Cette ère est de manière particulière celle du Saint-Esprit, par lequel Christ nous donne sa joie. Il ne le fait pas par sa présence personnelle, comme ce sera un jour le cas, mais par la demeure et la présence continuelles du SaintEsprit, qui est pour toujours le Consolateur de l’Église. Il a pour fonction de consoler le cœur des enfants de Dieu. Il convainc de péché, éclaire et instruit.
Pourtant, la majeure partie de son œuvre consiste à réjouir les cœurs renouvelés, à fortifier les faibles et à relever tous ceux qui sont abattus. Il accomplit cela en leur révélant Jésus-Christ. Le Saint-Esprit console, mais Christ est la consolation.
Si je peux me permettre une illustration, le Saint-Esprit est le Médecin mais Jésus est le médicament. Cest l’Esprit qui guérit la blessure et il le fait en appliquant le saint onguent du nom et de la grâce de Christ. Il ne parle pas de lui-même mais il parle de Christ.
Ainsi, si nous donnons au Saint-Esprit le nom grec de Paraclet, de Consolateur, comme nous le faisons parfois, alors notre cœur confère à notre cher Seigneur Jésus le titre de Consolation.
Or, face à une provision si riche pour ses besoins, pourquoi le chrétien devrait-il être triste et abattu ? Dans sa grâce, le Saint-Esprit s’est engagé a être votre Consolateur. Vous imaginez-vous, pauvre croyant tout tremblant, qu’il se rendra coupable de négligence dans sa sainte fonction ? Supposezvous qu’il a entrepris ce qu’il ne peut ni ne veut accomplir ?
Si son rôle particulier consiste à vous fortifier et à vous consoler, irezvous supposer qu’il a oublié son devoir ou qu’il va échouer dans l’amour qu’il garde pour vous ? Non, n’ayez pas de pensées si dures pour l’Esprit tendre et béni dont le nom est « le Consolateur ». Il se plaît à répandre l’huile de joie pour remplacer le deuil, et le vêtement de la louange à la place de l’esprit d’abattement.
Confiez-vous en lui. Il est certain qu’il vous consolera jusqu’à ce que la maison du deuil ait disparu pour toujours et que le banquet des noces de l’Agneau ait commencé.