Mais David insista : Je te jure pourtant qu’il en est bien ainsi. Seulement ton père sait très bien que je jouis de ta faveur. Il a dû se dire : « Il ne faut pas que Jonathan l’apprenne, il en serait trop affligé ! » Mais aussi vrai que l’Eternel est vivant, aussi vrai que tu es toi-même en vie, je ne suis qu’à deux doigts de la mort.
David lui répondit : Ecoute : demain c’est la fête de la nouvelle lune, je devrais normalement dîner à la table royale. Permets-moi de m’absenter ! Je me cacherai dans la campagne jusqu’à après-demain soir.
S’il répond : « C’est bien ! », alors moi, ton serviteur, je n’ai rien à craindre. Mais s’il se met en colère, tu sauras qu’il a résolu ma perte.
Puisque tu t’es lié à moi, ton serviteur, par un pacte d’amitié au nom de l’Eternel, agis envers moi avec bienveillance. Et si je suis coupable de quoi que ce soit, ce n’est pas la peine de me livrer à ton père : mets-moi toi-même à mort.
Jonathan reprit : Demain, c’est la fête de la nouvelle lune, on remarquera ton absence à table, car ta place restera vide.
puis j’enverrai mon jeune serviteur les chercher. Si je lui crie : « Regarde, les flèches sont derrière toi, reviens les ramasser ! » alors tu peux revenir, car tout va bien pour toi. Aussi vrai que l’Eternel est vivant, tu n’auras rien à craindre.
Saül ne fit aucune remarque ce jour-là. Il pensait qu’il avait dû contracter accidentellement quelque impureté rituelle. ?Certainement il n’est pas pur, se disait-il.
Mais le second jour de la nouvelle lune, comme la place de David restait encore inoccupée, Saül demanda à son fils Jonathan : Pourquoi le fils d’Isaï n’est-il pas venu au repas ni hier, ni aujourd’hui ?
Il m’a dit : « Laisse-moi partir, je te prie, car nous devons célébrer un sacrifice de famille à la ville, et mon frère m’a ordonné d’y assister. Veuille donc m’accorder la faveur de pouvoir m’absenter pour voir mes frères. » C’est pour cela qu’il n’est pas venu à la table du roi.
Aussi longtemps que le fils d’Isaï sera en vie, tu ne pourras pas t’imposer ni établir ta royauté. C’est pourquoi, fais-le chercher et ordonne qu’on me l’amène sans retard, car il mérite la mort.
Quand le serviteur s’approcha de l’endroit où la flèche s’était plantée, Jonathan lui cria : La flèche n’est-elle pas plus loin que toi ?
– Le roi m’a chargé d’une mission, lui répondit David, et il m’a dit : « Que personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et de l’ordre que je t’ai donné. » C’est pourquoi j’ai donné rendez-vous à mes hommes à un certain endroit.
David répondit au prêtre : Ils n’en ont certainement pas eues, tout comme par le passé quand je suis parti en campagne. Si l’équipement de mes hommes est consacré pour une expédition profane, à plus forte raison aujourd’hui sont-ils tous consacrés avec leur équipement.
Le prêtre répondit : Il y a l’épée de Goliath, le Philistin que tu as vaincu dans la vallée du Chêne. La voilà, enveloppée dans un drap derrière l’éphod. Si tu veux, tu peux la prendre, car c’est la seule arme que nous ayons ici. ?Oui, donne-la moi, dit David, elle est sans pareille.
Les hauts fonctionnaires d’Akish dirent au roi : N’est-ce pas David, le roi du pays ? N’est-ce pas celui pour qui l’on chantait en dansant : « Saül a vaincu ses milliers et David ses dizaines de milliers » ?
Akish dit à ses familiers : Vous voyez bien que cet homme est fou. Pourquoi me l’avez-vous amené ?
Est-ce que je n’ai pas assez de fous ici que vous m’ameniez encore celui-là pour se livrer à des extravagances devant moi ? Il n’est pas question qu’il mette les pieds dans ma maison !
Saül leur dit : Ecoutez bien, hommes de Benjamin : croyez-vous que le fils d’Isaï donnera à chacun de vous des champs et des vignes ? Est-ce qu’il fera de vous tous des chefs de « milliers » et de « centaines » ?
– Pourquoi avez-vous comploté contre moi, toi et le fils d’Isaï ? lui dit Saül. Tu lui as donné du pain et une épée, et tu as consulté Dieu pour lui, pour qu’il se révolte contre moi et me tende des pièges, comme c’est le cas aujourd’hui.
Ahimélek répondit au roi en disant : Y a-t-il parmi tous tes fonctionnaires quelqu’un d’aussi fidèle que David ? De plus, c’est le gendre du roi. Et n’est-il pas le chef de ta garde personnelle ? N’est-il pas hautement honoré à la cour royale ?
Le roi dit : Ahimélek, tu mourras, toi et tout ton groupe familial, c’est décidé.
David s’exclama : Je m’étais bien douté, l’autre jour, que Doëg l’Edomite, qui était aussi à Nob, ne manquerait pas d’informer Saül de tout ce qui s’est passé. C’est donc moi qui suis la cause de la mort de toutes les personnes de ton groupe familial.
Mais les hommes de David répondirent : Déjà ici, dans le territoire de Juda, nous vivons constamment dans la crainte, qu’est-ce que ce sera si nous allons à Qeïla nous battre contre les bataillons des Philistins ?
On fit savoir à Saül que David était allé à Qeïla ; alors il s’écria : Dieu l’a livré en mon pouvoir, car il s’est lui-même enfermé dans un piège en entrant dans une ville qui a des portes et des verrous.