église n’est pas propre à ma génération. Il se retrouve dans tous les âges et sûrement dans toutes les églises. C’est lorsqu’il s’agit de servir que cela est le plus visible, et d’ailleurs je plaide moi aussi « coupable » dans ce domaine !

Mon mari et moi-même avons commencé à fréquenter notre église il y a 8 ans. Après seulement quelques mois, certaines personnes nous ont porté volontaires pour servir dans différents domaines. Nous nous sommes retrouvés membres du nouveau comité d’accueil, je m’occupais de la garderie, et on enseignait les enfants le mercredi soir. C’était beaucoup ! Nous ne savions pas comment dire non, et donc nous servions à contre cœur. Pour dire la vérité, nous étions tous les deux enfants de pasteurs et nous ne savions pas comment être des membres de l’église « normaux ».

Il était facile de penser : « je ne crois pas que cela soit mon don, peut-être que je devrais trouver quelque chose qui utilise mes dons et mes talents davantage. »

Il n’y a rien de mauvais à vouloir utiliser nos dons pour servir l’église. Mais là encore, qui peut dire qu’il a le don de changer des couches, d’ouvrir la porte, ou de mettre les chaises en place ?

Heureusement, le Seigneur a révélé l’égoïsme de mon cœur. Je ne servais personne, en fait. Je faisais les tâches nécessaires, mais mon cœur n’y était pas. Il est tellement facile de retomber dans cet état d’esprit, celui qui me fait penser que les dimanches où je chante dans le groupe de louange sont plus précieux que ceux durant lesquels je remplace une monitrice de l’école du dimanche.

Les gens quittent l’église à cause de choses semblables. Lorsque nos dons ne sont pas nécessaires ou que l’on ne nous donne pas de reconnaissance pour un don donné par Dieu, alors nous décidons de partir pour un lieu où nous serons utiles. Du coup, nous quittons l’église qui a besoin de moniteurs à l’école du dimanche parce que nous ne nous sentons pas utiles dans ce domaine.

Je pense qu’au fond, la véritable question est celle-ci : est-ce que nous servons pour le bien de l’église ou pour notre épanouissement personnel ?

Le service dans l’église locale n’a pas pour but notre épanouissement personnel ou encore le boost de notre égo. Nous n’allons pas à l’église pour nous trouver nous même. Mais si cela arrive, nous apprenons que le seul moyen de trouver le sens de nos vies c’est d’abord de les perdre. Voilà ce que veut dire de porter notre croix et de suivre Jésus (Mt 10.38-39).

Notre amour pour Dieu va de paire avec notre amour pour son épouse. Mon église c’est ma famille justement. Je ne pourrais pas m’imaginer dire à mon mari : « je suis désolée ; je n’ai pas changé notre fils aujourd’hui car je ne pense pas que ce soit mon don et je ne suis pas sûre que cela utilise mes capacités correctement ». Non, j’aime mon mari et j’aime mon fils. Si la couche a besoin d’être changée, je la change. C’est un moyen très simple de servir dans l’amour et de remédier à un besoin. Cela ne veut pas dire que mes dons ne sont pas importants. Cela veut simplement dire que parfois le besoin de trouver un serviteur disponible est plus grand que mon besoin d’employer un certain don.

Aimer l’église c’est avoir un cœur prêt à donner. Certaines semaines je suis tentée d’aller à l’église pour m’assoir et me faire servir. Parfois, laisser quelqu’un nous servir est la bonne chose à faire. Si vous êtes une personne qui donne en permanence, mais qui refuse de recevoir par orgueil, cela n’est pas correct. Laissez aux autres la possibilité de vous rendre service. Si nous refusons de servir à la crèche parce que le dimanche est le seul jour où nous pouvons nous séparer des enfants, alors notre vision de l’église est erronée. La Bible nous parle clairement du fait que l’église est notre famille, plus encore que notre famille de sang. Le dimanche n’est pas le moment de nous séparer de notre famille mais plutôt de servir notre véritable famille.

 

Lorsque nous faisons partie d’un corps qui aime, qui sert et qui donne, un lien magnifique se forme. Nous voyons des personnes servir dans l’ombre et nous louons le Seigneur pour cela. Nous notons la joie de servir chez les uns et les autres et nous désirons faire de même. Nous voyons un besoin et voulons y remédier.

Il ne s’agit pas d’un accomplissement personnel, nous renonçons à nous-mêmes.

L’église est l’épouse d’un mari qui s’est dépouillé lui-même et qui est devenu serviteur. Il s’est humilié au point de mourir sur une croix. Notre Sauveur a fait cela pour nous. Il nous a délivré du désir de devoir faire mieux que les autres. Il nous a délivré afin que nous puissions servir dans l’amour, tout comme il l’a fait. Il nous a délivré pour que nous puissions nous reposer sur cette vérité qui dit que notre service ne mène pas à notre salut.

Nous aimons car nous avons été aimés. Et nous servons car nous avons été servis.

Nous commençons une nouvelle année et beaucoup d’églises ont besoin de serviteurs dans de nombreux domaines. N’attendons pas que l’on ait besoin de nous ou que l’on nous demande de servir. Découvrons comment nous pouvons servir notre famille dans l’amour.

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