Pourquoi péririons-nous là sous tes yeux, nous et nos terres ? Achète-nous, avec nos terres, en échange de vivres, et nous deviendrons, avec nos terres, esclaves du pharaon. Donne-nous aussi du grain à semer pour que nous puissions survivre, au lieu de mourir, et que notre terre ne devienne pas un désert.
Les seules terres que Joseph n’acheta pas étaient celles des prêtres, car il existait un décret du pharaon en leur faveur et ils se nourrissaient de ce que le pharaon leur fournissait ; c’est pourquoi ils n’eurent pas à vendre leurs terres.
Joseph fit de cette disposition une loi pour toute l’Egypte —loi qui est encore aujourd’hui en vigueur— imposant le versement du cinquième de la récolte au pharaon. Seules les terres des prêtres ne passèrent pas en propriété au pharaon.
Quand le jour de sa mort fut proche, il appela son fils, Joseph, et lui dit : Fais-moi une faveur : place, je te prie, ta main sous ma cuisse et promets-moi d’agir envers moi avec amour et fidélité en ne m’enterrant pas en Egypte.
Israël dit à Joseph : Je ne m’imaginais pas te revoir et voici que Dieu me fait voir même tes descendants.
Il dit à son père : Pas ainsi, mon père, c’est celui-là l’aîné ; mets donc ta main droite sur sa tête.
Bouillonnant comme l’eau,
tu n’auras pas le premier rang ! Car tu as profané
la couche de ton père,
en entrant dans mon lit.
Non, je ne veux pas m’associer
à leur complot ! Je mets un point d’honneur
à ne pas approuver
leurs délibérations ! Car mus par leur colère,
ils ont tué des hommes ; poussés par leur caprice,
ils ont mutilé des taureaux.
Le sceptre ne s’écartera
pas de Juda, et l’insigne de chef
ne sera pas ôté
d’entre ses pieds jusqu’à la venue de celui
auquel ils appartiennent et à qui tous les peuples
rendront obéissance.
A la fin de sa vie, il dit aux siens : Je vais mourir, mais Dieu ne manquera pas d’intervenir en votre faveur et vous fera remonter de ce pays vers celui qu’il a promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob.
Un nouveau roi vint au pouvoir en Egypte ; il ne connaissait pas Joseph.
Mais les sages-femmes craignaient Dieu ; elles n’obéirent pas au pharaon : elles laissèrent la vie sauve aux garçons.
Les sages-femmes répondirent au pharaon : C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes. Elles sont pleines de vie. Avant que la sage-femme arrive auprès d’elles, elles ont déjà mis leur enfant au monde.
L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme au milieu d’un buisson : Moïse aperçut un buisson qui était tout embrasé et qui, pourtant, ne se consumait pas.
Il se dit alors : Je vais faire un détour pour aller regarder ce phénomène extraordinaire et voir pourquoi le buisson ne se consume pas.
Dieu lui dit : N’approche pas d’ici, ôte tes sandales, car le lieu où tu te tiens est un lieu saint.
Moi, je sais que le pharaon ne vous permettra pas de partir s’il n’y est pas contraint avec puissance.
Je ferai gagner à ce peuple la faveur des Egyptiens, de sorte qu’à votre départ, vous ne vous en irez pas les mains vides.
Moïse objecta : Et s’ils ne me croient pas et ne m’écoutent pas, s’ils me disent : « L’Eternel ne t’est pas apparu » ?
– Si donc ils ne te croient pas, lui dit l’Eternel, et s’ils ne sont pas convaincus par le premier signe miraculeux, ils croiront après le deuxième.
Si, toutefois, ils n’ont pas confiance, même après avoir vu ces deux signes et s’ils ne t’écoutent pas, alors tu puiseras de l’eau dans le Nil, tu la répandras par terre, et, dès qu’elle touchera le sol, elle se transformera en sang.
– De grâce, Seigneur, dit Moïse, je n’ai pas la parole facile. Cela ne date ni d’hier, ni d’avant-hier, ni du moment où tu as commencé à parler à ton serviteur : j’ai la bouche et la langue embarrassées.
L’Eternel lui répondit : Qui a doté l’homme d’une bouche ? Qui le rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Eternel ?
L’Eternel dit à Moïse : Maintenant que tu es en route pour retourner en Egypte, considère tous les miracles que je t’ai donné le pouvoir d’accomplir. Tu les feras devant le pharaon. Moi, je lui donnerai un cœur obstiné, de sorte qu’il ne permettra pas au peuple de s’en aller.