Comme en notre salut, rien de moins qu’une puissance divine s’exerça lors de la résurrection de Christ. Que dirons-nous de ceux qui pensent que la conversion s’opère par le libre arbitre de l’homme et que ce dernier la doit à l’amélioration de ses propres dispositions ? Lorsque nous verrons les morts se lever de leur tombe par l’exercice de leur propre pouvoir, alors nous nous attendrons à voir les pécheurs impies se tourner vers Christ de leur propre libre arbitre. Cette transformation ne provient pas de la proclamation ou de la lecture de la Parole en elles-mêmes.

Toute puissance vivifiante procède du Saint-Esprit, et cette puissance est irrésistible. Les soldats romains et les principaux sacrificateurs tous ensemble n’étaient pas capables de garder le corps de Jésus dans le tombeau. La mort elle-même ne pouvait le retenir dans ses liens. La puissance qui s’exerce chez le croyant, quand il est amené à une nouveauté de vie, est ainsi tout aussi irrésistible. Il n’est pas de péché, de corruption, ni de démons en enfer ou de pécheurs sur la terre qui puissent arrêter la main de sa grâce quand Dieu a décidé de convertir un homme. Si le Dieu omnipotent déclare qu’il en sera ainsi, nul homme ne sera en mesure de refuser.

Remarquez que la puissance qui ressuscita Christ d’entre les morts était glorieuse. Elle plaçait de l’honneur sur Dieu et plongeait les armées du mal dans la consternation et le désarroi. Pareillement, Dieu retire une grande gloire de la conversion de tout homme pécheur.

Il s’agissait aussi d’une puissance éternelle. « Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui » (Romains 6.9). De même, étant ressuscités d’entre les morts, nous ne retournons pas à nos anciennes œuvres mortes ni à nos vieilles corruptions, mais nous vivons désormais pour Dieu. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » ; « Comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchons en nouveauté de vie » (Colossiens 3.3 ; Romains 6.4).

Enfin, le texte fait ressortir l’union de la nouvelle vie à Jésus. La même puissance qui ressuscita la Tête produit aussi la vie dans les membres. Quelle bénédiction que d’être vivifiés avec Christ !