Prenez note du caractère très personnel de cette promesse : « Je… Je… » L’Éternel lui-même intervient pour délivrer et racheter son peuple. Il se porte personnellement garant pour venir à leur rescousse. Son propre bras le fera afin qu’il en reçoive la gloire.

Nous ne voyons ici aucune parole au sujet du besoin du moindre effort de notre part pour venir en aide au Seigneur. Ni notre force ni notre faiblesse n’entrent en compte. Seul ce « Je » brille en une perfection resplendissante, comme le soleil dans le ciel. Pourquoi alors évaluons-nous notre force et consultons-nous la chair et le sang, au seul risque de nous faire du mal ? L’Éternel possède assez de puissance sans emprunter l’aide de nos bras chétifs. Calmez-vous, pensées incrédules, calmez-vous et sachez que le Seigneur règne.

Notre texte ne laisse rien entendre non plus au sujet de moyens et de causes secondaires. Le Seigneur ne dit rien en ce qui concerne des amis ou des aides. Il entreprend l’œuvre seul et il ne ressent aucun besoin pour l’aide de bras humains. Tous nos regards qui se tournent vers des compagnons ou des proches sont vains. Ce sont des roseaux brisés si nous nous appuyons sur eux. Ils ne veulent pas nous aider s’ils le peuvent et en sont incapables s’ils le veulent.

Puisque la promesse vient de Dieu seul, il est bon d’espérer en lui seul. Quand nous y parvenons, notre attente ne nous fait jamais défaut. Qui sont les méchants pour que nous devions craindre ? Le Seigneur les consumera entièrement. Ils sont plus à plaindre qu’à craindre. Pour ce qui concerne les violents, ils ne sont terreurs que pour ceux qui n’ont pas un Dieu vers lequel il est possible de se réfugier.

En effet, si le Seigneur est pour nous, de qui aurons-nous crainte ? Si nous tombons dans le péché de façon à plaire aux méchants, nous avons alors des raisons pour nous alarmer. En revanche, si nous tenons ferme à notre intégrité, Dieu se servira de la rage des tyrants pour notre bien. Quand le grand poisson avala Jonas, il trouva un morceau impossible à digérer.

Pareillement, quand le monde dévore l’Église, il est heureux de pouvoir enfin la vomir. Aux jours d’épreuves intensément pénibles, sauvons notre âme par notre persévérance (Luc 21.19).