Le grand test de la santé de votre âme est : Que pensez-vous du Christ ? Christ est-il pour vous « le plus beau des fils de l’homme » ; se distingue-t-il « entre dix mille » ; sa personne est-elle « pleine de charme » (Psaume 45.3 ; Cantique 5.10,12) ? Partout où Christ est tenu en une telle estime, toutes les facultés de l’homme spirituel s’exercent avec énergie. J’évaluerai votre piété à l’aide du baromètre suivant : Christ occupe-til une place élevée ou basse pour vous ? Si vous avez de petites pensées sur Christ, si vous vous êtes contenté de vivre sans jouir de sa présence, si vous ne vous êtes que peu soucié de son honneur, si vous n’avez pas tenu grand compte de ses lois, alors je sais que votre âme est malade. Que Dieu vous accorde que ce ne soit pas une maladie qui mène à la mort ! En revanche, la première pensée de votre esprit a-t-elle été de savoir comment vous pouvez honorer Jésus ? Le désir quotidien de votre âme a-t-il été de chercher où vous pourriez le trouver ? Alors, bien que vous ayez un millier d’infirmités et que même vous vous pensiez à peine être un enfant de Dieu, je vous déclare que je suis persuadé au-delà de tout doute que vous êtes en sécurité puisque Jésus occupe une grande place dans votre estime. Peu m’importe vos haillons, mais que pensez-vous de son apparat royal ? Je ne me soucie pas de vos blessures, même si elles saignent à torrent, mais que pensez-vous de ses blessures ? Ne sont-elles pas pour vous comme des rubis scintillants ? Je ne pense pas moins de vous, même si vous gisez comme le mendiant sur un tas de fumier et si les chiens viennent lécher vos plaies. Je ne vous juge pas sur votre pauvreté mais sur ce que vous pensez du Roi dans sa magnificence. Possède-t-il un trône élevé et glorieux dans votre cœur ? L’exalteriez-vous encore davantage si vous le pouviez ? Seriez-vous prêt à mourir si cela pouvait seulement ajouter une trompette aux chœurs qui proclament ses louanges dans les cieux ? Oui ? Alors tout va bien pour vous. Quoi que vous pensiez sur vous-même, si Christ est grand pour vous, vous serez avec lui avant longtemps. « J’ai tout quitté pour te suivre, ô Jésus, j’ai pris ma croix. À toi pour mourir et vivre : Pour toujours j’ai fait mon choix ! Que le monde me délaisse, Jésus est là, c’est assez ! Qu’on m’insulte, qu’on me blesse, mon Maître aussi fut blessé ! » (R. Saillens)