Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
La paix et le repos n’appartiennent pas à ceux qui ne sont pas régénérés. Ce sont des possessions particulières pour le peuple du Seigneur et pour eux seuls. Le Dieu de paix donne une paix parfaite à ceux dont le cœur se repose en lui.
Avant sa chute, l’homme reçut de Dieu le repos des étendues fleuries d’Éden. Hélas, avec quelle rapidité le péché s’empressa de détruire la belle demeure de l’innocence ! Au jour de la colère universelle, quand le déluge vint emporter une race coupable, la famille élue reposait en paix à l’abri dans l’arche qui les emmenait de l’ancien monde condamné vers le nouveau où ils trouveraient l’arc-en-ciel et l’alliance. En cela nous voyons un type de Jésus, l’arche de notre salut.
En Égypte, Israël reposait en paix derrière les portes badigeonnées de sang, alors que l’ange de la destruction frappait tous les premier-nés. Dans le désert, l’ombre de la colonne de nuée et l’eau jaillie du rocher donnaient un doux repos aux pèlerins épuisés.
En cette heure actuelle, nous nous reposons dans les promesses de notre Dieu fidèle, sachant que ses paroles sont emplies de vérité et de puissance. Nous nous reposons dans les doctrines de sa Parole qui sont la consolation même. Nous nous reposons dans l’alliance de sa grâce qui est un hâvre de délices. Une plus grande faveur repose sur nous que sur David quand il se cachait dans son abri de la caverne d’Adullam ou que sur Jonas sous son ricin, car personne ne peut envahir ni détruire notre abri.
La personne de Jésus est le doux repos de son peuple et, quand nous nous approchons de lui dans la fraction du pain, dans l’écoute de sa Parole, dans l’étude de l’Écriture, dans la prière ou dans la louange, nous trouvons que tous les moyens pour nous approcher de lui permettent à la paix de revenir sur notre esprit. ? ?« Océan de gloire, paix de mon Sauveur !
Gage de victoire ! Trésor de bonheur !
Ta grâce infinie, coulant nuit et jour,
Inonde ma vie de vagues d’amour !
Selon ta promesse, ô Jésus, mon Roi !
Je trouve sans cesse paix parfaite en toi. »
(E. Schürer)