Jérémie 12.8
Car le peuple qui m’appartient est devenu pour moi comme un lion de la forêt ; il rugit contre moi ; c’est pourquoi je l’ai pris en haine.
Bible
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Car le peuple qui m’appartient est devenu pour moi comme un lion de la forêt ; il rugit contre moi ; c’est pourquoi je l’ai pris en haine.
Eh quoi ! le peuple qui m’appartient est-il donc devenu pour moi comme un rapace aux couleurs bigarrées pour que, de toutes parts, les autres rapaces l’entourent ? Allez et rassemblez les animaux sauvages ! Qu’on les fasse venir pour le festin !
Ils l’ont changé en friche où tout est dévasté ; le voici devant moi dans sa désolation. Tout le pays est dévasté et nul ne s’en soucie.
Ils ont semé du blé, ils récoltent des ronces ; ils se sont fatigués pour n’aboutir à rien. Le fruit de vos moissons vous remplira de honte, c’est là l’effet de la colère ardente de l’Eternel.
Et s’ils apprennent à se comporter comme mon peuple, s’ils prêtent serment par mon nom, disant : « L’Eternel est vivant », comme ils ont appris à mon peuple à jurer par Baal, alors ils auront une place au milieu de mon peuple.
Voici ce que déclare l’Eternel : C’est de cette manière que je vais abîmer ce qui fait la fierté des Judéens, la grande fierté de Jérusalem.
Ce peuple mauvais qui refuse de m’écouter, qui suit les penchants de son cœur obstiné, qui s’attache aux dieux étrangers pour leur vouer un culte et se prosterner devant eux, deviendra semblable à cette ceinture qui n’est plus bonne à rien.
Car, comme la ceinture est attachée à la taille d’un homme, ainsi je m’étais attaché toute la communauté d’Israël et toute celle de Juda —l’Eternel le déclare— pour qu’elles deviennent pour moi mon peuple et mon honneur, un sujet de louange, une parure. Mais ils ne m’ont pas écouté.
Ecoutez et prêtez l’oreille et ne soyez pas orgueilleux ! C’est l’Eternel qui parle.
Rendez gloire à l’Eternel, votre Dieu, avant qu’il fasse venir les ténèbres et que vos pieds trébuchent sur les montagnes où la nuit est tombée. Vous, vous attendez la lumière : il la transformera en une obscurité profonde ; oui, il la changera en épaisses ténèbres.
Les villes du Néguev à présent sont fermées et plus personne n’ouvre leurs portes, car tout Juda est déporté, il est déporté tout entier.
Lève les yeux, Jérusalem, regarde ceux qui viennent du nord. Où donc est le troupeau qui t’a été confié, et où sont les brebis qui faisaient ta fierté ?
Et si tu te demandes : « Pourquoi tout cela m’est-il arrivé ? » sache que c’est à cause de tes nombreuses fautes que les pans de ta robe ont été relevés et qu’on s’en prend à toi avec violence.
Tel est ton lot, le sort que je te fixe, déclare l’Eternel, car tu m’as oublié pour placer ta confiance dans de faux dieux.
C’est pourquoi moi aussi je relève ta robe jusque sur ton visage, et l’on verra ta honte.
Juda est dans le deuil, ses villes dépérissent, leurs habitants sont affligés, au sujet du pays, et le cri plaintif de Jérusalem se fait entendre.
Le sol est crevassé car la pluie a manqué dans le pays, et les cultivateurs, déçus dans leurs espoirs, se voilent le visage.
C’est pourquoi voici ce que déclare l’Eternel au sujet des prophètes qui prophétisent en son nom sans avoir été envoyés, ces prophètes qui disent : « La guerre et la famine ne viendront pas dans ce pays ». C’est par la guerre et la famine que ces prophètes périront,
Et toi, dis-leur ceci : « Sans cesse, nuit et jour, mes yeux versent des larmes, ils ne tarissent pas ! Car un malheur terrible va atteindre la communauté de mon peuple : c’est une plaie très douloureuse.
As-tu donc vraiment rejeté Juda ? As-tu pris Sion en dégoût ? Pourquoi nous as-tu infligé de telles plaies sans qu’il y ait de guérison pour nous ? Nous espérions la paix, et rien de bon n’arrive, un temps de guérison, en fait, c’est l’épouvante.
Qui, parmi les faux dieux des autres peuples, peut donner de la pluie ? Ou bien est-ce le ciel qui pourrait, par lui-même, déclencher les averses ? N’est-ce pas toi, Eternel, notre Dieu, toi sur qui nous comptons ? Car c’est toi seul, qui fais toutes ces choses.
La mère de sept fils est misérable ; la voilà haletante, et le soleil s’éteint déjà pour elle avant la fin du jour. La voilà toute honteuse et dans la confusion. Les enfants qui lui restent, je les livre à l’épée devant leurs ennemis, l’Eternel le déclare.
Et, de vos ennemis, je vous rendrai esclaves dans un pays qui vous est inconnu, car ma colère attise un feu qui vous embrasera.
Toi, tu sais, Eternel ! Soucie-toi donc de moi, et interviens pour moi ! Fais-leur payer à ces gens qui me persécutent. Ne permets pas que je pâtisse de ta patience envers mes ennemis ! Regarde : c’est pour toi que je subis l’opprobre !