Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
La conversion de Lydie renferme de nombreux points d’intérêt. Cet événement se produisit grâce à des circonstances providentielles. Marchande de pourpre dans la ville de Thyatire, elle se trouvait néanmoins dans la ville de Philippes juste au moment où elle pouvait y entendre Paul. La providence est la servante de la grâce. Elle conduisit cette femme là où il lui fallait être.
Puis, la grâce prépara son cœur à recevoir la bénédiction. La grâce prépare pour la grâce. Cette femme ne connaissait pas le Sauveur mais, en tant que Juive, elle savait un grand nombre de vérités qui servent d’excellente approche à une connaissance de Jésus. Sa conversion se produisit dans le cadre de l’emploi de moyens. Elle alla le jour de sabbat en un lieu où l’on avait l’habitude de prier et où l’on pouvait entendre prier.
Ne négligez jamais les moyens de la grâce. Dieu peut nous bénir sans que nous allions dans sa maison, mais nous avons plus de raisons d’espérer qu’il nous bénira quand nous sommes en communion avec ses saints.
Remarquez les mots : « Le Seigneur lui ouvrit le cœur. » Elle ne le fit pas elle-même. Ses prières n’ouvrirent pas son cœur, ni Paul non plus. Le Seigneur lui-même doit ouvrir le cœur pour que celui-ci reçoive ce qui nous donne la paix. Lui seul peut placer la clé dans le trou de la serrure, ouvrir la porte et entrer. Il est le Maître du cœur tout autant que son Créateur.
La première marque extérieure de l’ouverture du cœur de Lydie fut l’obéissance. Dès qu’elle crut en Jésus, elle fut baptisée. L’enfant de Dieu fournit un merveilleux signe d’un cœur humble et contrit quand il accepte d’obéir à un commandement qui n’est pas essentiel à son salut, qui ne lui est pas dicté par une crainte égoïste de condamnation, et qu’il le fait comme un simple acte d’obéissance et de communion avec son Maître.
La preuve suivante fut l’amour, qui se manifesta par des actions d’une bonté emplie de gratitude à l’égard des apôtres. De toujours, l’amour pour les saints a été la marque du vrai converti. Ceux qui ne font rien pour Christ ou pour son Église offrent la triste preuve d’un cœur qui n’a pas encore été « ouvert ». Seigneur, donne-moi toujours un cœur ouvert.