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À la vie qui grandit en moi : tu ne m’appartiens pas

Mo Isom AikenMaternité

Tu ne m'appartiens pas.

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Je l'ai su dès l’instant où nous avons vu ton rythme cardiaque vacillant sur cet écran à 7 semaines de grossesse. Tu ne m'appartenais pas. Comment pourrais-tu m'appartenir ? Car si tu étais mien et que d'une manière ou d'une autre je t'aurais créé, je n’aurais pas su par où commencer. Je n’aurais jamais imaginé que ton cœur commencerait à battre avant que ton cerveau ne se forme, ou qu’il n'existait encore aucun déclencheur ou synapse ou onde cérébrale pour commander à ta poitrine de battre.

Et pourtant, un jour, la vie te fut donnée de manière divine. Et le rythme de ton parcours fut établi.

Non, tu ne m'appartiens pas.

Je l'ai su quand j’ai constaté combien tes bras et tes jambes avaient grandi. Quand ton visage s'est formé, quand tes organes se sont dessinés et que tes empreintes digitales se sont inscrites au bout de ces mains qu'un jour je serrerais dans les miennes.

Je l'ai su lorsque que nous avons écouté les battements de ton cœur à 12 semaines. Et que nous avons entendu ce souffle aléatoire qui interrompait l'image continue de l'échographe. Et quand la bouche de l’infirmière s'est transformée en un grand sourire et a dit : « Ouah ! Vous avez un bébé TRÈS actif ! ». Je me suis allongée et j'ai fixé le plafond avec émerveillement alors que je prenais conscience de nouveau que ta vie et ta personnalité étaient déjà si uniques. Je t'ai imaginé en train de danser dans mon ventre, tout comme tes parents le font certains matins dans la cuisine sans aucune raison particulière. Comme je rêve du jour où tu te joindras à nous.

Mais tu ne m'appartiens pas.

Je rêve du jour où tu m’appelleras maman. Et je rêve du jour où tu l’appelleras papa. Mais avant toute chose, je rêve du jour où tu appelleras Dieu « Père » et que tu prendras conscience du fait que cette terre n'est que ton domicile passager. Que tu nous as seulement été donné pour un temps, le temps de t'élever et te guider dans la voie que tu dois suivre. Alors dans ces instants où ton Père céleste t’appellera à vivre avec hardiesse, j’espère que tu me rappelleras que tu ne m'appartiens pas.

J’espère que quand j’essaierai de m'attribuer le mérite de tes forces, de ton succès, de tes opportunités et de tes plans, tu me rappelleras le Psaume 139:13-16, et que je me souviendrai que tu ne m'appartiens pas.

« C'est toi qui a formé mes reins, qui m'a tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien. Mon corps n'était pas caché devant toi lorsque j'ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient destinés avant qu'un seul d'entre eux n'existe. »

Et lorsque le monde autour sera distrayant et déroutant, et que je m'interrogerai sur la façon dont nous devrions te guider, jusqu’à quel point faire des compromis, et comment te protéger de la persécution, des critiques et des difficultés, j’espère que quelqu'un me rappellera qu’avant d'être appelée à te protéger, je suis appelée à te livrer à Dieu. Et que tu ne m'appartiens pas.

Et j’espère que quand mon amour pour toi sera devenu si féroce que je voudrais te garder près de moi et ne jamais lâcher prise, que tu me rappelleras que tu es une flèche dans notre carquois, et que Dieu nous a confié la tâche de te libérer de notre arc. (Psaume 127.3-5)

Parce que tu as été créé pour servir un Roi. Un Roi qui a déjà vécu pour toi. Et qui est mort pour toi. Et qui s'est livré entièrement pour toi. Bien plus que maman n'en est capable. Le tout premier battement de ton cœur, tes persécutions et tes souffrances, tes points forts, tes réussites et tes victoires, sont tous pour la gloire de Celui qui t’attend dans l’éternité. Celui qui t'a donné à nous, Celui qui est en train de te tisser dans mon ventre.

Il a des projets pour toi, mon bébé. Il a un but et une vision pour ta vie. Il est allé au-devant de toi pour préparer le chemin. En ce moment même, Il orchestre ton histoire. Il ne te délaissera jamais, ne t'abandonnera jamais et satisfera toujours tes besoins.

Et je t'aimerai. Oh combien je t'aimerai, si profondément. Mais un jour, tu devras faire confiance à Dieu et au dessein qu'Il a planté dans ton cœur. Et je devrai aussi lui faire confiance. Puisqu'avant d'avoir foi en moi, ou en ton papa, ou en n'importe quelle autre chose ou personne, tu es appelé à avoir foi en la Parole et la vie de Jésus, notre Roi. Je prie que tu marches dans Sa vérité, et que nous fassions de notre mieux pour te former en tant que disciple. Parce qu'au final, tu ne nous as été que prêté…

Toi, mon amour, tu ne m'appartiens pas.

  • Source : MoIsom.com
  • Traduction : Sandra ZARAGOZA
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