Beaucoup de malheurs et de grandes détresses s’abattront sur eux, alors ce cantique servira de témoin à charge contre eux. Car leurs descendants ne l’oublieront pas et ne cesseront pas de le chanter. Je connais, en effet, les dispositions de leur cœur dès à présent, avant même que je les fasse entrer dans le pays que je leur ai promis par serment.
Ce même jour, Moïse mit par écrit le cantique qui suit et l’apprit aux Israélites.
Maintenant, rassemblez autour de moi tous les responsables de vos tribus et vos responsables, je leur communiquerai les paroles de ce cantique et je prendrai le ciel et la terre à témoin contre eux.
Moïse transmit donc à toute l’assemblée d’Israël le cantique suivant dans sa totalité :
Mes instructions ruissellent
comme la pluie, et ma parole coule
ainsi que la rosée —comme une fine pluie
tombe sur la verdure ou comme des ondées sur l’herbe.
Quand le Très-Haut donna
un territoire aux peuples, quand il dissémina
les hommes sur la terre, en fixant les frontières
des diverses nations, il tint compte du nombre
des enfants d’Israël.
Il les fit chevaucher
les hauteurs du pays, et il les a nourris
des productions des champs. Il leur a fait goûter
le miel qui s’écoulait
dans le creux des rochers et l’huile qui jaillit
dans un sol rocailleux,
le lait des vaches
et des brebis, les viandes grasses des agneaux, des béliers du Basan
aussi bien que des boucs. Ils se sont régalés
du meilleur des froments, ils ont bu le vin rouge
extrait de bons raisins.
Ils ont sacrifié
à des démons
qui ne sont pas des dieux, à des divinités
qu’ils n’avaient pas connues, des dieux nouveaux venus, des dieux que vos ancêtres
n’avaient pas redoutés.
et il a déclaré :
« Je me détourne d’eux, je verrai bien alors
le sort qui les attend. Car ce sont des gens fourbes, des enfants infidèles.
Ils m’ont rendu jaloux
par ce qui n’est pas Dieu et ils m’ont irrité
par des divinités
qui ne sont pas des dieux. Eh bien, de mon côté,
je les rendrai jaloux
de ceux qui ne sont pas un peuple. Je les irriterai
par une nation folle.
Comme un feu, ma colère
s’enflamme, et elle brûle
jusqu’au fond de l’abîme, elle incendie la terre
avec tous ses produits, elle va embraser
les fondements des monts.
Ils seront consumés
par la famine,
dévorés par la fièvre et la peste mortelle, et j’enverrai encore
contre eux les crocs des fauves et les poisons brûlants
des serpents venimeux.
A l’extérieur des murs,
c’est l’épée qui les prive
de leurs enfants ; au-dedans, c’est l’effroi : jeune homme et jeune fille, nourrisson et vieillard
auront le même sort.
Je voulais tout d’abord
les réduire à néant et faire disparaître
jusqu’à leur souvenir
du milieu des humains.
Ils sont comme une vigne
transplantée de Sodome, ce sont des plantations
qui viennent de Gomorrhe. Ils ne font que produire
des raisins vénéneux, leurs grappes sont amères.
Leur vin est un venin
craché par des serpents, c’est un poison mortel
craché par des vipères.
Et ces dieux qui mangeaient
la graisse des victimes, et qui buvaient le vin
offert en libation ? A présent qu’ils se lèvent
et viennent vous aider ! Qu’ils soient votre refuge !
J’enivrerai mes flèches
du sang des adversaires, mon épée pourfendra
la chair de ses victimes et la tête des chefs
des peuples ennemis. Je verserai le sang
des blessés, des captifs. »
Moïse, accompagné d’Osée, fils de Noun, vint réciter tout le texte de ce cantique au peuple.
Oui, il aime des peuples, il prend soin de ceux qui lui
appartiennent. Les voici à tes pieds, recueillant tes paroles.
Et pour Joseph, il dit : L’Eternel bénit son pays par la rosée précieuse
qui vient du ciel et par les eaux profondes,
des nappes souterraines,
par les dons excellents
des montagnes anciennes et les meilleurs produits
des antiques coteaux,
Qu’il est majestueux,
son taureau premier-né. Ses cornes sont semblables
à celles des grands buffles, il en frappe les peuples jusqu’aux confins du monde. Voilà pour les myriades
descendant d’Ephraïm, voilà pour les « milliers »
issus de Manassé.