Job 4.6
La crainte que tu as de Dieu n’est-elle pas | la source de ton assurance ? Et ton intégrité | n’est-elle pas ton espérance ?
Bible
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La crainte que tu as de Dieu n’est-elle pas | la source de ton assurance ? Et ton intégrité | n’est-elle pas ton espérance ?
Le malheur, en effet, | ne sort pas de la terre et la misère | ne germe pas du sol,
Ah ! certes, bienheureux | celui que Dieu corrige, qui n’a pas de mépris | pour les leçons du Tout-Puissant.
Tu seras à l’abri | du fouet de la langue et tu ne craindras pas | le désastre à venir.
Tu pourras te moquer | de la dévastation | comme de la disette, et tu n’auras pas peur | des animaux sauvages.
Revenez en arrière, | ne soyez pas perfides. Oui, revenez encore, | car c’est mon innocence | qui est en cause.
Je suis plein de dégoût ! | Je ne durerai pas toujours. Laisse-moi donc tranquille : | ma vie est si fragile.
Quand détourneras-tu | enfin tes yeux de moi ? Ne lâcheras-tu pas | un instant ton étreinte, | ne fût-ce que le temps | d’avaler ma salive ?
Pourquoi ne veux-tu pas | pardonner mon offense et ne passes-tu pas | sur mon iniquité ? Bientôt j’irai dormir | au sein de la poussière et tu me chercheras, | mais je ne serai plus.
si tu es sans reproche, | si tu es droit, il ne tardera pas | à s’occuper de toi, et il rétablira | pleinement ta justice.
Il prend appui sur sa maison | mais elle ne résiste pas, il se cramponne à elle | mais elle ne tient pas debout.
Il ordonne au soleil | de ne pas se lever, et met sous scellés les étoiles.
S’il passait près de moi, | je ne le verrais pas, puis il s’éloignerait, | je ne m’en apercevrais pas.
Dieu ne retient pas sa colère. Et devant lui s’effondrent | tous les appuis de l’orgueilleux.
Si même, à mon appel, | il daignait me répondre, je ne pourrais quand même | pas croire qu’il m’écoute,
Il ne me permet pas | de reprendre mon souffle, tant il me rassasie de fiel.
Quand il livre un pays | au pouvoir des méchants, il en aveugle tous les juges. Et si ce n’est pas lui, | alors, qui est-ce donc ?
je redoute tous mes tourments car je sais bien | que tu ne me traiteras pas | en innocent.
Car il n’est pas | un homme comme moi, | pour que je lui réplique ou pour que nous comparaissions | ensemble au tribunal.
Il n’y a pas d’arbitre | pouvant s’interposer et trancher entre nous,
Alors je parlerai | sans avoir peur de lui. Mais ce n’est pas le cas, | je suis tout seul avec moi-même !
Et je veux dire à Dieu : | Ne me traite pas en coupable, fais-moi savoir pourquoi | tu me prends à partie.
Pourtant tu le sais bien, | je ne suis pas coupable, et il n’y a personne | pour me délivrer de ta main !
Ne répondra-t-on pas | à ce flot de paroles ? Suffit-il de parler | pour que l’on ait raison ?