Par la suite, ils ont repris leur marche à travers le désert en contournant le pays d’Edom et celui de Moab. Ils sont arrivés à l’est du pays de Moab et ils ont établi leur camp de l’autre côté de l’Arnon, sans pénétrer dans le territoire de Moab dont l’Arnon constitue la frontière.
Cela fait trois cents ans qu’Israël est installé à Heshbôn et Aroër, et dans les villes qui en dépendent, ainsi que dans toutes les localités qui bordent l’Arnon. Pourquoi ne les leur avez-vous pas reprises pendant tout ce temps-là ?
Moi, je n’ai commis aucune faute contre toi, c’est toi qui agis mal en venant me faire la guerre. Que l’Eternel, le Juge, rende aujourd’hui son jugement entre les descendants d’Israël et ceux d’Ammon !
A la fin des deux mois, elle revint auprès de son père, et il accomplit envers sa fille, qui était vierge, le vœu qu’il avait fait. C’est là l’origine de la coutume qui s’établit en Israël :
Car tu vas être enceinte et tu mettras au monde un fils. Ce garçon sera consacré à Dieu dès le sein maternel : jamais il ne devra se couper les cheveux ou la barbe. C’est lui qui commencera à délivrer Israël des Philistins.
Elle courut aussitôt le lui annoncer : L’homme qui est venu l’autre jour se présenter à moi, m’est de nouveau apparu.
Immédiatement, Manoah se leva et suivit sa femme. Il se rendit auprès de l’homme, et lui demanda : Est-ce toi qui as parlé à cette femme ? ?Oui, c’est moi, lui répondit-il.
Il demanda à l’ange : Quel est ton nom ? Ainsi, quand ce que tu as annoncé se réalisera, nous pourrons t’honorer.
L’ange de l’Eternel répliqua : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux.
Ses parents lui répondirent : Est-ce qu’il n’y a pas de jeune fille dans ta tribu ou dans les autres tribus de notre peuple, pour que tu ailles chercher une épouse chez ces Philistins incirconcis ? Mais Samson dit à son père : C’est elle que je juge bon de prendre, va la demander pour moi !
Mais si vous ne pouvez pas me donner la solution, c’est vous qui me donnerez trente chemises et trente habits de rechange. ?Nous t’écoutons, lui répondirent-ils. Propose-nous ton énigme !
Alors il leur dit : De celui qui mange
vient ce que l’on mange, et ce qui est doux
est sorti du fort. Pendant trois jours, les jeunes gens ne réussirent pas à trouver la solution de la devinette.
Le quatrième jour, ils dirent à la femme de Samson : Enjôle ton mari pour qu’il te donne la réponse de la devinette, et viens nous la rapporter, sinon nous te brûlerons, toi et ta famille. Est-ce pour nous déposséder que vous nous avez invités ?
– J’étais persuadé, lui dit-il, que tu l’avais prise en haine, alors je l’ai donnée à ton garçon d’honneur. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus charmante qu’elle ? Prends-la donc à sa place.
Les Philistins demandèrent : Qui a fait cela ? On leur répondit : C’est Samson, le gendre d’un homme de Timna, parce que celui-ci lui a repris sa femme et l’a donnée à son garçon d’honneur. Alors les Philistins allèrent brûler vifs la femme et son père.
Samson leur dit : Puisque c’est ainsi que vous agissez, je n’aurai de cesse jusqu’à ce que je me sois vengé sur vous !
Les habitants de Juda demandèrent : Pourquoi êtes-vous venus nous attaquer ? Ils répondirent : C’est pour capturer Samson que nous sommes venus, afin de lui rendre le mal qu’il nous a fait.
C’est ainsi que Samson arriva à Léhi. Les Philistins accoururent en poussant des cris de triomphe. Alors l’Esprit de l’Eternel fondit sur lui et les cordes qui liaient ses bras se déchirèrent comme si c’étaient des fils de lin brûlés. Ses liens se désagrégèrent sur ses mains.
Comme il avait horriblement soif, il pria l’Eternel et dit : C’est toi qui as accordé cette grande victoire à ton serviteur. Me laisseras-tu maintenant mourir de soif et tomber entre les mains de ces incirconcis ?
Alors Dieu fendit le rocher creux qui se trouve à Léhi, et il en jaillit de l’eau. Samson but, il reprit ses esprits et se sentit revivre. C’est pourquoi on a nommé cette source Eyn-Haqqoré (la Source de celui qui prie) ; elle existe encore aujourd’hui à Léhi.
Les princes des Philistins s’assemblèrent pour offrir un sacrifice important à Dagôn leur dieu et pour se livrer aux réjouissances. Ils disaient : C’est notre Dieu
qui a livré
entre nos mains
notre ennemi : Samson.
Quand le peuple le vit, il loua son dieu en disant : C’est notre Dieu
qui a livré
entre nos mains
notre ennemi qui ravageait
notre pays et qui a fait
tant de victimes parmi nous.
Il déclara à sa mère : Tu te souviens qu’on t’a volé onze cents pièces d’argent et que tu as maudit le voleur en ma présence. Eh bien, c’est moi qui ai pris cet argent, il est chez moi. ?Que mon fils soit béni de l’Eternel ! lui dit sa mère.
Comme ils étaient tout près de la maison, ils remarquèrent l’accent du jeune lévite et allèrent le trouver pour lui demander : Qui t’a fait venir à cet endroit ? Qu’est-ce que tu fais là ? Pourquoi restes-tu ici ?