Job 20.19
Puisqu’il a écrasé, | abandonné les pauvres, et pillé des maisons | qu’il n’avait pas bâties,
Bible
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Puisqu’il a écrasé, | abandonné les pauvres, et pillé des maisons | qu’il n’avait pas bâties,
puisque son appétit | s’est montré insatiable, il ne sauvera pas | ce qu’il a de plus cher.
Personne n’échappait | à sa voracité, c’est pourquoi son bonheur | ne subsistera pas.
Est-ce contre des hommes | que se porte ma plainte ? Comment ne pas perdre patience !
Leurs maisons sont paisibles, | à l’abri de la crainte, et le bâton de Dieu | ne vient pas les frapper.
Le bonheur de ces gens | n’est-il pas dans leurs mains ? Mais loin de moi | l’idée de suivre leurs conseils !
Dieu réserverait-il | aux enfants du méchant | la peine qu’il mérite ? Ne devrait-il pas au contraire | l’infliger au méchant lui-même | pour qu’il en tire la leçon ?
Mais interrogez donc | les passants du chemin, et ne contestez pas | les preuves qu’ils apportent.
Est-ce parce que tu le crains | qu’il te fait des reproches, et qu’il entre en jugement avec toi ?
Ne t’es-tu pas rendu coupable | de nombreux torts ? Oui, tes péchés sont innombrables.
Tu ne donnais pas d’eau | à un homme épuisé et, à qui avait faim, | tu refusais le pain.
Ne vois-tu donc pas ces ténèbres, toute cette eau qui te submerge ?
Dieu n’habite-t-il pas | tout là-haut dans le ciel ? Vois la voûte étoilée, | comme elle est élevée !
Les nuages le cachent | et il ne peut pas voir, tandis qu’il se promène | sur le pourtour du ciel. »
Mais, si je vais à l’est, | il n’y est pas, si je vais à l’ouest, | je ne l’aperçois pas.
Ou est-il occupé au nord ? | Je ne peux pas l’atteindre. Se cache-t-il au sud ? | Jamais je ne le vois.
Car j’ai toujours suivi | la trace de ses pas. J’ai marché sur la voie | qu’il a prescrite, | je n’en ai pas dévié.
Je ne me suis pas écarté, | de ses commandements. J’ai fait plier ma volonté | pour obéir à ses paroles.
Car ce ne sont pas les ténèbres | qui me réduisent au silence et pourtant devant moi, | l’obscurité recouvre tout.
Pourquoi le Tout-Puissant | n’a-t-il pas réservé des temps | pour exercer son jugement ? Et pourquoi ceux qui le connaissent | ne voient-ils pas les jours | de son intervention ?
L’averse des montagnes | les laisse tout transis et, n’ayant pas d’abris, | ils doivent se serrer | tout contre le rocher.
On entend dans la ville | les gens se lamenter et les blessés se plaignent. Mais Dieu ne prend pas garde | à ces atrocités !
Oui le méchant est emporté, | léger sur la face de l’eau ! Et il n’a sur la terre | qu’un domaine maudit, il ne prend pas | le chemin de ses vignes.
Ces gens ont exploité | la femme sans enfant, et n’ont pas été bons | envers la veuve...