Il y a des moments où toutes les promesses et les doctrines de la Bible ne nous touchent pas, à moins qu’une main de grâce les applique à notre cas. Nous avons soif mais nous sommes trop faibles pour ramper jusqu’au torrent.
Quand un soldat est blessé dans la bataille, il ne lui sert à rien de savoir qu’il y a à l’hôpital des gens capables de panser ses plaies et des médicaments qui apaiseraient les douleurs dont il souffre actuellement. Il a besoin qu’on le porte à cet hôpital et qu’on lui applique les remèdes en question. Il en est ainsi pour notre âme et l’Esprit de vérité pourvoit à ce besoin en prenant de ce qui appartient à Jésus et en nous l’appliquant.
Ne pensez pas que Christ a placé ses joies sur des étagères célestes et qu’il nous ordonne de faire de l’escalade pour nous les procurer. Au contraire, il s’approche et il répand sa paix en notre cœur. Ami chrétien, si vous peinez ce soir sous le poids d’une profonde détresse, sachez que votre Père ne vous donne pas les promesses pour vous laisser ensuite les tirer de la Parole comme on retirerait de l’eau d’un puits avec des seaux.
Les promesses qu’il a écrites dans la Parole, il les écrit à nouveau dans votre cœur. Il manifestera son amour pour vous et, par son Saint-Esprit, il chassera vos soucis et vos difficultés. Sachez-le, vous qui vous lamentez, que Dieu se réserve la prérogative d’essuyer toute larme des yeux de son peuple. Le bon Samaritain ne se contenta pas de dire au blessé : « Voilà le vin et voici l’huile pour toi. » Il les appliqua en personne sur les blessures.
Pareillement, Jésus vous donne le doux vin de la promesse et il porte lui-même la coupe dorée à vos lèvres, répandant en vous la force de la vie. Le pauvre pèlerin, épuisé et malade, n’est pas seulement fortifié pour continuer sa marche, mais Dieu le porte en fait sur les ailes de l’aigle.
Merveilleux Évangile ! Il pourvoit toutes choses pour ceux qui ne peuvent plus rien. Il s’approche de nous alors que nous sommes incapables de l’atteindre. Il nous apporte la grâce avant même que nous cherchions la grâce ! Il y a tout autant de gloire dans l’acte de donner que dans le don. Heureux le peuple à qui le Saint-Esprit apporte Jésus.