« Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi dis-tu, Israël : ma destinée est cachée devant l’Éternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ? » (Ésaïe 40.27) Le Seigneur prend soin de toutes choses et la plus petite de ses créatures entre dans le cercle de sa providence universelle.

Il réserve cependant sa providence particulière pour ses saints : « L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger » ; « Elle a du prix aux yeux de l’Éternel, la mort de ceux qui l’aiment » ; « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Psaumes 34.8 ; 116.15 ; Romains 8.28).

Laissons-nous réconforter et réjouissons-nous dans le fait que, bien qu’il soit le Sauveur de tous les hommes, il est spécialement le Sauveur de ceux qui croient. Vous faites l’objet de son attention particulière. Vous êtes le trésor royal qu’il protège comme la prunelle de ses yeux. Vous êtes la vigne sur laquelle il veille jour et nuit. « Même vos cheveux sont tous comptés » (Matthieu 10.30).

Que la pensée de son amour spécial à votre égard soit pour vous un tranquillisant spirituel, l’apaisement bienvenu de tout votre malheur. « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point » (Hébreux 13.5). Dieu vous dit cela tout autant qu’à n’importe lequel de ses saints d’antan. « Ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande » (Genèse 15.1).

Nous nous privons d’une grande consolation par notre habitude à lire les promesses comme si elles s’adressaient seulement à l’Église dans son entier, plutôt que de nous les approprier aussi directement pour nous-mêmes. Ami croyant, saisissez la Parole divine par une foi personnelle et ferme. Entendez Jésus vous dire : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point » (Luc 22.32). Voyez-le venir, marchant sur les eaux de vos difficultés, car il est ici et il vous dit : « Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Matthieu 14.27) Quelles merveilleuses et douces paroles de Christ !

Puisse le Saint-Esprit vous les faire ressentir comme s’adressant à vous. Oubliez les autres pour un instant et acceptez la voix de Jésus comme s’adressant à vous et dites : « Jésus murmure sa consolation ; je ne peux la refuser. Je vais m’asseoir à son ombre avec grand plaisir. »