Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
Le Seigneur Jésus est au milieu de son Église. Il marche parmi les chandeliers. Il a promis : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Il est tout aussi certainement avec nous aujourd’hui qu’il se trouvait en compagnie de ses disciples sur les bords du lac quand ils virent un feu sur lequel cuisaient des poissons. Jésus est avec nous, non pas de manière corporelle, mais cependant de façon réelle.
C’est une merveilleuse vérité car, là où est Jésus, l’amour s’enflamme. De toutes les choses au monde qui peuvent enflammer le cœur, il n’y en a aucune qui égale la présence de Jésus ! Un regard de sa part nous submerge de telle sorte que nous nous apprêtons à lui dire : « Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent » (Cantique 6.5).
Même le parfum de l’aloès, de la myrrhe et de la casse qui s’écoule de ses vêtements embaumés redonne vigueur au malade et à celui qui est prêt de défaillir. Posons la tête sur sa poitrine de grâce, ne serait-ce qu’un instant, et la réception de son amour divin dans notre pauvre cœur froid nous réchauffera et nous fera brûler comme les séraphins. Nous sommes alors prêts à toute tâche et capables d’endurer n’importe quelle souffrance.
Savoir que Jésus est avec nous développera toutes nos capacités et fortifiera toute grâce. Nous nous lancerons dans le service de notre Seigneur avec tout notre cœur, notre âme et notre force. C’est pourquoi il nous faut désirer la présence de Jésus au-dessus de toute autre chose.
Ceux qui lui ressemblent le plus saisiront le plus fermement sa présence. Si vous désirez voir Christ, il vous faut grandir en conformité à lui. Par la puissance de son Esprit, unissez-vous aux désirs de Christ, à ses motivations, à ses plans d’action. Il est alors très probable qu’il vous accordera la faveur de sa compagnie.
Souvenez-vous qu’il est possible d’avoir sa présence. Sa promesse est tout aussi vraie que jamais. Il se plaît à être avec nous. S’il ne vient pas, c’est parce que nous l’en empêchons par notre indifférence. Il se révélera à l’importunité de nos prières et, dans sa grâce, se laissera gagner par nos supplications à rester avec nous. Nos larmes sont les chaînes bénies qui lient Jésus à son peuple.