1 Samuel 21.5
Le prêtre lui répondit : Je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, mais seulement des pains consacrés. Tu peux les prendre pour tes hommes s’ils n’ont pas eu de relations sexuelles récemment.
Bible
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Le prêtre lui répondit : Je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, mais seulement des pains consacrés. Tu peux les prendre pour tes hommes s’ils n’ont pas eu de relations sexuelles récemment.
Alors le prêtre lui remit des pains consacrés, car il n’en avait pas d’autres sous la main. C’étaient des pains qui avaient été exposés devant l’Eternel et qui venaient d’être retirés de la table de l’Eternel pour être remplacés par du pain frais.
Or, ce même jour, un haut fonctionnaire de Saül se trouvait là pour accomplir un devoir religieux devant l’Eternel. Il s’appelait Doëg l’Edomite. C’était le chef des bergers de Saül.
Alors il fit semblant devant eux d’avoir perdu la raison : il se comportait de manière extravagante et faisait des marques sur les battants des portes et laissait la bave couler sur sa barbe.
Est-ce que je n’ai pas assez de fous ici que vous m’ameniez encore celui-là pour se livrer à des extravagances devant moi ? Il n’est pas question qu’il mette les pieds dans ma maison !
Et tous les gens qui étaient dans la détresse, tous ceux qui avaient des dettes et tous les mécontents se rallièrent à lui, et il devint leur chef. Il y eut ainsi quelque quatre cents hommes qui se regroupèrent autour de lui.
Saül leur dit : Ecoutez bien, hommes de Benjamin : croyez-vous que le fils d’Isaï donnera à chacun de vous des champs et des vignes ? Est-ce qu’il fera de vous tous des chefs de « milliers » et de « centaines » ?
Alors pourquoi avez-vous tous comploté contre moi de sorte que personne ne m’a averti que mon fils a conclu un pacte avec le fils d’Isaï. Aucun de vous ne se soucie de moi et personne ne m’a prévenu que mon fils a dressé mon serviteur contre moi pour me tendre des pièges, comme cela apparaît aujourd’hui.
Doëg l’Edomite, qui était à la tête des fonctionnaires de Saül, répondit : J’ai vu le fils d’Isaï arriver à Nob, chez Ahimélek, le fils d’Ahitoub.
Celui-ci a consulté l’Eternel pour lui et lui a fourni des vivres. Il lui a aussi remis l’épée de Goliath le Philistin.
– Pourquoi avez-vous comploté contre moi, toi et le fils d’Isaï ? lui dit Saül. Tu lui as donné du pain et une épée, et tu as consulté Dieu pour lui, pour qu’il se révolte contre moi et me tende des pièges, comme c’est le cas aujourd’hui.
Saül fit aussi massacrer par l’épée tous les autres habitants de Nob, la ville des prêtres ; tous y passèrent : hommes, femmes, enfants, nourrissons, bœufs, ânes, brebis.
Mais les hommes de David répondirent : Déjà ici, dans le territoire de Juda, nous vivons constamment dans la crainte, qu’est-ce que ce sera si nous allons à Qeïla nous battre contre les bataillons des Philistins ?
On fit savoir à Saül que David était allé à Qeïla ; alors il s’écria : Dieu l’a livré en mon pouvoir, car il s’est lui-même enfermé dans un piège en entrant dans une ville qui a des portes et des verrous.
David gagna la région désertique de Ziph et s’installa dans des refuges escarpés de la montagne. Saül le cherchait jour après jour ; mais Dieu ne le fit pas tomber entre ses mains.
Quelques hommes de Ziph allèrent trouver Saül à Guibéa pour lui dire : Sais-tu que David se tient caché dans notre région dans des refuges escarpés à Horsha, dans les collines de Hakila au sud des steppes ?
Repérez toutes ses cachettes, et revenez me voir avec des informations sûres ; alors j’irai avec vous, et s’il est dans le pays, je fouillerai au besoin chaque recoin du territoire de Juda pour le chercher.
Les gens de Ziph quittèrent Saül et repartirent chez eux, précédant le roi. David et ses hommes se trouvaient au désert de Maôn, dans la plaine qui se trouve au sud des steppes.
Saül marchait sur l’un des flancs de la montagne, tandis que David et ses hommes s’enfuyaient sur le flanc opposé. David précipitait sa marche pour échapper à Saül. Mais déjà le roi et ses hommes les cernaient et allaient les capturer.
Aussitôt Saül cessa de poursuivre David pour aller affronter les Philistins. C’est pourquoi on a appelé cet endroit le Rocher des Séparations.
Alors le roi rassembla trois « milliers » d’hommes d’élite, choisis dans tout Israël, et il se mit à la recherche de David et de ses compagnons jusqu’en face du Rocher des Bouquetins.
En passant près des parcs à moutons en bordure du chemin, il vit une grotte et y entra pour satisfaire un besoin naturel. Or David et ses hommes se tenaient précisément au fond de cette grotte.
Dès qu’il l’eut fait, son cœur se mit à battre très fort parce qu’il avait coupé un pan du manteau de Saül.
A Maôn vivait un homme très riche qui avait des propriétés dans le village de Karmel. Il possédait trois mille moutons et mille chèvres. A cette époque, il se trouvait à Karmel pour la tonte de ses moutons.