Et ils ramèneront, de chez tous les peuples, tous ceux qui sont vos frères sur des chevaux, des chars ou des chariots couverts, sur le dos des mulets ou sur des dromadaires jusqu’à Jérusalem, à ma montagne sainte, comme une offrande à l’Eternel : ce sera une offrande, dit l’Eternel, semblable à celles qu’apportent les Israélites, dans des récipients purifiés, au temple de l’Eternel.
Et même, parmi eux, j’en prendrai certains pour être des prêtres ou des lévites, dit l’Eternel.
Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.
Ce livre contient les paroles de Jérémie, fils de Hilqiya, l’un des prêtres, qui habitait à Anatoth, dans le territoire de Benjamin.
et sous le règne de Yehoyaqim, fils de Josias, roi de Juda, et jusqu’à la fin de la onzième année du règne de Sédécias, fils de Josias, roi de Juda, jusqu’à la déportation des habitants de Jérusalem au cinquième mois.
Car je vais appeler
tous les peuples des royaumes du Nord, l’Eternel le déclare. Ils viendront, et chacun
installera son trône devant les portes de Jérusalem, face à tous ses remparts, et à tous ceux
des villes de Juda.
Et moi dès aujourd’hui,
je fais de toi
comme une ville fortifiée, comme un pilier de fer
et un rempart de bronze
face à tout le pays : face aux rois de Juda,
à ses ministres, à ses prêtres et à son peuple.
Voici ce que dit l’Eternel : En quoi donc vos ancêtres
m’ont-ils trouvé en tort pour s’éloigner de moi, pour s’en aller après des dieux
qui ne sont que du vent et n’être plus eux-mêmes que du vent ?
Or, je vous ai conduits
vers un pays fertile pour en manger les fruits :
des produits excellents. Mais une fois arrivés là,
vous avez souillé ce pays et fait de mon domaine
un lieu abominable.
Les prêtres n’ont pas demandé :
« Où donc est l’Eternel ? » Les spécialistes de la Loi
ne me connaissent pas, les dirigeants du peuple
se sont révoltés contre moi. Et les prophètes même
proclament leurs messages
au nom du dieu Baal. Ils vont après des dieux
qui ne servent à rien.
Rendez-vous donc
dans les îles de Chypre,
et regardez ! Ou envoyez
des hommes à Qédar et qu’ils observent bien ! Voyez si jamais il arrive
une chose pareille :
Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné,
moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes,
des citernes fendues et qui ne retiennent pas l’eau.
Car ta méchanceté
entraînera ton châtiment, ton infidélité
fera venir ta punition. Sache et vois bien
combien il est mauvais,
combien il est amer de t’être détourné
de l’Eternel, ton Dieu, de ne plus avoir peur de moi. L’Eternel le déclare,
le Seigneur des armées célestes.
Quand tu te laverais
avec de la potasse et que tu emploierais
des quantités de soude, la tache de ta faute
resterait devant moi. C’est là ce que déclare
le Seigneur, l’Eternel.
Quoi donc, la jeune fille
oublierait-elle ses bijoux, ou la jeune mariée
sa ceinture tressée ? Or, mon peuple m’oublie depuis des jours sans nombre.
Oh ! comme tu sais bien rechercher tes amants ! Par ta conduite,
tu en remontrerais
à la pire des femmes !
Lève les yeux, regarde
les hauteurs du pays : y a-t-il un endroit
où tu ne te sois pas
livrée à l’inconduite ? Tu guettais tes amants, assise
sur le bord des chemins, comme le Bédouin guette ses victimes
dans le désert. Et tu as souillé le pays par tes prostitutions
et actes mauvais !
Par sa légèreté à se débaucher, Israël a souillé tout le pays, commettant l’adultère avec des idoles de bois et de pierre.
Mais reconnais ta faute : c’est contre l’Eternel ton Dieu que tu t’es révoltée et tu as prodigué
tes faveurs çà et là
à des dieux étrangers sous tous les arbres verts. Et tu ne m’as pas écouté, l’Eternel le déclare.
Là, je vous donnerai des bergers à ma convenance, ils vous dirigeront avec compétence et discernement.
Et moi, qui me disais : Je voudrais vous traiter
comme des fils ! J’aimerais vous donner
un pays de délices, le plus beau patrimoine
parmi ceux des nations. Je me disais aussi : Vous m’appellerez : « Père » et vous ne cesserez pas de me suivre.
Un cri se fait entendre
sur les lieux élevés : ce sont les pleurs
et les supplications
des gens du peuple d’Israël, car ils ont adopté
une conduite corrompue, ils ont oublié l’Eternel leur Dieu.
C’est pourquoi, revêtez
des habits de toile de sac, pleurez, lamentez-vous ! Car la colère ardente
de l’Eternel
ne se détourne pas de nous.
En ce temps-là,
on dira à ce peuple
et à Jérusalem : « Des hauteurs du désert,
arrive un vent torride, il vient en direction
des membres de mon peuple. Ce vent n’est destiné
ni à vanner le blé
ni à le nettoyer.