Celui qui recherche vraiment Dieu, mais qui n’a pas encore reçu sa bénédiction, peut s’encourager à la lecture de l’histoire où se trouve ce texte. Le Seigneur n’accorda pas immédiatement la bénédiction, bien que cette femme ait une grande foi en lui. Il avait décidé de la bénir, mais il attendit avant de lui accorder sa requête. « Il ne lui répondit pas un mot. »
Ses supplications n’étaient-elles pas bonnes ? Il n’y en avait pas eu de meilleures dans le monde. N’avait-elle pas de vrai besoin ? Si, et son besoin lui causait une grande détresse. Ne le ressentait-elle pas suffisamment ? Si, car elle en était submergée. N’était-elle pas assez sérieuse à ce sujet ? Si, elle l’était intensément. N’avait-elle pas de foi ? Sa foi atteignait un tel degré que Jésus lui-même s’en étonna et dit : « Femme, ta foi est grande » (v.28).
Vous voyez donc que, s’il est vrai que la foi procure la paix, elle ne la donne cependant pas toujours instantanément. Il peut y avoir un certain nombre de raisons qui exigent que cette foi soit mise à l’épreuve plutôt que récompensée immédiatement. La foi authentique se trouve parfois dans l’âme comme une graine cachée. Elle n’a pas encore produit le bouton et la fleur de la joie et de la paix. Un pénible silence de la part du Sauveur est la terrible épreuve qu’endure plus d’une âme en recherche.
Mais encore plus lourde à supporter est l’affliction d’une réponse dure et cinglante comme reçut la femme : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens » (v.6). Beaucoup de gens, qui se tournent vers le Seigneur et espèrent en lui, connaissent un délice immédiat. Mais ce n’est pas le cas pour tous. Certains, comme le geôlier de Philippes, se trouvent en un instant transportés des ténèbres à la lumière. D’autres sont des plantes à la croissance plus lente. Vous recevrez peut-être une profonde conscience du péché plutôt qu’un sentiment de pardon. Si cela est le cas, vous aurez besoin de patience pour supporter la force de l’épreuve.
Ah, pauvre cœur, bien que Christ vous frappe et vous blesse, ou même qu’il vous mette à mort, croyez en lui. Bien qu’il semble vous répondre par une parole de colère, croyez en l’amour qui habite en son cœur. Je vous en supplie, n’abandonnez pas votre recherche et votre foi en mon Maître parce que vous n’avez pas encore obtenu la joie consciente pour laquelle vous languissez. Remettez-vous à lui et, avec persévérance, dépendez de lui, même si vous ne pouvez encore espérer dans la joie.