Cantique des cantiques 4.4
Ton cou ressemble à la tour du roi David, bâtie comme un arsenal : mille rondaches y sont pendues, tous les pavois des héros.
Bible
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Ton cou ressemble à la tour du roi David, bâtie comme un arsenal : mille rondaches y sont pendues, tous les pavois des héros.
Tu chamboules mon cœur, ô toi, ma sœur, ma mariée, tu chamboules mon cœur par un seul regard jeté par tes yeux, par un seul des joyaux de tes colliers.
Tu es la source des jardins, un puits d’eaux vives, et d’eaux ruisselant du Liban.
« Je m’étais endormie, pourtant mon cœur veillait. J’entends mon bien-aimé frapper : “Ma sœur, mon amie, ouvre-moi, toi, ma colombe, toi, ma parfaite, car j’ai la tête couverte de rosée. Mes boucles sont trempées des gouttes de la nuit.”
Les gardes m’ont trouvée ceux qui font le tour de la ville, ils m’ont frappée et ils m’ont maltraitée. Ils m’ont arraché ma mantille, les gardes des remparts.
Ses yeux sont des colombes sur le bord des cours d’eau, ils baignent dans du lait reposant sur des coupes pleines dans un chaton de bague.
Ses joues ressemblent à un parterre d’aromates exhalant leurs parfums. Ses lèvres sont des lis distillant de la myrrhe, de la myrrhe onctueuse,
et ses mains, des bracelets d’or incrustés de topazes. Son corps est d’ivoire poli émaillé de saphirs.
Ses jambes sont semblables à des piliers de marbre sur des socles d’or pur. Son aspect est pareil à celui du Liban et d’une beauté sans égale, comme les cèdres.
« Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, vers ses parterres d’aromates, afin de paître dans les jardins et d’y cueillir des lis.
« Que tu es belle, ô mon amie, comme Tirtsa. Tu es superbe comme Jérusalem, et redoutable comme des soldats rangés sous leur bannière.
Et tes tempes ressemblent à des moitiés de grenades dessous ton voile.
« Qui donc est celle qui apparaît comme l’aurore et qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil et redoutable comme des soldats rangés sous leur bannière ? »
« Je venais de descendre au jardin des noyers pour regarder les pousses dans le vallon et pour voir si la vigne avait déjà fleuri, et si les grenadiers étaient déjà en fleurs.
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée, poussée par mon désir, au beau milieu des chars des hommes de mon prince. »
« Reviens, reviens, ô Sulamite ! Reviens, reviens, que nous puissions te contempler. » « Pourquoi regardez-vous la Sulamite comme on regarde la danse des deux camps ? »
Ta tête, sur ton corps, est comme le Carmel et tes cheveux ont des reflets de pourpre. Un roi est enchaîné dans leurs ondulations. »
Alors j’ai dit : “Ah, je vais monter au palmier, j’en saisirai les fruits.” Que tes seins soient pour moi des grappes de raisin ! Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
Viens donc, mon bien-aimé, sortons dans la campagne. Nous passerons la nuit au milieu des hameaux,
et nous nous lèverons au matin, de bonne heure, pour aller dans les vignes, pour voir si elles sont en fleur et si leurs bourgeons sont ouverts, si déjà sont sorties les fleurs des grenadiers. Là-bas, je te ferai le don de mon amour.
Les mandragores exhalent leur parfum. Nous avons, à nos portes, des fruits exquis de toutes sortes, des nouveaux comme des anciens. Pour toi, mon bien-aimé, je les ai réservés.
Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. L’amour est fort comme la mort, et la passion est inflexible comme le séjour des défunts. Les flammes de l’amour sont des flammes ardentes, une flamme venant de l’Eternel.
Même de grosses eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves puissants ne l’emporteront pas. L’homme qui offrirait tous les biens qu’il possède pour acheter l’amour n’obtiendrait que mépris. »
« Si elle est un rempart, nous bâtirons sur elle des créneaux en argent. Si elle est une porte, nous, nous la bloquerons d’un madrier de cèdre.