Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
Tout négociant sage fera de temps à autre un inventaire. Cela lui permettra de mettre à jour ses comptes et d’examiner ce dont il dispose afin d’évaluer si son négoce propère ou décline.
Tout homme qui est sage dans le royaume des cieux s’écriera, quant à lui : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! » (Psaume 139.23) Cet homme mettra fréquemment à part des moments particuliers avec le dessein de s’examiner et de voir si les choses vont bien entre Dieu et son âme. Le Dieu que nous adorons est un grand sondeur de cœurs, et ses serviteurs d’antan le connaissaient comme « le Seigneur qui sonde le cœur et qui juge les reins des enfants des hommes ».
J’aimerais vous inciter en son nom à examiner avec diligence et à éprouver solennellement votre état, de peur que vous ne parveniez pas au repos qui est promis. Je vous exhorte à faire pour vous-même ce soir ce que tout homme sage fait et ce que Dieu lui-même fait avec nous tous.
Que le croyant le plus âgé dans la foi regarde bien quels sont les fondements de sa piété, car une chevelure argentée peut recouvrir un cœur noirci. Que le plus jeune chrétien ne méprise pas la parole d’avertissement, car la vigueur de la jeunesse peut s’allier à la pourriture de l’hypocrisie.
De temps à autre, un grand cèdre s’abat parmi nous. L’ennemi ne cesse jamais de semer son ivraie parmi le blé. Je ne cherche pas à infiltrer des doutes en vous, ni des craintes dans votre esprit. Non, en vérité, j’espère plutôt que le vent impétueux de l’examen de soi vous aide à les chasser.
Je ne cherche pas à tuer la sécurité mais je vise la mort d’une assurance charnelle. Je ne cherche pas à renverser la confiance en Dieu mais le repos en la chair. Ce n’est pas la paix que je veux détruire mais une fausse paix.
Par le sang précieux de Christ, qui ne fut pas versé pour faire de vous un hypocrite mais afin que les âmes sincères fassent retentir sa louange, je vous supplie de vous sonder et de vous examiner pour que vous n’entendiez pas dire de vous à la fin : « Compté, compté, pesé, et divisé : Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger » (Daniel 5.25).