Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
« Quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme » apparut à Jean sur l’île de Patmos et le disciple bien-aimé remarqua que ce personnage portait une ceinture d’or.
Une ceinture, car Jésus est toujours ceint quand il paraît sur la terre, continuellement prêt au service. Maintenant qu’il se trouve auprès du trône éternel, il n’a pas abandonné son saint ministère mais il s’avance comme un sacrificateur, ceint d’une ceinture « de fin lin retors », comme l’éphod (cf. Exode 28.8).
Heureusement pour nous, il n’a pas cessé de remplir ses fonctions d’amour à notre égard, puisque l’une de nos meilleures protections consiste dans le fait qu’il vit à jamais pour intercéder en notre faveur. Jésus n’est jamais oisif. Ses vêtements ne sont jamais défaits, comme s’il avait terminé ses offices. Il continue de porter avec diligence la cause de son peuple.
Une ceinture d’or manifeste la supériorité de son service, la royauté de sa personne, la dignité de son état et la gloire de sa récompense. Il ne crie plus depuis l’abaissement de la poussière mais il plaide avec autorité, comme un Roi tout autant que comme un Sacrificateur. Notre cause est sûre entre les mains de notre Melchisédek assis sur le trône.
Notre Seigneur présente un exemple à tout son peuple. Nous ne devons jamais laisser notre ceinture défaite. Le moment n’est pas encore venu pour nous de nous reposer mais c’est l’heure du service et du combat. Nous avons besoin de serrer de plus en plus la ceinture de la vérité autour de nos reins. C’est une ceinture d’or et elle sera notre plus riche ornement.
Nous en avons grand besoin, car un cœur qui n’est pas bien armé par la vérité comme elle est en Jésus, ainsi qu’avec la fidélité façonnée par l’Esprit, se laissera aisément envelopper par les choses de cette vie, et les pièges de la tentation le feront trébucher.
Il est vain pour nous de posséder les Écritures à moins que nous les ceignions autour de nous comme une ceinture, pour qu’elles entourent la totalité de notre nature, gardent chaque aspect de notre caractère en ordre et donnent une solidité à l’homme tout entier. Si, même au ciel, Jésus ne défait pas sa ceinture, combien moins devons-nous le faire, nous qui sommes encore sur la terre ! Levez-vous donc, ceignant vos reins avec la vérité.