Juges 6.15
Mais Gédéon répliqua : De grâce, mon Seigneur ! Avec quoi pourrais-je délivrer Israël ? Ma famille est peu importante dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus jeune des fils de mon père.
Bible
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Mais Gédéon répliqua : De grâce, mon Seigneur ! Avec quoi pourrais-je délivrer Israël ? Ma famille est peu importante dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus jeune des fils de mon père.
Gédéon rentra chez lui, apprêta un jeune chevreau et prépara des pains sans levain avec trente kilos de farine. Il mit la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, puis il apporta le tout à l’ange de Dieu qui se tenait sous le chêne et le lui offrit.
Gédéon prit dix hommes parmi ses serviteurs et fit ce que l’Eternel lui avait demandé, mais comme il n’osait pas agir en plein jour par crainte de sa famille et des habitants du village, il opéra de nuit.
Gédéon envoya des messagers dans tout le territoire de Manassé. Là aussi, les hommes se rassemblèrent pour marcher avec lui. Il envoya de même des messagers dans les tribus d’Aser, de Zabulon et de Nephtali, et tous vinrent le rejoindre.
Le lendemain matin, Yeroubbaal, c’est-à-dire Gédéon, se mit en route avec toutes ses troupes et ils établirent leur camp près de Eyn-Harod. L’armée des Madianites était campée plus au nord dans la vallée qui s’étend au pied de la colline de Moré.
L’Eternel dit à Gédéon : C’est avec ces trois cents hommes qui ont lapé l’eau dans leurs mains que je vous délivrerai des Madianites en vous donnant la victoire sur eux. Que tous les autres rentrent chez eux !
Les trois cents hommes reçurent les provisions et les cors des autres et Gédéon renvoya le gros des hommes d’Israël chez eux, en ne retenant que les trois cents hommes. Or, le camp des Madianites était en dessous du sien dans la vallée.
Les hommes d’Israël se rassemblèrent, ceux des tribus de Nephtali, d’Aser et de tout Manassé s’unirent et se lancèrent à la poursuite des Madianites.
Gédéon envoya des messagers dans toute la région montagneuse d’Ephraïm pour faire dire aux hommes de descendre afin de couper la retraite aux Madianites en occupant tous les points d’eau jusqu’à Beth-Bara et tous les gués le long du Jourdain. Tous les hommes d’Ephraïm se rassemblèrent et occupèrent les points d’eau jusqu’à Beth-Bara et les gués du Jourdain.
Arrivés à la ville de Soukkoth, Gédéon dit à ses habitants : Donnez, je vous prie, des miches de pain aux hommes qui m’accompagnent, car ils sont épuisés et je suis à la poursuite des deux rois madianites Zébah et Tsalmounna.
– Eh bien, riposta Gédéon, quand l’Eternel aura livré Zébah et Tsalmounna en mon pouvoir, je vous fouetterai avec des chardons et des épines du désert !
Or, Zébah et Tsalmounna s’étaient retranchés à Qarqor avec leur troupe qui comprenait quinze mille hommes. C’était tout ce qui leur restait de la grande armée des Bédouins de l’Orient. En effet, cent vingt mille soldats étaient déjà tombés.
Gédéon prit la route des caravanes de nomades à l’est de Nobah et de Yogbeha et attaqua le camp ennemi qui se croyait en sécurité.
Il mit la main sur un jeune homme de Soukkoth qu’il questionna et qui lui inscrivit les noms des soixante-dix-sept chefs et responsables de Soukkoth.
Après cela, les hommes d’Israël dirent à Gédéon : Règne sur nous, puisque tu nous as délivrés des Madianites. Ton fils, puis ton petit-fils te succéderont.
Puis il ajouta : J’aurais cependant une demande à vous faire : Donnez-moi chacun une boucle d’oreille en or prise sur votre butin. Les ennemis portaient, en effet, des boucles d’or, car ils étaient ismaélites.
Abimélek, l’un des fils de Yeroubbaal, se rendit à Sichem auprès de ses oncles maternels, et leur dit en présence de tout le groupe familial de sa mère :
Ses oncles allèrent répéter ses paroles à tous les notables de Sichem. Ceux-ci décidèrent de suivre son parti puisqu’il était l’un des leurs.
Ils lui donnèrent soixante-dix pièces d’argent prélevées dans le temple de Baal-Berith. Avec cet argent, Abimélek embaucha des vauriens et des aventuriers pour qu’ils le suivent.
Mais l’olivier répondit : « Devrais-je renoncer à produire mon huile, avec laquelle on honore Dieu et les hommes, pour aller me pavaner au-dessus des autres arbres ? »
Mais le figuier leur répondit : « Vais-je renoncer à produire des fruits exquis et sucrés pour aller me pavaner au-dessus des autres arbres ? »
Mais la vigne leur répondit : « Vais-je renoncer à produire mon vin qui réjouit Dieu et les hommes pour aller me pavaner au-dessus des autres arbres ? »
Mon père a combattu pour vous, il a risqué sa vie pour vous délivrer des Madianites.
Et vous, aujourd’hui vous vous êtes attaqués à sa famille, vous avez tué ses fils, soixante-dix hommes à la fois sur un même rocher, et vous avez établi roi de Sichem Abimélek, le fils de sa servante, parce qu’il est des vôtres.