Enfant de Dieu, hésitez-vous à vous approprier ce titre ? Ah, votre incrédulité vous a-t-elle fait oublier que vous êtes aussi un « homme bien-aimé » ? Ne fallait-il pas un grand amour pour que Dieu vous rachète au moyen du précieux sang de Christ, comme par celui d’un agneau sans défaut et sans tache ? Lorsque Dieu frappa son Fils unique pour vous, que faisait-il sinon qu’il vous aimait grandement, qu’il vous aimait bien ?
Vous viviez dans le péché et vous vous y plaisiez. Dieu ne vous aimaitil pas bien alors qu’il usait de tant de patience envers vous ? Il vous a appelé par la grâce et vous a amené au Sauveur. Il a fait de vous un enfant de Dieu et un héritier du ciel. Tout ceci prouve, n’est-ce pas, un amour très grand et surabondant. Depuis lors, que votre sentier ait été jonché de difficultés ou couvert de bienfaits, nombreuses ont été les preuves que vous êtes un homme bien-aimé.
Si le Seigneur vous a châtié, il ne l’a cependant pas fait dans le cadre de sa colère. S’il vous a appauvri, il vous a toutefois enrichi dans la grâce. Plus vous vous ressentez indigne, plus vous avez de preuve que seul un amour ineffable a pu pousser le Seigneur Jésus à sauver une âme telle que la vôtre. Plus vous ressentez combien vous déméritez le moindre égard, plus vous voyez avec clarté le spectacle de l’amour débordant de Dieu dans le fait qu’il vous a élu, appelé et qu’il a fait de vous un héritier de la félicité éternelle.
Or, si un tel amour existe entre Dieu et nous, vivons dans l’influence et la douceur de cet amour et servons-nous du privilège de notre position. Ne nous approchons pas du Seigneur comme si nous étions des étrangers ou comme s’il ne désirait pas nous entendre. Au contraire, nous sommes grandement bien-aimés de notre cher Père céleste. « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerat-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Romains 8.32)
Avancez-vous avec assurance, ami croyant, car, en dépit des médisances de Satan et des doutes de votre propre cœur, vous êtes un homme bien-aimé. Méditez l’infinie grandeur et la merveilleuse fidélité de l’amour divin ce soir, puis mettez-vous au lit le cœur empli de paix.