Les champs de Heshbôn dépérissent, les maîtres des nations
ont brisé tous les ceps
des vignes de Sibma qui s’étendaient
jusques à Yaezer et qui allaient se perdre
jusque dans le désert, et dont les rejetons
se répandaient au loin,
au-delà de la mer.
Les remparts d’Ephraïm
disparaîtront alors et il n’y aura plus
de royaume à Damas, le reste des Syriens
aura le même sort
que les Israélites, l’Eternel le déclare,
le Seigneur des armées célestes.
Il en sera
comme lorsqu’on recueille
les blés sur pied à la moisson et qu’on moissonne
par brassées les épis, oui, comme on glane les épis dans la vallée des Rephaïm.
Il restera un grappillage, comme après le gaulage
des fruits de l’olivier, ici deux, trois olives
tout en haut de la cime, et quatre ou cinq,
sur les meilleures branches. C’est là ce que déclare
l’Eternel, le Dieu d’Israël.
Car tu as oublié
le Dieu qui t’a sauvé et tu ne t’es pas souvenu
du rocher qui faisait ta force. Ainsi tu plantes
des jardins de délices
pour tes divinités, tu sèmes
des graines étrangères.
Oh ! Quel mugissement
de peuples innombrables
et qui mugissent comme mugit la mer ! Et quel grondement des nations semblable au grondement
des eaux impétueuses :
les nations font entendre
des grondements
pareils à ceux des grandes eaux. L’Eternel les menace
et elles fuient au loin. Elles sont dispersées
comme des brins de paille sur les collines par le vent, comme en un tourbillon
devant un ouragan.
Malheur à ce pays
où retentit
le bruissement des ailes, terre au-delà des fleuves
de l’Ethiopie,
toi qui envoies par mer
des émissaires dans des vaisseaux de jonc
sur la face des eaux ! Rapides messagers, allez vers la nation
à la taille élancée,
à la peau glabre. Oui, allez vers le peuple
que l’on redoute au loin, nation à la langue barbare et qui écrase tout, dont le pays
est sillonné de fleuves.
Vous qui peuplez le monde, habitants de la terre, regardez l’étendard
quand on va le dresser
au sommet des montagnes, et, quand le cor va sonner
écoutez bien !
Le tout sera abandonné aux oiseaux de proie des montagnes et aux bêtes sauvages : les vautours en feront
leur nid pendant l’été, et les bêtes sauvages
leur gîte d’hiver.
En ce temps-là,
le Seigneur des armées célestes
recevra des offrandes de la part de ce peuple
à la taille élancée,
à la peau glabre, de la part de ce peuple
que l’on redoute au loin, nation à la langue barbare
et qui écrase tout, dont le pays
est sillonné de fleuves, dans le lieu où réside
le Seigneur des armées célestes, au mont Sion.
Je livrerai l’Egypte
aux mains d’un maître dur, un roi puissant
dominera sur eux. L’Eternel le déclare,
le Seigneur des armées célestes.
L’eau croupira
à l’intérieur des bras du fleuve et les canaux d’Egypte
baisseront et s’assécheront ; les joncs et les roseaux s’étioleront ;
Les pêcheurs gémiront, tous ceux qui jettent l’hameçon
dans le Nil se lamenteront. Ceux qui étendent leurs filets sur la face des eaux
seront bien misérables.
Les princes de Tsoân ont perdu la raison, les sages qui conseillent
le pharaon d’Egypte forment un conseil d’insensés. Comment osez-vous dire
au pharaon : « Nous, nous sommes des disciples des sages,
des disciples des anciens rois » ?
Où sont-ils maintenant,
tes sages conseillers ? Qu’ils te déclarent donc
et te fassent savoir ce que le Seigneur des armées célestes a décrété contre l’Egypte.
En ce jour-là, les Egyptiens seront comme de faibles femmes : ils trembleront et s’épouvanteront quand l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, agitera la main contre eux.
Le pays de Juda sera cause d’effroi pour l’Egypte, qui tremblera à la simple mention de son nom devant elle, à cause du projet que l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, a formé contre elle.
En ce jour-là, il y aura dans le pays d’Egypte cinq villes où l’on parlera la langue des Hébreux et où l’on prêtera serment par l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. On appellera l’une d’elles : la Ville du Soleil.
Ils serviront de signe et de témoins pour l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, dans le pays d’Egypte. Et quand les Egyptiens crieront à l’Eternel à cause de leurs oppresseurs, il leur enverra un libérateur qui prendra leur parti et les délivrera.
L’Eternel se fera connaître au pays de l’Egypte et, ce jour-là, les Egyptiens connaîtront l’Eternel. Ils lui rendront un culte avec des sacrifices et des offrandes, et ils feront des vœux à l’Eternel et s’en acquitteront.
En ce jour-là, il y aura une route allant d’Egypte en Assyrie. Les Assyriens se rendront en Egypte, les Egyptiens en Assyrie ; des Egyptiens et des Assyriens rendront leur culte ensemble.
Et l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, les bénira, disant : Bénie soit l’Egypte, mon peuple, bénie soit l’Assyrie, mon œuvre, et Israël, qui m’appartient.