David éprouvait un amer chagrin à cause du péché. Les effets en étaient visibles sur son corps : ses « os se consumaient », sa « vigueur n’était plus que sécheresse ». Il lui était impossible de trouver le moindre remède avant de faire une entière confession devant le trône de la grâce céleste.

Il nous dit que, pour un temps, il garda le silence, mais la douleur emplissait de plus en plus son cœur. Comme le ruisseau dans la montagne, dont la source est obstruée, le torrent de son chagrin gonflait son âme. Il se fabriqua des excuses et chercha à occuper ses pensées avec autre chose, mais en vain.

Comme un abcès purulent, son angoisse s’appesantissait et, puisqu’il refusait d’employer le scalpel de la confession des péchés, les tourments emplissaient son esprit et lui dérobaient tout repos. Il lui fallut enfin revenir vers son Dieu en une humble repentance s’il ne voulait pas périr sur-le-champ.

Aussi, s’empressa-t-il d’aller vers le propitiatoire, où il déroula la liste de ses iniquités devant Celui qui voit toutes choses. Il reconnut tout le mal de ses voies en des termes tels que nous lisons au Psaume 51 ou en d’autres Psaumes de repentance. Ce faisant (une chose si simple et pourtant si difficile pour l’orgueil de l’homme), il reçut immédiatement le gage du pardon divin.

Les os qui avaient été brisés se réjouirent et David sortit du lieu secret de la prière pour chanter la félicité de l’homme dont la transgression est pardonnée. Voyez la valeur d’une confession de péché effectuée par la grâce ! Elle est sans prix car, à chaque fois qu’il y a une confession authentique, mue par la grâce divine, une miséricorde abondante et gratuite survient, non pas parce que la repentance et la confession méritent la miséricorde, mais pour l’amour de Christ.

Béni soit Dieu, il y a toujours de la guérison pour le cœur brisé. La source ne cesse de couler pour nous purifier de nos péchés. Oui, ô Seigneur, tu es vraiment un Dieu qui pardonne. C’est pourquoi nous te confesserons nos iniquités.