Job 13.7
Est-ce en faveur de Dieu | que vous proférez des propos injustes, et est-ce pour le soutenir | que vous dites des faussetés ?
Bible
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Est-ce en faveur de Dieu | que vous proférez des propos injustes, et est-ce pour le soutenir | que vous dites des faussetés ?
Allez-vous vous montrer | partiaux en sa faveur ? Prétendez-vous ainsi | défendre la cause de Dieu ?
Si seulement, ô Dieu, | tu voulais me tenir caché | dans le séjour des morts, m’y abriter | jusqu’au jour où, enfin, | ta colère sera passée ! Si seulement tu me fixais | un terme après lequel | tu penserais à moi !
Eliphaz de Témân prit la parole et dit :
Voilà que toi, | tu réduis à néant | la crainte due à Dieu, et tu rends inutile | toute réflexion devant Dieu.
Aurais-tu entendu | ce qui s’est dit | dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué | pour toi seul la sagesse ?
Tiens-tu pour peu de chose | le réconfort que Dieu t’apporte et les paroles modérées | qui te sont adressées ?
Comment peux-tu oser | t’irriter contre Dieu, et laisser échapper | tous ces propos ?
Or, même à ses saints anges | Dieu ne fait pas confiance, le ciel n’est pas pur à ses yeux.
parce que, contre Dieu | il a levé le poing, et qu’il s’est élevé | contre le Tout-Puissant.
Il ne pourra | échapper aux ténèbres. La flamme rendra secs | tous ses rameaux, et il sera chassé | par le souffle de Dieu.
Alors Job prit la parole et dit :
Oui, à l’heure présente, | Dieu m’a poussé à bout, oui, tu as ravagé | toute ma maisonnée.
Dans sa colère, | Dieu me déchire | et il s’attaque à moi, il grince des dents contre moi. Mon adversaire | me transperce de ses regards.
Dieu m’a livré | au pouvoir des injustes, il m’a jeté en proie | à des méchants.
Mes amis se moquent de moi : les yeux baignés de larmes, | je me tourne vers Dieu.
Qu’il prenne la défense | d’un homme devant Dieu, et qu’il arbitre | entre l’homme et son compagnon.
Oui, Dieu a fait de moi | celui dont tous se moquent ; on me crache au visage.
Bildad de Shouah prit la parole et dit :
Voilà ce qui attend | les maisons de l’injuste, et tel est le destin | de qui ignore Dieu.
Et Job prit la parole et dit :
sachez bien que c’est Dieu | qui a violé mon droit et qui, autour de moi, | a tendu ses filets.
Ayez pitié de moi, | ayez pitié de moi, | vous, du moins, mes amis ! Car, la main de Dieu m’a frappé.
Pourquoi vous acharner | sur moi, tout comme Dieu ? N’en avez-vous donc pas assez | de me persécuter ?