Job 7.7
Rappelle-toi, ô Dieu, que ma vie n’est qu’un souffle et que jamais mes yeux ne reverront plus le bonheur.
Bible
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Rappelle-toi, ô Dieu, que ma vie n’est qu’un souffle et que jamais mes yeux ne reverront plus le bonheur.
C’est pourquoi je ne veux plus réfréner ma langue, je parlerai dans ma détresse, je me lamenterai car mon cœur est amer.
Je suis plein de dégoût ! Je ne durerai pas toujours. Laisse-moi donc tranquille : ma vie est si fragile.
Qu’est-ce que l’homme, pour que tu fasses un si grand cas de lui, et pour que tu lui prêtes une telle attention,
Alors qu’il est en fleurs sans qu’on l’ait arraché, avant les autres herbes, déjà, il se dessèche.
Telle est la destinée de ceux qui oublient Dieu, et l’espoir de l’impie sera anéanti.
Sous le soleil, il est plein de vigueur, et ses rameaux s’étendent, couvrant tout son jardin,
Mais il s’est arraché du lieu qu’il occupait ; et celui-ci prétend : « Je ne t’ai jamais vu. »
Voilà quelle est la joie qu’il trouve sur sa voie. Et d’autres, à leur tour, de la poussière germeront.
Oui, certes, je le sais, il en est bien ainsi : comment un homme serait-il juste devant Dieu ?
Dieu est riche en sagesse, et puissante est sa force. Qui pourrait le braver et s’en sortir indemne ?
Recourir à la force ? Mais il est le plus fort. Ou faire appel au droit ? Qui donc l’assignera ?
Que m’importe, après tout ! C’est pourquoi j’ose dire : « Il détruit aussi bien l’innocent que l’impie. »
Quand il livre un pays au pouvoir des méchants, il en aveugle tous les juges. Et si ce n’est pas lui, alors, qui est-ce donc ?
Car il n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réplique ou pour que nous comparaissions ensemble au tribunal.
Alors je parlerai sans avoir peur de lui. Mais ce n’est pas le cas, je suis tout seul avec moi-même !
C’est toi qui m’as donné la vie, tu m’as accordé ta faveur, et tes soins vigilants ont préservé mon souffle.
terre plongée dans une nuit obscure, où règnent d’épaisses ténèbres et soumise au désordre, où la lumière est comme une nuit noire.
Or, tu as osé dire : « L’enseignement que j’ai reçu est impeccable, je suis pur devant toi. »
Il te révélerait de la sagesse les secrets car elle est bien trop haute pour notre intelligence ; tu comprendrais alors que Dieu laisse passer une part de tes fautes.
Elle est plus haute que le ciel. Que feras-tu ? Et plus profonde que l’abîme. Qu’en sauras-tu ?
Elle est plus longue que la terre, plus large que la mer.
Au malheur, le mépris ! C’est l’avis des heureux. Voilà ce qui attend ceux dont le pied chancelle.
Oui, parmi tous ceux-ci, lequel ignorerait que c’est Dieu qui a fait cela ?