Job 26.1
Alors Job prit la parole et dit :
Bible
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Alors Job prit la parole et dit :
car le séjour des morts | est à nu devant Dieu, et le royaume des défunts | n’a rien pour se couvrir.
Par le Dieu vivant qui refuse | de me rendre justice et par le Tout-Puissant |qui m’a aigri le cœur,
aussi longtemps | que je respirerai, et tant que le souffle reçu de Dieu | sera dans mes narines,
Que peut espérer l’homme impie quand il est retranché, quand Dieu lui prend la vie ?
Dieu entend-il son cri quand la détresse fond sur lui ?
Je vous enseignerai | quelle est l’action de Dieu ; je ne cacherai pas | ce qu’il en est | du Tout-Puissant.
Voici la part que Dieu | a réservée pour le méchant, et le lot qu’un tyran | reçoit du Tout-Puissant :
Car c’est Dieu seul qui sait | le chemin qu’elle emprunte. Oui, il en connaît la demeure.
Qui me fera revivre | les saisons d’autrefois, comme en ces jours passés | où Dieu veillait sur moi,
Ah ! si j’étais encore | aux jours de ma vigueur, quand ma demeure jouissait | de l’intimité avec Dieu,
Lorsque j’avais parlé, | on ne discutait pas. Ma parole, sur eux, | se répandait avec douceur.
Car quelle part | Dieu pourrait-il | me réserver d’en haut ? Quel serait l’héritage | que me destinerait | du haut des cieux | le Tout-Puissant ?
Que Dieu me pèse | sur la balance juste, et il constatera | mon innocence.
je ne saurai que faire | quand Dieu se lèvera | pour me juger, je ne saurai que lui répondre | quand il demandera des comptes.
Celui qui m’a tissé | dans le sein de ma mère, | ne les a-t-il pas faits, | eux, tout autant que moi ? Oui, c’est le même Dieu | qui nous a tous formés | dans le sein maternel.
En fait, j’ai toujours redouté | le châtiment de Dieu : je ne peux rien | devant sa majesté.
En agissant ainsi, | j’aurais encore commis une faute | menant au tribunal, et j’aurais renié | le Dieu du ciel.
Ah ! si j’avais quelqu’un | qui veuille m’écouter ! Voilà mon dernier mot. Que le Dieu tout-puissant | me donne sa réponse. Quant à l’acte d’accusation | rédigé par mon adversaire,
Alors Elihou, fils de Barakéel, de Bouz, et du groupe familial de Ram, se mit en colère. Il se mit en colère contre Job parce que celui-ci se disait plus juste que Dieu.
Il était aussi en colère contre ses trois amis parce qu’ils n’avaient pas trouvé comment lui répondre, et qu’ils avaient ainsi condamné Dieu.
Elihou, fils de Barakéel, de Bouz, prit donc la parole et dit : Moi, je suis jeune ; | vous, vous êtes âgés. C’est pourquoi j’ai eu peur, oui, j’ai craint de vous exposer | ce que je sais.
Surtout ne dites pas : | « Nous, nous savons ce qu’il en est : Dieu seul, et non pas l’homme, | pourra le réfuter. »
Oui, c’est l’Esprit de Dieu | qui m’a formé, c’est le souffle du Tout-Puissant | qui me fait vivre.